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 Dédoublements; Drago.

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Cheyenne A. Stevens

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MessageSujet: Dédoublements; Drago.   Dim 23 Aoû - 16:12


Dédoublements
*

Douce et tendre désillusion qui, toujours, saura te tenir éveillée...


    Depuis combien de temps le tocsin sonne-t-il ? Je ne saurais le dire. Le hurlement opiniâtre de l’alarme n’est plus qu’un bruit de fond spasmodique étouffé par le vacarme de mes pensées. Seul l’écho de mes pas précipités me permet de mesurer mon avancée laborieuse, véritable épopée tragique durant laquelle je crois reconnaître les prémisses de ma folie. Une foulée, suivie d’une autre ; encore, plus vite, toujours plus vite ; la fuite n’est pas le fruit d’un dilemme, elle est devenue une nécessité. Alors j’oublie mes muscles brûlant et endoloris ; j’ignore la souffrance lancinante qui secoue mes tempes ; et j’avance. Difficilement ceci dit… Je goûte au sol, encore une fois. L’équilibre précaire que me procure mon vêtement assure insidieusement à mes poursuivants un atout indéniable. Par terre ; j’entends leurs pas, leurs cœurs battant la chamade et leurs esprits maladroits émettre des hypothèses quant à ma destination future. Mais ils ne se doutent pas un seul instant que j’ai abandonné toute raison entre les murs de ma cellule capitonnée, dans cette prison immaculée dépourvue de fenêtre.

    Alors je me relève ; encore ; couvrant le chant des sirènes de mes respirations saccadées. Je n’ai pas peur ; non ; pas le moins du monde. Pour cela, je devrais avoir quelque chose à perdre ; quelqu’un à aimer ; et je suis vraisemblablement très loin de posséder l’un, comme l’autre. Je reprends donc ma course folle. Un choc. Une lutte contre l’apesanteur. Et cette douleur qui irradie chaque parcelle de ma peau trop pâle. Quel est donc cet obstacle inattendu ; ce mur soudain dressé entre moi et mon hypothétique liberté ? Hébétée, je relève la tête ; dressant le portrait impossible de celle que je croyais entre les mains habiles de mon ennemie. Son regard vacille alors sur ma poitrine. Instinctivement, mes yeux suivent le chemin qui leur a été tracé ; percutant ainsi une anormale protubérance. La lame parsemée de vermeil contraste avec la blancheur de la camisole ; entachant l’éclat parfait de ce scaphandre qui ; semblerait-il ; toujours restera le mien. Mes liens entamés par le coup porté cèdent sous le poids de mes bras morts. Le sol se rapproche si vite. Trop vite. J’ai perdu ; échoué durant cette joute mortelle de laquelle on ne retiendra que le grand vainqueur. Alors une larme perle sur ma joue ; creusant des sillons dans cette chair mourante. La douleur s'essouffle ; grande perdante de ce duel contre l’affliction et la résignation.

    L’alarme se tait enfin ; le froid s’estompe ; ma vue se noie sous le poids mon échec. Seule sa fragrance persiste, délicieux mélange aux milles et une déclinaisons. Et puis, tout disparaît ; le miel, le lilas, le jasmin ; jusqu’au gout amer de mes larmes.


      JACK : - Sale petite garce ! Tes sombres désillusions ne font que malmener mon sommeil; elles ne te seront d'aucune utilité dans ta course désespérée à la miséricorde !

    Trop fort; j'avais sans doute exprimé ma colère avec trop de véhémence. Fort heureusement, j'étais seule; à demi endormie face à la cheminé. Dans l'âtre, les flammes dansantes léchaient insidieusement les bûches. Leurs crépitements avaient ce don fantastique de me porter dans les bras de Morphée. Moi, pas elle. Si seulement j'avais été en mesure de la faire taire, elle et ses divagations pitoyables et infructueuses ! Qu'espérait-elle ? Me rendre folle en me privant de tout repos ? Quelle sotte... Folle, je l'étais déjà depuis si longtemps...

      JACK : - Tes petites manigances ne servent à rien, si ce n'est à me mettre les nerfs à fleur de peau. Et tu sais tout comme moi que cette situation est plus que précaire; n'est ce pas, Cheyenne ?

    Je venais de marquer un point; encore un. Nous jouions à ce jeu infernal depuis si longtemps que j'avais arrêté de compter, je m'étais proclamée vainqueur par forfait; mon adversaire n'étant vraisemblablement pas en mesure de m'atteindre autrement que par des mièvreries absurdes et sans teneur. Elle avait perdu, et elle en était consciente. Cependant, je devais lui reconnaitre un instinct de survie que beaucoup auraient pu lui envier; si ce n'était moi, bien entendu. Je la sentais s'agiter, fulminer contre cette assurance qui baignait le ton de mes pensées. L'orgueil, toujours l'orgueil; elle n'avait que ce mot là en tête. Mais ce n'était en rien de l'orgueil ! C'était plutôt de la... Fatalité.

    J'appréciais le calme qui régnait depuis peu; en effet, il semblait que ma douce et tendre moitié ait fait vœu de silence depuis la mort tragique de cette jeune psychiatre. Un accident avait titré la Gazette, ce qui avait bien évidemment eu le don de m'entrainer dans une crise d'hilarité sans précédent, au grand damne de Cheyenne. La tour était agréablement vide; seuls quelques noctambules interrompaient de temps à autre les ronflements spasmodiques des bleu et argent. Diverses fragrances me chatouillaient les narines, toutefois, elles s'avéraient trop peu attractives pour que je prenne la peine de les identifier. Un frisson me parcourut l'échine; lancinant. Il s'attarda dans ma nuque avant de courir sur mes bras nus. Cheyenne tressaillit; elle n'était toujours pas habituée à cette sensibilité accrue.

    D'un bond, je quittai la chaleur de ma couche; fuyant la lumière des flammes au profit de l'ombre glaciale des pierres humides. Mes doigts glissèrent lentement contre la paroi rocailleuse; traçant une venelle invisible le long des murs de ma prison magique. Je rêvais de grandeur; je rêvais de liberté. Et pourtant, je n'étais décemment pas en possession de l'une, comme de l'autre. Alors, un pas après l'autre, je dessinai une aventure; tentante et délicieuse; qui allait sans aucun doute me conduire aux abords de la forêt interdite...
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Drago Malefoy

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MessageSujet: Re: Dédoublements; Drago.   Lun 24 Aoû - 13:06

Pathétique scènette à ses yeux. Drago s'emmerdait profondément. Adossé contre un des plus rustique meuble de son salon, les coudes appuyés sur la surface polie, il n'avait jamais été si peu intéressé par ce qu'il se passait autour de lui. Sous son regard flegmatique se disputaient avec ardeur son père et sa tante Bellatrix. On lui demandait d'y prendre part ; il refusa catégoriquement. Parfois, il avait l'impression d'avoir affaire à des gamins. Le sujet de la dispute était, de plus, récurrent. On en revenait encore à la bévue du ministère qui remontait à des années à présent. Une histoire de jalousie, histoire de rabaisser l'autre... Et si Drago détestait voir sa tante s'en prendre à son père, il reconnaissait qu'il n'avait pas été habile. Elle non plus d'ailleurs. Mais mieux valait ne contrarier ni l'un, ni l'autre. Aussi décida t-il de s'eclipser dans le plus grand silence et la plus grande discrétion. Il en avait assez, plus qu'assez, de l'ambiance qui régnait dans le manoir familiale. Il n'avait même plus me sentiment d'être chez lui. Même la tour au sommet de laquelle se trouvait sa propre chambre lui paraissait étrangère. Il détestait ce milieu, les allées et venues de ces hommes et ses femmes douteux, les hurlements perpétuels dans ses caves, le sang sur les murs des pièces dans lesquelles avaient été torturés des dizaines de personnes. Il ne se sentait plus chez lui. Et c'est ainsi que l'idée germa dans son esprit. Il y avait un endroit dans lequel il avait vécu sept ans et qui se trouvait toujours être sa maison en quelque sorte. Il n'avait certes, pas tous les droits pour se trouver la bas, mais son mentor et ex professeur de potion était aujourd'hui directeur et si les mangemorts étaient mal perçus, ils avaient acquis sur les autres sorciers, tous les droits.

Tout en ruminant ses pensées sombres, il descendait l'allée de gravier bordée d'ifs, les ombres de la nuit le submergeant de sorte à le rendre invisible. Lorsqu'il franchit les grilles du portail, il ne se retourna pas vers la sombre demeure qui se trouvait être la sienne et dans laquelle, il le savait, la querelle avait du prendre un peu plus d'importance. En transplanant, il se retrouva bien vite dans la cabane hurlante. Une petite visite surprise s'imposait à Rogue. C'est pourquoi, il ne prendrait pas la peine de l'informer de son arrivée. Il entreprit de trouver le passage dont lui avait parlé son père et se retrouva bien vite dans l'etroit et bas de plafond passage qui conduisait au parc de l'école. Lorsqu'il émergea de là, une demi heure plus tard, la nuit s'était couverte, on ne distingait plus la moindre étoile et il faisait si sombre que Drago avait du mal à distinguer le tron de l'arbre. Il parvint pourtant à faire léviter une branche et l'appuyer contre ce dernier afin de passer en toute sécurité. Puis, il entreprit de remonter en direction du château, lorsqu'un mouvement discret attira son attention. Il avait beau être très tard, quelques rares fenêtres étaient éclairées et l'une d'elle projetait sur l'herbe une lueur fantomatique qu'un individu traversa en l'espace de quelques maigres secondes. Impossible de dire de qui il s'agissait de cet endroit, bien que Drago fut à peut près certain qu'il s'agisse d'un élève.

Un sourire pervers se dessina sur ses lèvres. Il venait de changer d'avis et repousser sa visite à Rogue d'un certain temps. Il mourrait d'envie de savoir qui sortait imprudemment dans le parc à cette heure ci. Et avec une certaine jubilation malsaine, il se disait que s'il tombait sur un élève qu'il ne portait pas dans son cœur, ou bien un fils de traitre, il pourrait même s'adonner à une sacrée partie de plaisir et jouer les tourmenteurs pour la nuit. Il se dirigea donc dans le noir vers la lisière de la forêt et s'enfonça dans celle ci. Bien que la personne qu'il traquait semblait vouloir se montrer le plus discrète possible, il parvint tout de même à entendre des bruissements et se caller sur sa trajectoire. Il parvenait de temps à autre à distinguer dans ce noir complet une vague silhouette. S'empressant de vouloir découvrir de qui il s'agissait, Drago prenait moins de temps à se concentrer sur sa discrétion et, bientôt, une branche émit un horrible craquement sous son pied. Il s'arrêta et se raidit tandis que sa proie s'arrêtait et faisait volte face. L'ex serpentard ne fit ni une, ni deux et s'empressa de désarmer sa future victime, bénéficiant de la surprise de cette dernière. Il constata avec satisfaction qu'il avait réussit son coup et alluma ensuite sa baguette pour identifier et se délécter de la vue de la personne qu'il venait de coincé lâchement dans cet endroit effrayant. Quelle ne fut pas sa surprise alors... il faillit en lacher sa baguette.

    « Tiens donc ! Cheyenne ! Besoin d'un retour aux sources ? Ces changements ont eu quelque chose de positif... par le passé j'aurais pu croire que tu avais peur du noir. Tu ne va pas me manger au moins ? » Demanda t-il avec un sourire sarcastique.
Il avança de quelques pas, afin de se retrouver le plus près d'elle possible et passa doucement le bout de sa baguette sous son menton, la défiant du regard. La pleine lune était loin derrière eux, aucun risque ce soir. Drago l'avait pleinement pour lui tout seul et il allait pouvoir en jouer. S'il avait détesté la mièvre Cheyenne des années auparavant, il avait absolument adoré ce qu'elle était devenu. Elle était un peu comme lui, au féminin. Et il adorait en jouer...

    « Je suis presque déçu, je m'attendais à tomber sur un téméraire première année que j'aurais pu terroriser à ma guise mais... passons ! Je sais que toi et moi, nous nous amuserons tout autant, n'est-ce pas ? » Demanda t-il de sa voix suave et moqueuse.
Décidement, il s'amusait bien plus que dans son foutu manoir.

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MessageSujet: Re: Dédoublements; Drago.   Lun 24 Aoû - 14:39


La vie est un jeu... On fait une partie ?


    Lentement; je venais à bout de l'étroit corridor qui précédait la Tour de ma maison. Je bifurquai à gauche, puis à droite; avant d'apercevoir enfin les portes imposantes du château. Les rayons blafards de la Lune m'assaillirent aussitôt, m'enveloppant de leur lueur fantomatique et mystique. Jamais l'astre ne m'était apparu si accessible, si présent. Chacune de ses positions était comme une nouvelle mélodie, une caresse toujours différente de la précédente. Envoutante, elle berçait mes nuits de désirs insoupçonnés, plus primitifs de jour en jour. Curieusement, l'idée de me laisser étreindre par cette condition; de m'abandonner entièrement à l'animal que j'étais devenue, m'apparaissait moins saugrenue, presque délectable ces derniers temps. Seulement, l'omniprésence de Cheyenne me l'interdisait toujours et malgré mes âpres efforts, je n'étais pas encore en mesure de la faire taire définitivement. Alors je goutais du bout des lèvres à cette liberté consumée, cette extase éphémère que ne sauraient jamais apprécier les âmes faibles et fragiles qui peuplaient le château. Pauvres créatures, cloitrées dans ces idéaux dépassés et sans avenir. J'avais de la peine pour eux, même de la pitié face à leur médiocrité...

      JACK : - Vois-tu enfin le monde à travers mes yeux ma douce ?

    Rien... Pas un bruit, pas une pensée. Etait-elle toujours là ? Son mutisme était-il le reflet de son abdication ? Je l'imaginais déposer les armes, l'étoffe immaculée malmenée par le vent; le drapeau de ma victoire annoncée. Mais comme pour briser mes espérances empressées; je la sentis, froide et cassante comme jamais; cette lame opiniâtre qui lacérait mes viscères. Parasite... Elle ne méritait que ce terme, elle et ses utopies puériles.

      JACK : - Grandis petite sotte ! Savoure le monde que je façonne pour nous; pour moi !

    Mais un parfum interrompit ma rêverie; une fragrance singulière mais dont je connaissais parfaitement la substance. Des épices; agressives d'abord; puis une note plus sucrée, du miel sans doute. Elle ne m'était pas inconnue, et pourtant, ce message silencieux de la brise ne m'apportait aucune réponse. Ma démarche se fit plus rapide, plus féline. Le silence de mon avancée me laissait tout le loisir d'écouter les murmures de la nuit et de cet invité surprise. Dansant entre les premiers arbres, j'espérais atteindre l'orée de la forêt interdite et pouvoir ainsi m'y fondre.

    Un craquement sourd, brutal; et cet instinct idiot et saugrenu qui me poussa à lui faire volte face. Je fulminai... Cette partie du loup, si prévisible, me seyait décidément très mal. Un éclair, un sort informulé et la douleur qui irradia les muscles de mes doigts. Je perçus très distinctement la baguette s'écraser contre le sol rocailleux sur lequel j'avais pris position; elle, cet outil précaire et insuffisant. Mes prunelles azurées vrillèrent alors dans l'obscurité, cherchant de celles de mon compagnon d'infortune. Enfin, je mettais un nom sur ce parfum fleuri et terriblement attirant; Drago. Un sourire irrépressible se dessina sur mes lèvres; joueur et taquin, presque impatient. Mon regard s'attarda sur ses traits trop parfaits, glissant insidieusement de ses yeux à la base de cou. Sa tignasse ambrée s'accordait merveilleusement bien à l'éclat exquis de la lune qui semblait jouer de ses plus beaux reflets pour cette occasion rare et fugace. Il avançait d'un pas, plus de deux; avalant avec avidité la distance qui nous séparait.

      JACK : - Malfoy...

    Son nom m'échappa; je m'en mordis la lèvre inférieure. Je l'avais soufflé de cette voix qui sonnait plus comme un sifflement; un avertissement sous-jacent que je me plaisais à mettre en relief. Par le passé; lorsque Cheyenne s'appliquait à faire de leur relation le pire des bourbiers, elle avait pris l'habitude de l'appeler par son nom de famille, et uniquement par celui ci, à l'image des autres gryffondors. Je n'avais pas changé cela...

      JACK : - Te manger ? Si ce n'était que ça...

    Mon sourire se fit plus marqué, plus sensuel. Un instant, je crus percevoir quelques notes d'ironie dans ma voix; en mémoire du bon vieux temps sans doute. Il s'approcha encore; faisait disparait toute notion de politesse entre nous. Sa baguette vint délicatement caresser ma peau alors que nos prunelles se cherchaient déjà; se jouant de la nuit pour mieux s'adonner à cette joute silencieuse dont nous étions les seuls à connaitre les règles. Plus que jamais, à cet instant, je percevais la bête tourner dans sa cage, rongeant ses barreaux avec acharnement. Cheyenne aurait voulu prendre le contrôle; briser ce moment unique pour mieux combattre le mal à sa racine. Mais elle en était incapable; fichtrement incapable. Mon emprise sur elle se fit plus violente; plus douloureuse également. Je m'imaginais aisément étouffer ses pensées et la laisser pour morte au fond de moi même. Mais une fois encore, elle se révéla plus forte que je ne l'avais imaginé.

      CHEYENNE : - Trainée égocentrique et malade... Je sais pertinemment pourquoi tu te complais avec lui... Votre ignorance et votre orgueil vont de paire.

    Je secouai la tête intérieurement, évacuant ces pensées parasites du dédale de mon esprit. Je n'avais que faire de conseils de vainque retranchée dans un tiroir de ma mémoire. Fort heureusement, mon invité surprise ne perçut rien de cet échange silencieux et continua de sa voix voluptueuse qui m'arracha un frisson.

      JACK : - Bien entendu, tout dépend de ce que tu entends par "s'amuser"...

    Je m'approchai alors davantage de l'ancien vert et argent; laissant à nos souffles le soin de se mêler... La pression qu'exercer sa baguette sur ma peau se fit plus insistante; plus agréable. Mes yeux devaient transpirer d'impatience et de malice; ce que je ne prenais bien évidemment pas la peine de dissimuler.
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Drago Malefoy

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MessageSujet: Re: Dédoublements; Drago.   Ven 28 Aoû - 13:39

Ses frissons, son regard, son odeur. Tout plaisait grandement à Drago qui se mordit la lèvre inférieure sensuellement pour rendre plus concrets ses sentiments à son égard. Il la désirait. Aussi finit-il par baisser sa baguette et la ranger dans une de ses poches. Se furent alors ses doigts qui se mirent à caresser la peau de la jeune femme. Il dessina un arc de cercle partant de sa joue jusqu'à sa jugulaire, s'attardant en frôlant sa gorge alléchante. Drago souriait... Il était prêt à se laisser faire si c'était pour se faire « manger » par l'envoutante Cheyenne. Et encore plus si c'était pour obtenir plus d'elle. Mais c'était à elle de le comprendre, jamais il ne l'avouerait à haute voix. Il se contentait d'afficher dans ses yeux d'aciers cette lueur de braise qui ôtait aux mots le besoin de la renseigner.

    « Bien entendu, tout dépend de ce que tu entends par « s'amuser »... »
Ce qu'il entendait par s'amuser ? Un court instant, le blondinet baissa la tête avec un faux petit sourire innocent et angélique. Cette question, qui, contrairement à son sourire, n'avait rien d'innocent, l'excita follement et bien vite sur son visage l'envie prit la place de la retenue. Décidément, cette nouvelle Cheyenne lui plaisait bien plus que l'ancienne. L'ancienne était sans intéret comparait à elle ; trop renfermée, timide, prude... Elle était agaçante ! Pas elle. Son nez frôla sa tempe, ses lèvres sa joue et il lança :

    « Je peux te montrer, si tu as besoin que je sois plus explicite... »
Etrangement, il n'avait jamais eu la moindre peur de Cheyenne. Pourtant, il avait toujours eu une peur bleue de la plupart des autres loups garous, comme Maxime Warrens par exemple. Mais pas elle. Il supposait alors que c'était sa focalisation sur le changement d'état d'âme de la jolie Stevens, si brutal fut-il, qui lui avait fait oublié ses nouveaux instants lycanthropes et sa condition de créature mi humaine, mi animale. Il attrapa avec détermination la hanche de la jeune femme et l'attira contre lui. Son regard bouillant détailla le sien. Drago était un vrai livertin, elle le savait et cela n'avait absolument pas l'air de la déranger. Sa main lire se ballada, experte, sur sa taille fine ; il se lêcha avidement les lèvres. Il en oubliait même de ne pas être rassuré dans cet endroit hostile qu'était la forêt interdite.

    « Vas y Cheyenne... Bouffe moi ; je suis tout seul, j'ai rangé ma baguette et je suis à ta merci, alors fait ce qu'il te plait, » souffla t-il de sa voix tentatrice.
Drago n'attendait que ça. Il la désirait à un point terriblement fort et elle était en mesure d'en faire bien des choses pour le rendre fou et le mangemort adorait tout bonnement cette perspective. Cheyenne était une des rares jeunes femmes avec qui il pouvait passer autant de temps à se faire plaisir par le biai charnel que sur le plan du jeu. A ce propos, au niveau jeu, il commençait vraiment à se plaire, ici, relegant au tréfond de sa mémoire la médiocre journée qu'on l'avait forcé à passer en compagnie de sa charmante famille ; ennuyeuse à souhait, toujours sur la défensive. Elle était effrontée, provocante et féline ; divertissante. Il continuait donc de se délecter de leurs souffles qui ne faisaient qu'un... frôlant parfois du bout des lèvres celles de la belle, pas innocente pour une noise non plus.
    « Tu ne trouves pas follement excitant, toi, cette idée d'être seuls au milieu de cette fôret ? » demanda t-il en collant un peu plus son bassin à celui de la bleue et bronze. « Moi, j'ai déjà tué pour obtenir bien moins intime et amusant... »
Ce n'était qu'à moitié faux mais... passons. Cheyenne était au courant de sa situation de mangemort et même si elle ne savait pas qu'il était incapable de jeter un sortilège de mort, Drago était certain qu'elle se doutait quand même qu'il était capable d'ôter la vie. Et d'ailleurs, quoi qu'elle pense, il valait mieux pour elle qu'elle ne le sous estime pas. Certes, Drago n'allait pas lui bondir dessus pour l'agresser ni quoi que ce soit du genre mais il en aurait été capable en cas de nécessité. Il sourit donc à ses propres paroles. Oh oui, peut être ne resterait-elle pas si prêt de lui si elle savait tout ce dont il était capable et ce qu'il avait fait ; parfois pour rien. Mais comme il se plaisait à se le rappeler, elle n'était pas obligée de savoir et peut être même qu'avec son nouveau coté si ténébreux, elle aurait approuvé plutôt qu'aurait été choquée par ses actes. Sa main glissa au creux de ses reins et il l'incita ainsi à se cambrer, approchant une fois de plus ses lèvres au gout dangereux des siennes, si attractives.

Désolée du retard et d'la qualité Embarassed

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