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 ♦ « I'm on the right track, yeah I'm on to a winner » ec.

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MessageSujet: ♦ « I'm on the right track, yeah I'm on to a winner » ec.   Jeu 20 Aoû - 4:20


« MAX »

oz walter



♦️ ÂGE : Seize ans et, donc, à ce jour, la demoiselle a déjà connu plusieurs périodes importantes de sa très jeune vie : les premiers pas, les balbutiements baveux d'un bébé rampant, la joie exquise de sa première 'œuvre d'art', l'amour familial, le plaisir inouï de lancer son premier sort, de lire son premier livre de potion et d'apprendre que, oui, absolument oui, la magie lui appartenait, une période calme où son caractère s'est affirmé et où la demoiselle a pris en maturité alors qu'elle aurait dû, en toute logique, être terrassée par les excès de la crise d'adolescence qui, dans son cas, fut en vérité un maelström intérieur d'une intensité remarquable mais discrète pour le monde extérieure, l'honneur familial, même la découverte de l'attirance pour la gente masculine et enfin le détachement du lien familial par excellence. Oui, Maxine Walter n'a que seize malheureuses années, mais en si peu de temps, elle a pu voir beaucoup de choses différentes, en expérimenter bien d'autres, se faire ses propres opinions et finalement devenir la jeune femme qu'elle est désormais. Ça promet.

♦️ ANNÉE D'ÉTUDE : Maxine est entrée il y a maintenant six ans à l'école de sorcellerie Poudlard. Pour beaucoup de personnes, c'est un évènement anodin car évident. On a onze ans, on entre à l'école des sorciers pour apprendre à maîtriser sa magie et devenir un pro du chaudron. Mais ce n'est pas exactement cette raison qui a fait atterrir la fille Walter dans cette école en particulier. Car étant donné l'endroit d'où elle provient, une école plus proche aurait sans doute été préférable. Non, en vérité, si Maxine en est aujourd'hui à entamer sa sixième année à Poudlard, c'est parce que son père, Lord Walter, n'a jamais cru à la disparition de son Maître et a tenu à envoyer ses filles là où commencerait son règne quand il ferait son grand retour, tout cela dans le seul but que l'intelligence et les capacités des deux jumelles puissent lui servir lorsqu'il reviendrait.

♦️ DATE DE NAISSANCE : On murmure timidement, dans Poudlard, que Maxine et Charlie Walter, ces deux demoiselles aux prénoms presque mixtes, sont des jumelles. Et c'est une rumeur exacte que, ni leur nom de famille identique, ni leur physique rigoureusement semblable, ni leur date de naissance exactement pareille ne peuvent réfuter. Oui, tout le monde est absolument certain que les deux Walter de l'école, les deux brunes adorables, nées toutes deux un certain quatre juin, au printemps, gémeaux de signe astrologique - quelle ironie - sont bel et bien des jumelles. Tout le prouve, si ce n'est qu'elles ne s'adressent jamais la parole. Des étrangères ? Elles ont fini par le devenir, naturellement, lorsque leur maison les ont séparées. Et c'est précisément ce qui fait qu'on murmure leur lien, timidement, dans les murs de l'école. Après tout, même si on sait avec sa logique qu'elles sont sœurs, personne ne peut s'empêcher d'en douter lorsqu'on les voit si lointaines.

♦️ LIEU DE NAISSANCE : Russie, Moscou sorcier. Ce n'est pas vraiment, dirons-nous, un lieu d'où viennent beaucoup d'étudiants à Poudlard, mais c'est le cas de Maxine. Le fait qu'elle soit née là-bas s'explique très facilement. Son père est un fidèle serviteur de vous-savez-qui et il a donc été envoyé en Russie, pour recruter et gérer les troupes slaves. Un honneur, disait-il. Un tel honneur, d'ailleurs, qu'il a emmené sa femme avec lui. Femme qui, entre-temps, lui avait donné sur le sol russe deux filles. Et voilà, la boucle est bouclée, comme on dit.

♦️ ORIGINES & PURETÉ : Bien que née en Russie et parlant, de ce fait, parfaitement le Russe, Maxine n'en demeure pas moins une véritable petite Anglaise, aussi bien dans ses manières, enseignées par Maman, que dans sa langue maternelle, qui se trouve être l'Anglais et dont elle possède l'accent typique, qui fut parlé à la maison en tout temps. Quant à la pureté des Walter, elle n'est plus à démontrer aujourd'hui. Ce sont des sorciers d'un sang on ne peut plus pur, ayant copiné par le passé avec de nombreuses autres familles connues pour cette même qualité afin de perpétrer la lignée. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a aujourd'hui, dans la dernière génération Walter, une étoile et un vilain petit canard.

♦️ ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuelle, car Maxine ne s'est jamais intéressée qu'aux garçons et ne trouve, du reste, aucun plaisir particulier à observer les femmes, bien qu'elle puisse reconnaître en toute objectivité si elle sont belles ou non. Mais son intérêt pour la gente masculine reste quelque chose d'assez récent, sans être neuf pour autant. En vérité, et ce depuis son enfance, ce que Maxine a longtemps préféré des petits garçons, puis des adolescents, furent leur intérêt à son égard. Elle aimait qu'ils aient envie de lui plaire et qu'ils lui portent de l'attention. Pas spécialement par vanité, mais plutôt par besoin d'attention.

♦️ SITUATION AMOUREUSE : Pour parler de manière très officielle, disons que Maxine n'est ni mariée, ni divorcée, ni veuve. Il est donc bon de concevoir qu'elle soit célibataire. Mais on parle bien d'officiel, là.

♦️ ORIENTATION MAGIQUE : Il n'y a rien de plus réducteur que de classifier les choses comme étant noires ou comme étant blanches. Ce sont les intentions derrière les actes - ou bien derrière la magie - qui importent véritablement. Maxine le sait excessivement bien, car on lui a déjà appris, à la maison, que certains sortilèges ne fonctionnaient qu'avec des intentions, et pas réellement avec des mouvements de baguette précis. Néanmoins, la demoiselle considère cela comme stupide de se borner à un seul aspect de la magie alors que celle-ci est tellement vaste et puissante. Elle préfère la contempler de fond en comble, l'admirer et tenter de l'apprivoiser. Ensuite, si on parle du camp de la demoiselle, c'est un sujet bien plus délicat. Officiellement, tout le monde connaît Maxine comme une "future mangemort" et elle ne s'en cache pas, laissant dire et profitant de ce statut. Mais officieusement, c'est plus complexe, car l'orgueil de la magicienne lui empêche d'envisager la possibilité de se faire marquer comme une bête, et il déplaît fortement à sa conscience de projeter l'idée de tuer des innocents. Pourtant, fondamentalement, Oz est pour les valeurs du sang.

♦️ DON SPÉCIFIQUE : Aucun don en particulier, si ce n'est quelques traits de caractères et une intelligence certaines. Cependant, en tant que spécificités, on peut noter que Max a été un jour chez un tatoueur sorcier et lui a demandé de mettre dans son dos le tatouage révélateur, qui se pose par un sortilège particulièrement douloureux qui fait remonter à la surface de la peau sa nature profonde, soit sous la forme de dessin, soit de mot. Depuis ce jour, il y a un an, Oz a dans le dos, le long de sa colonne vertébrale, un tatouage vertical où il est noté ' I N N O C E N T ', chaque lettre étant en-dessous de la précédente et écrite dans un style légèrement gothique. Une particularité secrète qui la différencie aujourd'hui de sa sœur.


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MessageSujet: Re: ♦ « I'm on the right track, yeah I'm on to a winner » ec.   Jeu 20 Aoû - 4:20



préambule : le raisin sec et la fontaine

C'était toujours ainsi, d’aussi loin que je m'en souvienne. Il n'y avait pas de terrain d'entente possible : La perfection ou rien. Et je n'étais pas capable de tant de prouesses qu'en exigeait le sans défaut. Alors je me contentais de l’autre option, ridicule et stupide. Je me sentais méprisable. Et, sans doute, peut-être, l'étais-je. Je voulais faire plaisir à mon père, mais je ne savais pas comment m'y prendre sans couper mes ailes. Alors je pleurais. Et lui était maladroit, le psychologue qui ne sait pas parler aux gosses.

L'origine du conflit, passif, était toujours la même : le père qui essayait d'inculquer une valeur essentielle à sa fille. Aussi, pour se faire, tout était bon. La perfection ne s'atteignait pas sans de durs efforts. Alors les détails utilisés pour y parvenir importaient peu. Seule cette scène caractéristique avait son importance

    Dr. WALTER ▬ « Arrête de pleurer, Maxine, je t'en prie et, pour l’amour de Merlin, grandis un peu ! »

Ce fut une voix entrecoupée de sanglots que la coupable tentait visiblement de réprimer, s’interdisant quasiment de respirer afin de contenter le seigneur de son existence, celui qui décidait de tout, jusqu’à la façon dont elle se devait de gérer ses sentiments : son père, qui répondit à l’homme dur et intransigeant en face d’elle.

    OZ ▬ « M – Mais j’essaie au – aussi fort que je p – peux. »

Le regard dur qui lui répondit fut plus élogieux que tous les discours du monde : ce n’est pas suffisant. La désapprobation qui se lisait dans ces yeux stricts fit voler toute la faible puissance de caractère de la gamine émotive qui éclata en pleurs abondant sur le terme de son dernier mot, ravagée par une douleur que peu de gens sont capables de s’expliquer et qui serre le cœur si fort qu’elle en est réellement et physiquement douloureuse. Ses sanglots, déchirants pour toute autre personne, témoignaient d’un réel et profond malaise que son père, pourtant savant de l’esprit, penseur de la souffrance intérieure, ne parvenait pas à percevoir, même sous son nez, dans les yeux de sa propre fille. Il souffla avec agacement, d’une façon un peu grossière, se leva et tenta ce qu’il estimait comme étant son dernier recours : il imita d’une façon puérile et exagéré les pleurs soutenus de son enfant, la singeant avec forces de mimiques méprisantes.

Son action eut pour seul effet de faire redoubler l’intense douleur de la petite brune dont les larmes tombèrent avec plus d’assiduité, débordant de ses yeux noyés d’eau et dévalant sur ses joues lisses, dont le liquide qui coulait dessus avait dilaté les pores et rendu sa peau de bébé rugueuse, là où ses larmes ne semblaient jamais vouloir se tarir. Une seule conclusion s’imposait à ce triste spectacle : Maxine Oz Walter souffrait intensément de décevoir son géniteur, mais sa sensibilité exacerbée ne savait la faire réagir autrement.

Des hoquets de douleurs la secouèrent et elle tenta plus fort de se retenir, par tous les moyens possibles. Des bruits étranglés sortirent, à moitié piégés, de sa gorge nouée et elle garda les yeux résolument ouverts, pour tenter de retenir les larmes qui voulaient s’échapper. Sa poitrine, celle d’une enfant de cinq ans à peine, encore plate tressautait au rythme de ses sanglots déchirés et contenus tant bien que mal. Merlin, ce qu’elle avait mal, les poumons lui brûlaient et son cœur semblait se résorber sur lui-même, comme occupé de devenir aussi sec qu’un un raisin dur.

    OZ ▬ « Pardon, papa. J’ess – saie. »

Les larmes avaient cessées et sa peau semblait tirer douloureusement là où le sillon de ses larmes séchait enfin. Un long gémissement aspiré, signe de son précédent et violent émoi, la secoua et la fit trembler de la tête eu pied, comme une enfant misérable.

    Dr. WALTER ▬ « Essaie plus fort, alors. »

Muette, encore tremblante, mais enfin vide de toute marque auditive de peine, elle se détourna et monta, la mort au cœur, les escaliers jusqu’à sa chambre. Seule, enfin. À l’abri de tout. De lui. Et marquée par cet échange bref mais intense, résultat d’une quelconque dispute entre un père et sa fille, afin que le premier puisse éduquer la deuxième à son avenir.



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MessageSujet: Re: ♦ « I'm on the right track, yeah I'm on to a winner » ec.   Jeu 20 Aoû - 4:21



chapitre i : le tiède, c'est le chaud plus le froid moins le scepticisme

Quand on a un père aussi exigeant que l’était le mien, on a deux solutions : soit on se purge de tous ses sentiments, on devient froid et presque transparent, trop inhumain, soit on reste qui l’on est. J’ai choisi la seconde option et je n’ai, par conséquent, jamais changé de ma vie. J’étais trop fière pour changer, simplement parce qu’il le voulait. Par contre, je n’ai jamais cessé d’évoluer et cela, ça a plu à mon père. Je suis restée émotive, brûlante de vie, dans la joie ou le malheur. Mais j’ai appris à insuffler des nuances à mon comportement.

Un air gai et léger traversait le couloir. C’était une chanson à l’origine, mais la fille ne savait pas chanter. Elle taisait donc les syllabes et fredonnait dans un murmure timide la mélodie de sa chanson. Sa voix, fluette, rebondissait parfois sur les murs glacés du corridor et lui revenaient tellement atténués que c’était, de toute faon, comme si l’écho n’avait jamais existé.

Elle avançait à un bon rythme, sautillant parfois dans son élan. Un regard étranger aurait pu croire que l’enfant essayait à chaque fois de s’envoler en bondissant, mais qu’elle se rétractait à la dernière seconde, parfaitement consciente que cela lui était impossible. Maxine n’avait pas d’ailes comme les oiseaux et elle ne pouvait pas s’en procurer. Bien sûr, il existait les balais, mais ce n’était pas assez extraordinaire pour Oz qui rêvait davantage d’être Magicienne que sorcière, pour plus de fantastique.

Ses pieds nus tapaient contre les dalles froides à intervalle régulier. Des picotements froids remontaient le long de ses chevilles jusque dans ses mollets. La lumière crue et impersonnelle du néon fixé au plafond éclairait et rendait presque transparente la pâleur maladive de son visage ovale, de ses mains et de ses pieds découverts et de sa gorge d’agneau. Le contraste entre sa peau pâle et ses cheveux brun acajou faisaient ressortir la beauté éthérée de ce petit être fragile.

Sa course ralentit doucement et son bras s’élança pour pousser la porte du salon qui, en s’ouvrant, claqua sur le mur intérieur de la pièce que Maxine pénétrait. L’éclairage se modifia, devint plus sombre, baignant le salon de gris nuancé de bleu. Le soir avait commencé à engloutir la maison de la fille. Elle courut, presque, sur le grand divan en coin de cuir noir et plongea dedans la tête la première, entre deux coussins de dossier.

Elle savait bien ne pas avoir le droit de sauter dans le canapé, cela lui avait été expressément interdit par la figure parentale. Mais ce qui ne faisait pas de mal à la petite Maxine ne pouvait pas en faire à quoique ce soit. Du moins, était-ce la conception que la fillette avait faite en elle-même du bien et du mal, sans pensée égoïste, seulement avec naïveté. Le mal était partout, il mangeait le jour pour s’imposer au monde dans un somptueux manteau de ténèbres. Il était dans chaque ombre, derrière la lumière. Dans chaque cœur, juste en-dessous de la bonté et la chaleur. Car le froid est la condition la plus logique pour que le chaud ait une raison d’exister. Alors Oz les embrassait tous les deux, les acceptait sans les aimer l’un plus que l’autre. Et pour une gamine d’à peine dix ans, elle avait une perception anormalement accrue de ce qui était bon ou mauvais.

Elle s’assit difficilement, se contorsionnant contre ses propres bras et jambes afin de trouver une position agréable. Les quelques saletés sur la plante de ses pieds vinrent se déposer sur le cuir. La brune le remarqua, eut un instant de honte, pressentant bien qu’elle venait d’aller à l’encontre des ordres de la bienséance – mot qu’elle n’aurait alors pas dû être apte à comprendre – mais se ravisa bien vite.

Ses petites mains coururent sur le fauteuil à la recherche de la télécommande. En même temps, elle appréciait le grain doux et à peine disjoint du cuir. Son nez retrouvait parfois les coussins où il pressait sa tête, donnant l’impression de vouloir se cacher à l’intérieur du meuble. Maxine en aimait l’odeur particulière et adulte. Mais elle ne trouvait pas l’objet convoité et ses gestes se firent alors désordonnés. Il y avait dans le chemin que traçaient ses paumes une urgence dont la petite se rendait à peine compte. Une exigence : que tout lui parvienne, vite et bien.

Le silence tout relatif de sa maison la mettait mal à l’aise, comme lorsqu’elle était disputée par son père. Mais de silencieux, il n’y avait en vérité que la comparaison de faite entre maintenant et les instants où ses parents étaient présents, ainsi que sa sœur. Ici, elle entendait le lointain bruit répétitif de la machine à laver magique qui tournait sur elle-même et brassait leurs vêtements. Il y avait également le bruit discret des appareils électriques, aménagés spécialement pour leur maison sorcière, et le grincement quasi imperceptible de la télévision éteinte.

Dans le noir qui augmentait à mesure que le soleil chutait derrière les collines, les lumières de la chaîne hi-fi, du lecteur DVD, de la télévision et du téléphone devenaient de plus en plus brillantes et agressives. Quelques points disparates de lumière qui inquiétaient Maxine tout en la fascinant, exactement à l’image de ce qu’elle ressentait pour le Bien ou pour le Mal. Et cette télécommande qui ne réapparaissait toujours pas !

La fille s’assit enfin calmement à l’endroit où le canapé se pliait pour former un angle droit et épouser la forme de la pièce. Elle ramena ses genoux contre sa poitrine et y déposa sa tête lentement, son menton se pressant contre l’os saillant de son genou droit. Ses yeux chocolat étaient ouverts sur l’écran noir et vide du téléviseur. Elle enroula ses bras autour de ses tibias et ne bougea plus.

Le noir avait pratiquement englouti toute la pièce et le son ténu d’un doux vent à l’extérieur la fit frissonner sans qu’elle ait besoin d’en ressentir la caresse glacée. La frêle Maxine avait trop d’espace pour elle seul. Dans un sens, c’était une chance, une aubaine inespérée. Maxine rêvait toujours d’éclat et de gloire. Elle désirait briller. Mais tout ce vide l’angoissait. Avoir un espace pour elle seule, où elle pourrait briller n’avait de sens que si on s’occupait d’elle, que si elle aimait des gens et qu’ils le lui rendaient au centuple. Soudain, un petit pop, caractéristique du transplanage retentit plus loin dans la maison.

Ragaillardie, Maxine sauta prestement du fauteuil et effaça rapidement les petites crasses déposées sur le cuir. Elle masquait les preuves de ses méfaits. Pas grand-chose, certes, mais quelque chose qui, mine de rien, manifestait de sa méticulosité, de sa tendance perfectionniste mais surtout de sa connaissance de ce qui, en théorie, était bon ou mauvais et de sa capacité à le mettre en pratique pour que, aux yeux du monde, elle ait l’air de suivre ce canevas oppressant. Un geste innocent, pas même prémédité. Simplement la leçon que son père lui avait enseignée : donner aux autres ce qu’ils voulaient sans jamais avoir à changer qui l’on est.

Elle traversa à vive allure le salon et se retrouva dans le hall où elle se précipita dans les bras de sa sœur jumelle, Charlie. A cette époque, elles étaient encore inséparables. Et Maxine se sentit infiniment soulagée : sa famille était rentrée du goûter d’anniversaire où Charlie avait été invitée. Maintenant, Oz avait un publique pour admirer ses illusions candides, mais aussi des êtres chers à serrer sur son cœur. Et cela, c’était bon.

    OZ ▬ « Tu m'as manqué, Charlie. C'est vide sans toi, ici. »

Et il n'y avait rien de plus vrai dans le cœur débordant d'affection de la petite Walter. Elle adorait sa sœur, sincèrement, mais chérissait aussi sa présence, qui révélait l'éclat de Maxine. Briller, pour quoi faire, si personne ne vous voit ? Aimer, à quoi bon, si personne ne veut de vous ? Il fallait s'adapter, jouer au plus malin et, sans jamais avoir mis de mots là-dessus, Maxine l'avait très bien compris.

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MessageSujet: Maxine deux   Jeu 20 Aoû - 4:21



chapitre ii : la vie en plus grand ou en plus petit

Tous ces efforts pour essayer de devenir plus pragmatique ont tout de même ébranler mon psychisme. Aujourd'hui, j'ai une certaine tendance à l'exagération. Je suis bourrée d'angoisses, à m'en faire grincer les dents. Cependant, je ne regrette pas d'avoir emprunté ce chemin, car j'ai également gardé mon côté plus gai et si je connais la peur, je suis aussi bien plus familière que beaucoup de gens par rapport au bonheur. Je cours après lui comme un papillon vole après une étincelante lumière. Je veux briller.

♦️

Folle d'angoisse et en sueur, Maxine se réveilla dans sa chambre, indemne, oppressée par le noir et étouffée par la solitude.

♦️

Maintenant qu’elle avait seize ans, rien n’avait changé comparé à ses dix ans : l’énorme majorité des nuits de la jeune femme étaient toujours peuplées de cauchemars illogiques qui faisaient fuir le sommeil de la brune et la rendait terrifiée à la simple idée de poser la tête sur son oreiller. Aussi fut-elle redressée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, droite comme un « i » dans son lit aux draps blancs et légers. Elle sentit que quelque chose coulait dans son dos et se rendit compte qu’il ne s’agissait que de sueur et non de sang, comme elle l’avait cru en se voyant assassinée au couteau dans son rêve – comme dans beaucoup d’autres aux scénarios toujours différents.

Cet état trahissait la tendance naturelle qu’avait la demoiselle à s’imaginer des scénarios catastrophes, à exagérer l’existence, en bien ou en mal et à se placer automatiquement en personnage principal dans des histoires aberrantes. Ce n’était pas un mal et la demoiselle n’en était même pas coupable, puisqu’elle n’avait pas conscience de rechercher désespérément l’attention des personnes de son entourage par le biais de l’exagération, de la tragédie ou du rire outrancier. Et, dans un sens, Max était bel et bien la victime de son délire : angoissée à en devenir insomniaque, perturbée au point de ne pas tolérer beaucoup d’amour dans sa vie et de pourtant le rechercher avec ardeur, elle en était presque pitoyable, à certains moments. Ces faiblesses omniprésentes dans sa vie contrastaient infiniment avec sa force de caractère coutumière et étaient pourtant des composantes intrinsèques de celle-ci.

Elle en était même tellement affectée, que postée là, immobile sur son lit, les mains posées sur sa couette à hauteur de ses genoux, d’anciennes douleur d’enfant ressurgissaient. Des craintes du noir et des bruits de la nuit, du vent qui fait bouger la porte du placard et crée un léger bruit sinistre qui réussit presque à persuader la jeune femme qu’un inconnu était caché là, dans sa penderie. Et la demoiselle avait atrocement conscience de son souffle précipité qui trahissait sa présence. Oh, Merlin, l’homme était-il là pour la tuer ? Non, mais bien sûr que non, puisqu’il n’y avait pas d’homme dans sa chambre. Elle était seule et n’avait rien à craindre. Ses parents étaient riches, des sorciers hors-pairs et ils avaient toujours protégé leur demeure. Et, rationnellement, la douce Maxine savait cela. Elle le savait vraiment. Mais pourtant, tous ses arguments irréfutables s’envolaient comme des brises, passagères, à l’arrivée de l’idée que, peut-être bien, quelqu’un attendait ici après elle pour la tuer, comme dans ses cauchemars. C’était une crainte ridicule et elle le savait.

Mais rien à faire. Avec des gestes saccadés, précipités, car elle avait peur de perdre une seconde précieuse et de devenir vulnérable, la jeune fille se pencha dans l’immense lit et tâtonna sur sa table de chevet pour trouver sa baguette magique. Ne la trouvant pas immédiatement, elle paniqua, émit un glapissement stupide, redoubla d’angoisse à l’idée qu’un hypothétique intrus ait pu l’entendre et se souvint brusquement qu’elle dormait depuis plus de deux ans avec sa baguette sous son oreiller. Elle se redressa difficilement, ses gestes étant rendus maladroit par la peur, et plongea sa main sous le coussin léger et doux et attrapa finalement le morceau de bois. Son premier réflexe fut de la brandir devant elle, comme une épée. Exagération.

Son second, de ramener la lumière dans ce monde de Ténèbres.

    OZ ▬ « Lumos. »

Mais cela ne la rassura pas le moins du monde. Le jet de lumière magique qui transperçait la noirceur provoqua des ombres difformes et inquiétantes partout dans sa chambre, enflammant l’imagination de la demoiselle qui, à moitié trébuchante, à moitié pleurant sous l’intensité de sa peur, se redressa hors de son lit, après s’être brièvement débattue contre les couvertures. Son dernier réflexe fut cependant le bon, celui qui la rassura un tant soit peu.

    OZ ▬ « Hominum revelio. »

Il ne se passa rien. Pourtant, la demoiselle ne fut pas entièrement convaincue non plus. Elle aurait très bien pu mal lancer le sort ou qui sait, une autre connerie du genre. Et tout en sachant pertinemment que ce n’était pas vrai, la peur réussit tout de même à se ré infiltrer dans son esprit embrumé d’angoisse. Toutefois assez enhardie par le résultat de son sortilège, la demoiselle osa trottiner à toute vitesse vers la porte de sa chambre, faisant claquer en de petits pas ses pieds nus sur le parquet brillant étrangement à la lueur de sa baguette. Elle traversa la pièce à toute vitesse, ouvrit la porte avec fracas et déboula dans le couloir sans prendre la peine de refermer la porte, se précipitant vers le seul lieu de la maison où elle pourrait se sentir en sécurité, désormais que la peur étreignait son cœur : le salon.

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