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 ♦ « take a sad song & make it better.» done.

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MessageSujet: ♦ « take a sad song & make it better.» done.   Ven 21 Aoû - 4:13


« TOBBY »

jude stroud



♦️ ÂGE : Dix-sept ans, mais il fait un peu plus vieux physiquement et pour ce qui est du mental, le jeune homme a tout d'un vieillard désarticulé, désillusionné. Pourtant, il y a fort à parier qu'il se sentirait mieux dans les contes de fées de son enfance.

♦️ ANNÉE D'ÉTUDE : En toute logique, le gaillard est en septième année.

♦️ DATE DE NAISSANCE : Le vingt-neuf décembre. Il est donc entré à l'école de Poudlard à onze ans et demi, en ayant reçu sa baguette (faite en prunelier, symbole de la parole protectrice et de la vieillesse, avec en son cœur une plume de phénix et d'une longueur de vingt-huit centimètres point sept) en janvier, suite à la réception de son courrier d'inscription, à son onzième anniversaire. C'est une précision importante pour comprendre comment, en étant à onze ans toujours à l'école moldue, il a su utiliser sa baguette.

♦️ LIEU DE NAISSANCE : Londres sorcier; Sainte Mangouste.

♦️ ORIGINES & PURETÉ : Anglais pure souche et il s'agit d'un sang-mêlé.

♦️ ORIENTATION SEXUELLE : Il est hétérosexuel, en théorie, mais c'est quelque chose de trop réducteur, pour Tobias. Il a, en effet, déjà eu une relation, qui n'a jamais aboutit sérieusement, avec un professeur masculin. Néanmoins, ce n'est pas dans les habitudes du jeune homme et, s'il a fait cela, c'est avant toutes choses parce que Jude essaie souvent de tromper l'amour, de lui rire au nez pour prouver qu'il n'existe pas. Il a eu pas mal de conquêtes féminines, sans en avoir eu un nombre véritablement impressionnant non plus. Il a tendance à rejeter les filles lorsqu'il s'y accroche, ce qui lui donne une réputation de profiteur et de tombeur mais qui est véritablement surfaite car, en vérité, il est dans la moyenne des relations amoureuses pour un garçon de son âge et il traite toujours les filles avec respect, sans jamais leur faire croire qu'elles puissent prendre son cœur.

♦️ SITUATION AMOUREUSE : /

♦️ ORIENTATION MAGIQUE : Il est rejeté à la fois par le bien et le mal. Tobias leur rend la politesse avec joie. Son seul camp, c'est le sien.

♦️ DON SPÉCIFIQUE : Lycanthrope, il a été révélé par la lune rouge. C'est son aspect où, dans son fort intérieur, il a envie d'une meute et la loyauté qu'il possède pour quelques amis et sa mère qui ont révélés le loup en lui.



Dernière édition par Tobias J. Stroud le Ven 21 Aoû - 7:02, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: ♦ « take a sad song & make it better.» done.   Ven 21 Aoû - 5:51



préambule : sourire jaune pisse

Mon univers a pris feu un soir de décembre, lorsque mon père est monté au ciel. Mon bonheur s’est embrasé mais je n’ai pas versé une seule larme. Ma mère me disait : si tu pleures, tu ne pourras pas rentrer dans la chambre. Si tu pleures, Tobby, tu sors dans le couloir. J’avais peur qu’elle ne me renvoie alors dans le couloir qui sentait le médicament, comme une infection, et où un tas de gens à l'air malheureux défilaient dans un rythme lent, propre et poli, en donnant pourtant l'impression d'être pressés. Alors j’ai souri, j’ai parlé de tout à mon père. Je parlais sans cesse. Ses yeux se sont fermés mais j’ai toujours souri. Il le fallait. Un long bip, interminable et aigu a envahi la pièce. Une infirmière est arrivée. J’ai été mis dehors. J’ai souri. Le médecin m’a regardé bizarrement. Ma mère a pleuré : ton père est mort, mon chéri. Je n’ai rien dit, j’ai souri. Que voulait dire la mort ? Ca n’existait même pas. Le médecin a tendu une carte à ma mère en me désignant d'un signe du menton. Son regard froid, presque méprisant, fut le premier contact que j'eu réellement avec le monde adulte avant des années. J'avais cinq ans.

Maxim McGregor, psychologue
Hôpital Sainte-Mangouste
Londres sorcie
r



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MessageSujet: Re: ♦ « take a sad song & make it better.» done.   Ven 21 Aoû - 5:59



chapitre i : éclats de verre de chausson

Les hommes croient ce qu’ils veulent croire. Tobias n’échappât pas à cette règle libératrice et pourtant cruelle. Ce fut même l’un des glas les plus terribles de son existence. Car, un jour, ses certitudes volèrent en éclat comme un mirage. Rien ne lui fut plus douloureux. La triste vérité, c’est qu’il ne fut pas toujours un jeune homme beau et fort. Il y a longtemps, même si bien des gens s’en souviennent encore, il était un petit garçon chétif et plutôt timide. A l’école, on l’appelait « la tapette », et il en souffrait. Mais cette nomination, au rang de fiotte du village, n’était pas dénuée de raison.

Elle trouvait d’ailleurs un sens dans l’essence même du petit garçon, à cette époque. Car le jeune Stroud était d’un naturel rêveur et plutôt doux, qui se plaisait dans un monde imaginaire qui lui apportait bien plus de satisfactions que le réel. Il était victime d’un symptôme qui touche les malheureux et les fait se sentir misérables : la projection. Il se projetait dans le personnage d’histoires fantastiques et belles que sa mère lui racontait, le soir avant d’aller se coucher. Des histoires de princesses, principalement et de méchants. Mais surtout, de héros. Des sauveurs en armure au sourire parfait et à la morale irréprochable, des princes charmants. Et c’était en eux, fiers courageux et grands érudits, que Tobias souhaitait ardemment se reconnaître. Le soir, après l’histoire, il s’endormait sur des fabulations de génie, des hauts-faits de nobles aux cœurs tendres. Il s’imaginait, poussé par le destin, sauver la belle in extremis et aimer d’un amour pur et beau, qu’il jugeait unique amour possible et reflet de celui qu’il avait vu unir ses parents.

Cette fascination pour un monde encore plus irréel que la magie qui le berçait depuis toujours semblait être une tare curieuse de son caractère, une honte à la virilité de chaque homme. Même les plus insignifiants, même les plus jeunes. Ainsi, à son école, le bousculait-on et l’insultait-on pour, apparemment, le faire « devenir un homme ». Trop malingre et bonne pâte, Jude ne protestait pas et se laissait docilement faire, bousculé de bras en bras, insulté à tout va. Cette comédie dura longtemps. Il fallut plus que de simples séances chez le psychologues pour faire taire la peur qu’il avait finalement développée d’être lui-même : un garçon avec des idéaux et des valeurs essentielles. Un petit gentleman en puissance. Un futur amoureux.

    Dr. McGREGOR ▬ « Alors, Tobias. Ta maman dit que tu es malheureux. Es-tu malheureux ? »

Le petit garçon, aux cheveux bruns trop longs et aux yeux couleur café qui lui mangeaient le visage regarda le sol sous ses genoux en se concentrant de toutes ses forces pour ne pas regarder le psychologue. Il avait sept ans depuis peu et voyait cet homme depuis qu’il était revenu à la maison avec des bleus partout et des larmes sur ses joues. Il se sentait si mal à l’aise face à lui qu’il se dandinait, de manière inconsciente, sur le divan où il était assis. D’ailleurs, posé, comme il l’était, au centre du fauteuil, directement sur la séparation entre les deux grands et moelleux coussins qui définissaient les deux places possibles, il se sentait affaissé sur lui-même, petit et ridicule, occupé de s’enfoncer dans le canapé en chintz.

Gêné par son malaise, il se mit à tripoter de manière angoissée ses doigts tremblants. Il se sentait faible et pitoyable. Grotesque. C’est d’ailleurs sans doute à cette séance précise que le petit Stroud prit, pour la première fois, conscience de son statut d’homme et de l’orgueil infini qui allait de paire avec. Le héros au cœur pur n’existait pas et ne serait plus jamais vrai, à compter de ce jour. Il redressa ses grands yeux de biche et défia, avec tout le maigre aplomb dont il était capable, le regard dur du médecin.

    TOBBY ▬ « Oui. »

L’enfant Stroud fut profondément choqué, en voyant le regard du vieux s’allumer et un sourire de pure satisfaction se dessiner sur ses lèvres fines et pâles. Les dernières illusions de féerie du petit Jude volèrent en éclat.

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MessageSujet: Re: ♦ « take a sad song & make it better.» done.   Ven 21 Aoû - 6:12



chapitre ii : qu'est-ce que je vous serre ?

Si le déclic de la grotesque condition d’humain, méprisant et vénal, fut rapidement une évidence douloureuse pour le jeune garçon qu’était Tobias Jude Stroud, la réaction, elle, se fit attendre. Le choc de cette révélation crapuleuse le poursuivit un long temps, qu’il mit à profit pour s’exiler avec plus de force encore et d’acharnement dans un monde de feuilles et de mots noirs, imprimés, tous égaux et impersonnels. Sa seule raison de vivre était prisonnière d’un monde chimérique qu’il ne pourrait jamais atteindre et dont l’accès, interdit, ne lui était permis qu’à doses infimes et fausses. Sa souffrance atteignit des pics inconcevables pour un enfant de onze ans et son instruction se fit rapidement si grande qu’il n’eut bientôt plus rien à envier à l’adulte moyen, dont l’éducation était suffisante, mais pas brillante, et dont la seule ambition était de suivre sa vie sans qu’on vienne le déranger.

Son salut, sa bibliothèque, lui conférait un pouvoir de l’esprit si grand qu’il appréhendât rapidement le monde avec des yeux trop durs pour son âge. Mais cela ne l’empêchait jamais de se faire pousser dans la cours de récréation ou d’être raillé par tous ses condisciples. Son calvaire dura trop longtemps. Mais celle qui se plaignait le plus était sa mère. Après tout, quel déchirement plus intense existe-t-il pour un parent que de voir qu’on a échoué dans son rôle de protecteur ? Sûrement rien. Les pleurs, honteux et douloureux, de Tobias étaient toujours séchés par un baiser doux sur sa joue veloutée et une caresse tendre dans ses cheveux indomptables. Le malheur était devenu une routine avec ses gestes tristement quotidiens, que plus aucun des deux ne prenait le temps d’apprécier comme un réconfort mutuel juste.

Tout cela dura et dura, que par trop de temps et d’énergie, c’est certain. Mais la roue tourne et, si les bonnes choses ont une fin, il en est de même pour les mauvaises. Et Tobias en fit l’expérience. Cela se déroula rapidement, mais sa chance changea de bord et l’aima à nouveau. Une trop longue période de vide avait eut lieu et, désormais, ce serait son tour. L’action qui marqua un profond changement dans l’âme du garçonnet se déroula un midi de janvier, où le soleil, bien qu’étincellent, ne parvenait pas à réchauffer la glaciale journée d’hiver, par un ciel bleu digne de toute la pureté du monde.

Ce fut juste une parole de trop qui déclencha le cataclysme. Le mot de travers. La syllabe qui tue. Ce que Stroud en retient, c’est qu’il s’appelait Evan, et que c’était un imbécile. Le reste est noyé dans l’amertume d’une rage trop puissante pour que la mémoire l’enregistre. Ca avait commencé par les railleries habituelles, les quolibets de mise en bouche et les premiers coups pour se donner du goût. Et ça avait dégénéré, finalement. Enfin.

    EVAN ▬ « Eh, crevette ! Il paraît que ta maman et toi filez le parfait amour. Vous vous faites des gros câlins quand tu vas pleurer dans ses bras ? A moins que tu sois trop occupé sous ses jupes. »

C’est pourtant connu. Les garçons de onze ans, en phase de devenir des adolescents, ont l’esprit qui travaille particulièrement sur le sujet, hyper-fashion, du sexe. Ce petit idiot ne faisait pas exception. Il aurait mieux valut qu’il garde un peu plus de son innocence, pourtant, où qu’il lance sa haine à un autre que Tobias. Car sa remarque fut très, mais alors excessivement, mal reçue. Muet pour tout ce qui touchait son propre égo, le brun ne supportait pas qu’on souille l’honneur de sa mère, le seul être à qui il vouait un véritable amour. Et il s’emporta.

L’homme est un loup pour l’homme. L’enfant est un loup pour l’enfant. Un cri, comme il n’en avait sans doute jamais poussé, sortit de la bouche de Jude. Une puissante exclamation qu’on devina toute droite sortie de son cœur malmené et qui transperça les rires comme un couperet acide. C’était plus un hurlement en vérité, rendu rauque par la rage. Et ce fut comme le signal de départ, le coup de fusil dans le ciel pour signifier que les hostilités étaient lancées.

Il ne se donna pas le temps de réfléchir qu’il s’était déjà élancé pour percuter l’autre garçon. Son poids combiné à l’élan de son geste les fit tomber au sol. Il fallait souligner que Jude n’avait plus rien de la crevette qu’on le prétendait être. De jour en jour, presque, sa carrure gagnait en force et en majesté, faisant de l’enfant chétif un adolescent fier de prime abord. Les deux pré pubères roulèrent plusieurs fois sur le sol plein de terre, tentant de prendre le dessus et d’être celui qui pourrait regarder son adversaire de haut. Autour, c’était la stupéfaction générale. Des murmures s’élevaient, discrets et abasourdis : Tobias Stroud se battait.

Les deux enfants, eux, se battaient en silence, sans grogner ou crier. Ils mettaient toute leur énergie à frapper vite et fort, pour être le premier et celui qui ferait le plus de mal. Le vainqueur. Personne ne songea à les séparer et Tobias, s’énervant, donnait des coups de poings violents sur toutes les parcelles de peau qui passaient sous ses phalanges crispées de haine. Il soufflait fort, sous l’effort et frappait avec toute l’ardeur qu’il pouvait. Un coup tomba sur le nez de son opposant. Il jura. Celui-ci riposta et envoya un coup sur la lèvre du brun qui s’ouvrit douloureusement. Il émit un cri sourd et rageur, promesse de vengeance avant de donner un coup de genou violent dans la partie sensible de l’homme en devenir qu’était Evan.

Ce dernier, pris d’une impulsion, attrapa une pierre près de lui et la lança sur le visage de Tobias, dont la tempe s’ouvrit profondément et dont le sang coula abondamment. Une cicatrice qu’il devrait garder à vie. Stimulé par l’adrénaline du combat et de la vengeance, il ne réfléchit pas et sortit de sa poche l’objet qui lui brûlait les sens depuis qu’il s’était jeté sur Evan. Il sortit un long bout de bois, de couleur claire et à l’aspect fragile, le pointa sur l’autre garçon, un peu au hasard et lança un sort lut dans un livre. Les yeux du malheureux gonflèrent et du sang en perla. Bien vite, le corps sous le sien cessa de s’agiter et se mit à pleurer. Mais Tobias ne se calmait pas pour autant. Il hurla quelques paroles qui devraient le faire craindre de tous jusqu’à ce qu’il parte avant qu’un surveillant vienne enfin les séparer.

    TOBBY ▬ « Je te tuerai, connard ! »



Dernière édition par Tobias J. Stroud le Lun 24 Aoû - 11:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♦ « take a sad song & make it better.» done.   Ven 21 Aoû - 6:24



chapitre iii : tout, mais pas trop fort

Passage érotique, descriptions très légères. Néanmoins déconseillé aux moins de 16 ans.

Les temps qui suivirent furent difficiles, à plus d’un titre. La colère contenue en Tobias Stroud atteignait des sommets, parfois à craindre, où son bon sens semblait se noyer dans sa haine. A trop longtemps se taire, il était finalement devenu comme une sorte de volcan, prêt à rentrer en éruption à chaque instant et à déverser son fiel rouge et douloureux sur tout à chacun. Trop d’émotions se disputaient la vedette dans sa tête, mais surtout dans son cœur, et cette perturbation de ses propres aspirations faisait sur lui un effet détonant entre l’amertume et l’espoir. Il était un rêveur désillusionné et il y a fort à parier qu’il en soufrât beaucoup.

Il ne pensait jamais deux fois à la même chose et réfléchissait sur plusieurs niveaux, alternant dans la même seconde, plusieurs idées divergentes qui lui permettaient une réflexion aigue à tout instant. Et, pourtant, il devint rare qu’il réfléchisse avant d’agir. Plus par prudence que par spontanéité, à vrai dire, bien qu’il finit par devenir quelqu’un de très instinctif, au fil des ans.

Mais il est intéressant à noter qu’il ne devint pas seulement une forte tête à l’esprit douloureux, mais aussi un franc jeune homme à la carrure imposante et au sourire si doucereusement contradictoire que n’importe qui s’y perdait avec délectation. Ses yeux, durs, contrastaient tellement avec ses airs perdus, lorsqu’il était seul, que tout le monde se prenait à vouloir révéler au grand jour le vrai Tobias. Les filles rêvaient de lui comme du taciturne qui ne sourirait que pour elles, et, en cela, il devint rapidement la coqueluche de ces dames.

Et pas seulement de celles-ci


La tête de Jude tapa avec vigueur sur le mur nu en pierres de la salle vide. Il jura en sentant ses bras ramenés au-dessus de sa tête par une poigne forte. Un lancement long et lascif parcourait désormais sa tête, signe d’une douleur diffuse et lourde. Sur sa bouche, le jeune homme de seize ans sentit deux lèvres se poser et il répondit à leur demande impérieuse sans se faire prier. Les douces lèvres de son « adversaire » passaient et repassaient sur les siennes, les mordant à l’occasion comme un signe de provocation, dans l’idée évidente de lui faire du mal. Quand une langue se pressa sur sa bouche déjà humide, il écarta de bonne grâce les lèvres pour la laisser pénétrer et entamer un ballet, d’une rare violence, avec la sienne. Il n’y avait aucune douceur dans cet acte, seulement de la rage.

Le baiser, loin d’être tendre, faisait tourner encore plus rudement la tête, et les sens, de Stroud, sous l’effet d’une grande poussée d’adrénaline et d’un désir croissant et, peut-être, légèrement masochiste. Il se débattait, pitoyable, entre les mains du grand méchant loup, prisonnier de tout son bon vouloir. Cette idée, déplaisante, envoyait des décharges, de plaisir et de dégoût mêlés dans la nuque du jeune brun qui redoubla d’ardeur, et dans son baiser, et dans sa tentative pour échapper au plus bon des bourreaux.

Furieux et énervé, comme un animal pris au piège par son prédateur naturel, mais une bête revêche et caractérielle, Tobias prit sur lui de commander l’embrassade, en mordant à son tour la lèvre inférieure de son professeur, qu’il vint lécher avec une tendresse incongrue aux vues de la situation. De façon naturelle, il porta son bassin vers l’avant, réclamant de ce fait plus de contacts, que l’homme lui accorda volontiers, se rapprochant de lui. Lorsque l’érection, déjà vive, du jeune élève toucha celle, tout aussi dure de son professeur, les couches de vêtements entre eux ne suffirent pas à freiner le long frisson d’anticipation qui les parcourra tous les deux. Leurs bassins se mirent à onduler de concert, frictionnant mutuellement leur plaisir. Tobias, en réponse, gémit sourdement, manifestant tout le plaisir révolté qu’il prenait dans l’étreinte brutale de son enseignant. Ce dernier s’empressa alors de revenir à lui, cueillir à la source même la plainte délicieuse de son élève.

Enhardi, et soudainement bien plus confiant, Tobias détacha ses hanches pressées sur celles de l’adulte, avant de revenir brutalement sur lui, faiblissant ainsi la prise qu’il possédait sur lui. Détaché du mur, le Jaune & Noir ne perdit pas un seul instant et attrapa l’homme à la taille, pour le pousser de toutes ses forces sur le mur d’en face. Si surpris par l’action, le professeur ne protesta pas, avant de se cogner sur le mur, comme Jude un peu plus tôt. Il geint alors de douleur et ce bruit, signe de faiblesse, rendit fou l’élève impétueux qui partit à l’assaut, de ses doigts dextres, de la chemise de l’enseignant. Les boutons sautèrent plus qu’ils ne furent défaits et Tobby se pencha, confiant, pour venir lécher le torse révélé à son regard gourmand. Mais un violent coup le fit tomber à terre, et il entraîna avec lui le professeur. Ce dernier, loin de se laisser démonter, défit le pantalon de Stroud, le baissa jusqu’à ses chevilles et revint au niveau de son visage, qu’il embrassa avec milles précautions.

Tobias, passif, se laissa faire, jusqu’à ce qu’il ne sente le doigt, décidé, de son enseignant tenter de toucher à une intimité qui n’aurait jamais dû être profané. Il gigota, paniqué, avant de mettre clairement les choses au point.

    TOBBY ▬ « Pas de ça avec moi. S'il te plaît. »

Et ce dernier n’insista pas. Sa main, puissante, revint simplement en chemin inverse, caressant ses bourses au passages, avant d’agripper d’une main ferme sa virilité et d’imprimer un mouvement, d’abord lascif, puis passionné, sur la verge érigée de Jude, qui gémit dans de longs râles rauques, en rendant la pareille à son professeur. Ils ne s’embrassèrent plus à partir de ce moment. Aucune domination n’était permise dans de telles conditions, entre des caractères si entiers.



Dernière édition par Tobias J. Stroud le Dim 23 Aoû - 23:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♦ « take a sad song & make it better.» done.   Ven 21 Aoû - 6:37



chapitre iv : danse avec les hommes

Mes yeux se voilent d'une barrière de larmes, et je peux déjà voir le sang sur mes mains, alors que rien n'a encore commencé. La folie s'insinue dans mes veines, et je souhaite les déchirer pour pouvoir sentir les déboires de mon esprit s'enflammer, couler sur ma peau avec ce rythme langoureux qui caractérise la perte de liquide vital. La bête ne me fera pas faux-bond ce soir, elle m'accompagnera, une fois de plus, dans ma valse funeste. Une goutte d'eau, retenue prisonnière devant mon regard, tombe et roule sur ma joue, brûlant ma peau comme de l'acide. Cela me donne la sensation qu'un fou s'acharne sur ma peau avec les flammes de l'Enfer afin de la détendre.

Une sensation qui ne devrait pas être permise me prend alors sur chaque parcelle de mon corps, comme si ma larme unique avait sonné le début de la malédiction. Une nouvelle fois, comme chaque mois, et je sens ma peau se tendre sous mes muscles qui gonflent et mes os qui prennent du poids. Mes cuisses habituellement finement musclées semblent prendre les proportions de celles d’un catcheur, formant par moment des courbes dangereuses sous ma peau qui se débat contre ce brusque changement, résistant contre la croissance de mon corps, essayant de freiner de son élasticité toute relative les mouvements de ma mutation.

Comme à chaque fois, je m’étonne brièvement de la force de ma chair. Son toucher d’habitude si doux me laissera de nouveau perplexe le lendemain, quand je me souviendrai la dureté que prend mon corps en ce moment. On est loin de l’image du rêveur désillusionné que je suis le jour, la nuit, toute ma vie, à part aujourd’hui. Hormis les soirs de pleine lune. Ma peau est plus dure et tendue que jamais sur mes nouveaux muscles saillants. On dirait presque du cuir. Mes bras, mon ventre, mes cuisses ont tous plus que doublé de leur volume initial et ma gorge semble s’être déployée sous les assauts d’un cœur bien trop gros qui pulse à vive allure dans ma poitrine.

Boum, Boum, Boum

Je l’entends résonner dans tout mon corps. Ce n’est pas seulement un organe qui pompe une quantité de sang phénoménale, c’est tout bonnement une sensation d’excitation qui s’empare de chaque fibre de mon corps. De mon corps qui souffre et qui change. Mes nerfs, pourtant jamais au repos, semblent se réveiller d’un profond sommeil en cet instant et la moindre caresse du vent me revient au centuple que ce que je pourrais connaître de ma condition pitoyable d'homme. Plus qu’une brise, c’est comme le souffle d’une maîtresse qui viendrait me vénérer pendant que je revêts le corps de ma puissance, de ma cruauté, de ma punition. Loup-Garou. Ma secrète maîtresse, que je ne rencontre que quelques fois sur une année mais que je retrouve toujours, aux dates convenues, comme tant de rendez-vous clandestins . La lune ronde et belle, la lune ronde et impartiale. Elle aime tous ses enfants, les lycanthropes.

Mes yeux se ferment, se crispent comme s’ils cherchaient à fuir la brûlure de leur amour nocturne, mais il est déjà trop tard. Mes iris sont consumés par le souvenir de l’éclat de l’astre nocturne, et mon corps ne cesse de changer.

PamPamPamPamPam

Mon cœur bat furieusement, et je sens mes veines tressauter dans tout mon corps sous les assauts de ses trop grandes poussées. Un coup, je sens le précieux liquide vermillon qui me maintient en vie remonter jusqu’à mes tempes, et constate alors que j’ai la bouche grande ouverte, en même temps que je me concentre une nouvelle fois sur mon corps.

Ma gueule béante laisse pousser des crocs acérés qui font hurler le dané que je suis. Mon faciès se déforme, allongeant l’avant de mon visage et mes oreilles, faisant s’accomplir mille tortures vives et puissantes dans mon crâne, sur ma peau encore brûlante. Dans un geste désespéré de faire taire mes complaintes muettes de douleur, je porte mes mains à ma tête, pour la serrer fort entre elles. Dans mon geste, j’oublie que mes ongles ont poussé jusqu’à devenir de puissantes griffes et m’entaille ainsi moi-même les joues en abattant les dangereuses armes dessus. Sous la paume de mes mains, alors couverte d’un duvet fin de couleur brune et désormais entaché de sang, je distingue, comme si je m’observais dans un miroir, mes traits canins déformés par l’éclat de la lune.

Mes jambes me lâchent alors sous trop de souffrances et je tombe par terre, à genoux, hurlant vers le ciel mon anticipation au sang, alors que je sens couler le mien près de mes babines et criant désespérément le mal qui incendie mon corps de toutes parts. Cela fait longtemps que je connais ce rituel, mais chaque fois est comme si je le vivais pour la première fois. Je souffre, j’exulte, j’en jouis presque.

Les poils ont recouvert mon corps et mes pieds se sont transformés en pattes puissantes. Je n’ai alors conscience que d’une chose, c’est de me laisser tomber, à quatre pattes, sur le sol et de me jeter dans la forêt. La chasse est un passe-temps que loup et homme en moi apprécient de concert.



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MessageSujet: Re: ♦ « take a sad song & make it better.» done.   Ven 21 Aoû - 6:41



fin du prélude avant le jeu

Chaque transformation est un calvaire, mais aussi une merveille qui aide à rendre plus fort l'homme qu'est devenu Tobias Stroud. Depuis le temps, le garçon plein de rêve, fourré dans la bibliothèque a eu le temps de bien changer, travaillant toujours plus, s'armant de patience contre la vie qui s'éternise. Et, aujourd'hui, Tobias aime les femmes, de temps en temps. Mais il n'en aime aucune en particulier. Il a une mission : ne jamais tomber amoureux. Les princes n'existent pas, il n'y a que les sorcières et les ogres. La princesse, la sienne, est morte et s'appelait Innocence. Ni une superbe Serpentarde ni une impétueuse Gryffondor ne pourront lui voler le dernier rempart de son humanité : le cœur.

Pour ça, il faudra d'abord le bouleverser. Jude est quelqu'un de complexe, mais ce qu'il aime encore plus, ce sont les embrouilles. Il faut tuer l'amour, il faut tuer pour l'amour. Doux rêveur sarcastique, ange aux ailes mutilées. Un enfant qui a trop vite migré vers les terres hostiles de la maturité.

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MessageSujet: Re: ♦ « take a sad song & make it better.» done.   Ven 21 Aoû - 6:59



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