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 la boite à mascarade, pv.

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Brighton Ray Carrington

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Messages : 39
Date d'inscription : 20/08/2009
Pseudonyme : emiche.
Playlist : the pointer sisters - i'm so excited
Humeur : so tired

Feuille de personnage
Relations:
Patronus: un sombral.
Année ou profession: 7ème année

MessageSujet: la boite à mascarade, pv.   Mer 26 Aoû - 20:53

    L'après c'est toujours moins bien que l'avant. Avant on espère, on aspire, on se langui. L'après on regrette, on se désespère, on se dit : "plus jamais". Et on recommence. Pour l'avant, pour le présent. Mais le problème c'est qu'il y a toujours un après. C'est une boucle, un cycle sans fin. On se prépare, on fait la fête, on se réveille. C'est le réveil le plus dur, on est quelque part, avec quelqu'un et on n'a aucune idée de comment on est arrivé là. Alors on prend ses affaires le plus discrètement possible en espérant ne pas réveiller le quelqu'un pour ne pas avoir à lui faire face (les amants d'une nuit collant c'est ce qu'il y a de pire). Puis on se barre, par lâcheté ou peut être juste parce qu'on a envie de prendre une douche. C'est plus pour la seconde option que je suis en train de me barrer de cette chambre. Je ramasse mon jean et mon T-shirt que j'enfile sans prendre le temps de passer mes dessous, que je ne suis même pas sûre de retrouver dans tout ce bazar. C'est dans ces moments là qu'on prie pour ne pas tomber sur un prof qui vous fera passer un sale quart d'heure pour non respect des codes vestimentaires de l'école. Depuis quand je respecte les codes ? Jamais. Une fois dans mon dortoir, la première chose que je fais, c'est passer à la douche. Petit intermède musical pour vous aider à tenir et parce que ce n'est pas très correct d'espionner une fille sous la douche, à part bien sûr si vous êtes très beau, là je vous invite à me rejoindre sur le champ. Une fois fini je passe l'uniforme règlementaire. Le coton de la chemise gratte ma poitrine nue (les soutiens gorge sont des entraves à la liberté de mes seins, et j'aime la liberté) et les chaussettes sont une atteinte à la mode, mamy chanel se retournerait dans sa tombe. Une fois les trucs de filles faits, je sors un peu de poudre d'ange pour me mettre en forme pour le reste de la journée. Un autre putain d'intermède musicale, et oui la censure est présente partout, c'est pour ne pas choquer les plus jeunes, comme si j'en avais quelque chose à foutre des plus jeunes ? Rien.
    La journée est bien entamée, tout comme mon cerveau, quand je décide de sécher tout le reste de l'après-midi pour aller au parc. C'est tellement bien de se dorer la pilule sous un ciel nuageux et de s'en griller quelques unes (vous l'avez bien compris, "quelques" est un euphémisme). J'aime regarder les petits moutons se promener, le pif en l'air et paf le corps par terre. J'aime sentir la fraîcheur du vent sur ma peau (c'est là que ne pas porter de soutif prend toute sa dimension). Je fais des ronds de fumer et c'est tellement drôle. Les petits plaisirs de la vie sont les plus simples. Ceux qui me regardent en ce moment même doivent me prendre pour une tarée. Et c'est en quelque sorte ce que je suis. Complètement jeté, siphonnée du bocal, j'ai une araignée au plafond ect...Mais j'adore perdre la boule, j'adore sentir s'échapper le peu de raison qu'il me reste. Elle file entre mes doigts comme le sable fin à la mer. Et je ne peux en retenir le plus petit des grains. C'est triste mais c'est la vie. A partir d'un certain âge (généralement très avancé), on commence à devenir fou, car la vie nous a usé jusqu'à la corde. Et même si je n'ai pas 80 ans, je me sens si vieille. Quand je me vois dans le miroir, je vois toutes mes rides, toutes ma laideur. Je vois le vestige de ma beauté passée, je vois mon âme en lambeaux. Mais trêve de blabla, je sens déjà l'herbe s'affaisser à côté de moi. Pas besoin de tourner la tête. Clay, je connais son odeur, je connais son corps, je connais sa chaleur et j'explore son âme. Sa respiration est hachée, ses mains tremblent. Soit il est anxieux, soit il est en manque. les deux je dirai. Je me relève et le regarde, sans un mot je pose mes lèvres sur sa joue en signe de bonjour. Je n'ai pas besoin de lui parler, pas maintenant en tout cas. Ça briserai la beauté de l'instant. Ma voix couvrirai le son de son cœur. Un murmure transperce ses lèvres pour s'échouer dans le vide, il ne sait pas quoi dire. Après tout, la dernière fois qu'on s'est parlé, je l'insultais tout en le giflant. Normal qu'il ne sache pas quoi faire. Quoi qu'il me déçoit un peu, je pensais qu'il réagirait autrement.


    "Clay. Tu es perdu je le vois bien. Avant de m'expliquer sur mon comportement (il sait très bien que j'ai horreur de m'expliquer, d'où sa surprise) je vais d'abord te parler de quelque chose. Je voudrais te poser une question Clay, je peux ? (question rhétorique, je le ferai quand même) Bien sûr que je peux. Est-ce que tu as déjà sentit la vie sortir de ton corps ? Oui tu vas sans doute me répondre. Si un jour comme moi tu as tenté de te supprimer tu as déjà eu ce sentiment. Mais je te parle d'autre chose. Je te parle de l'âme, est-ce que tu as déjà sentit ton âme mourir ? Moi oui. Je l'ai vu s'échapper de mon corps sans pouvoir la rattraper. Je l'ai vu me narguer et me quitter. A cause de toi en plus. Enfin presque. Tu comprendras que je t'en veuille. Je t'en veux toujours d'ailleurs et cette fois ci ton regard de chien battu et tes suppliques n'y changeront rien. Entre nous ça ne sera plus jamais pareil. Parce que tu as contribué à mon meurtre mental. Ce que je me demande maintenant c'est pourquoi Clay ? Je t'aurai tout donner, j'aurai fait ce que tu voulais mais pourquoi me la prendre ? C'est la seule chose que je possède, la seule chose que je supporte et que j'aime. Et j'avais l'impression que c'était réciproque...jusqu'à toi."

    Je me tais, j'ai envie de vomir. De pleurer aussi, mais tu ne verras pas mes larmes Clay. Je ne t'offrirai pas ça. Je t'en veux mais je sais que ce n'est pas ta faute. Tu n'y es pour rien, c'est moi. Je n'aurai pas du t'embrasser devant elle. Je n'aurai pas vu son regard blessé, je n'aurai pas vu la haine qu'elle me jetait à la figure. Elle te voulait toi, pas moi. Alors j'ai continué à t'embrasser dans ce couloir, au milieu de tout le monde et tu t'es laissé faire. Parce que tu ne peux pas me dire non, tu ne peux pas me résister. Puis elle est partie et je t'ai giflé, je t'ai craché ma tristesse au visage. A cet instant plus que jamais auparavant, j'aurai aimé mourir, ne faire qu'un avec le sol. Être 6 pieds sous terre ne m'avait jamais paru aussi attirant. Je vous ai fait souffrir, tous les deux. Mais je ne suis bonne qu'à ça de toute façon. Vous le saviez, tous les deux, mais vous êtes resté. Pour combien de temps encore. Chaque secondes avec vous me sont comptées. Mais tu ne fais pas le poids contre elle, alors si pour la garder je dois te perdre, je le ferai sans hésitation. Et si pour qu'elle soit de nouveau mienne je dois te tuer, je te tuerai. Mais je t'aime Clay, peut être trop. Et c'est ce qui va me perdre. Ce n'est pas de l'amour bien sûr, c'est pire.

    "Tu me pardonnes Clay ?" (Bien sûr que tu vas le faire, et c'est pour ça que je te hais.)


Dernière édition par Brighton Ray Carrington le Jeu 27 Aoû - 11:43, édité 2 fois
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N. Clay Appletown

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Pseudonyme : rage.

MessageSujet: Re: la boite à mascarade, pv.   Mer 26 Aoû - 21:50

    « Je n’aime pas faire de mal aux gens. Le sadisme n’est pas ma passion et même tuer des mouches me répugne. Pourtant, je suis violent. Je le sais, c’est en moi depuis toujours. J’ai toujours résolu mes problèmes par la violence, par le sang et la rage. J’ai certainement du blesser des gens dans ma vie, certainement du leur dire des choses désagréables, mais c’était la haine qui parlait, cette haine qui me noie. Je me complais dans ma propre haine. N’est-ce pas pathétique ? Je suis comme ça malheureusement. Mais Brighton, elle, je ne désirais pas la blesser, je ne désirais pas la mettre à mal. Et j’aurais du comprendre que Brighton se détruisait au travers moi, j’aurais certainement du le voir, m’en apercevoir un jour. Mais je n’ai rien fait pour l’en empêcher. Parce que c’était plus simple, parce que j’étais lâche, certainement. Mais Brighton est la seule personne à qui je ne peux dire non. Ce simple mot en trois lettres, un des premiers mots que l’on prononce lors de l’enfance, je ne pouvais le dire. Il ne voulait pas passer la barrière qu’étaient mes lèvres. Et cela, je le regrette Brighton si j’avais su que cela te conduirait à ta perte... »



    Le parc, dans cette après-midi nuageuse. L’école ? Non, il ne veut pas y aller. Et comme un enfant, Clay veut aller dans le parc. Parce qu’il sait qu’à cette heure-ci de la journée, il y trouvera forcément Brighton Ray Carrington. Il retrouvera sa beauté transcendante. Il la retrouvera elle. Et en cette après-midi, c’est ce que Clay veut.
    Qu’il est agréable d’être dans le parc à cette heure-ci. Les dirigeants de cette école sont bien cruels d’y avoir placé des heures de cours, car ils croient injustement que les élèves ne savent pas apprécier les quelques bonheurs qu’ils peuvent avoir, comme si rien n’avait d’importance par ici. Nouvelle cigarette que le serpent coince délicatement entre ses lèvres. Il l’allume mais ne s’en rend pas compte. Son esprit doit être perdu, ailleurs, loin. Il sent une brise fraîche qui s’engouffre dans ses cheveux, qui caressent amicalement son visage. L’intérieur l’oppresse, il n’arrive pas à y respirer, comme lorsqu’on vous compresse les cotes, que vos poumons s’affaissent. A l’extérieur, ce sentiment se dissipe, ce qui soulage le jeune homme. Soudain, il aperçoit près du lac, étendu dans l’herbe, une masse de cheveux bruns et un corps parfait. Il veut savoir, il aimerait savoir, c’est un besoin de savoir pourquoi, pourquoi la jeune femme a agis comme cela, pourquoi elle l’a giflé en public. Peu importe s’il a eut mal, s’il a subit une humiliation. Qu’est ce qu’il peut s’en foutre. Il désire juste savoir pourquoi, pourquoi Brighton a agit de la sorte. Pourquoi. Ses mains tremblent lorsqu’il s’assit à ses cotés dans le silence. Il attend qu’elle parle, et en même temps il redoute ce moment. Et il a l’esprit clair, alors qu’il aimerait être dans un autre état, dans un état d’euphorie parfaite, de bonheur illusoire, un état d’extase que seule la drogue peut lui procurer.
    Nouvelle cigarette. Birghton se tourne vers lui, l’observe de ses yeux si troublants et dépose un baiser sur sa joue. Personne n’a parlé depuis quelques minutes. Elle sait qui est assis à ses cotés, Clay en est certain. Il s’agit de Brighton, cette fille si particulièrement détruite. Brighton est comme une ruine, détruite mais tellement belle, d’une beauté qu’apporte la destruction. Un jour, on avait demandé au serpent si la destruction pouvait être belle. Voila la preuve. Brighton. Elle n’était pas seulement belle naturellement, sa destruction la rendait encore plus sublime. D’une beauté abîmée, cassée, brisée mais tellement plus sublime que toutes les filles sur papier glacé.


    "Clay. Tu es perdu je le vois bien. Avant de m'expliquer sur mon comportement je vais d'abord te parler de quelque chose. Je voudrais te poser une question Clay, je peux ? Bien sûr que je peux. Est-ce que tu as déjà sentit la vie sortir de ton corps ? Oui tu vas sans doute me répondre. Si un jour comme moi tu as tenté de te supprimer tu as déjà eu ce sentiment. Mais je te parle d'autre chose. Je te parle de l'âme, est-ce que tu as déjà sentit ton âme mourir ? Moi oui. Je l'ai vu s'échapper de mon corps sans pouvoir la rattraper. Je l'ai vu me narguer et me quitter. A cause de toi en plus. Enfin presque. Tu comprendras que je t'en veuille. Je t'en veux toujours d'ailleurs et cette fois ci ton regard de chien battu et tes suppliques n'y changeront rien. Entre nous ça ne sera plus jamais pareil. Parce que tu as contribué à mon meurtre mental. Ce que je me demande maintenant c'est pourquoi Clay ? Je t'aurai tout donner, j'aurai fait ce que tu voulais mais pourquoi me la prendre ? C'est la seule chose que je possède, la seule chose que je supporte et que j'aime. Et j'avais l'impression que c'était réciproque...jusqu'à toi."



    Le jeune homme était abasourdi, quelques peu étonné et en même temps choqué. Il ne savait que répondre. Lui-même ne savait pas s’il avait une âme ou non, alors comment aurait-il pu savoir si elle s’était enfuie ? Si celle-ci s’était éclipsée, elle l’avait fait s’en même qu’il ne s’en rende compte. Mais qu’était une âme ? Comment aurait-il pu le savoir ? Oui, il avait déjà senti que son corps le lâchait, refusant d’aller plus loin avec lui, et ses dernières forces passaient souvent à essayer de convaincre celui-ci. Tentatives infructueuses.


    " Tu me pardonnes Clay ? "


    « De toute façon, tu connais déjà la réponse non, Brighton ? Evidemment. Comment pourrait-il en être autrement ? Je ne sais faire que ça. Et pour ta question de tout a l’heure, à laquelle je n’ai pas répondu, c’est parce que je n’en suis pas capable, parce que ma réponse serait indigne de toi. Je ne sais que dire. Je ne sais que faire. Malgré ce qui est arrivé, malgré tout ce que tu pourras me dire, je serais toujours dans une sorte de bonheur à tes cotés. C’est tellement plus que des mots…Je ne voulais pas te prendre ton âme, si nous en avions unes, et je t’aurais donné la mienne en remplacement si j’étais sur et certain d’en avoir une…Mais je ne sais pas. Mon esprit est sûrement trop étroit pour que j’aie cette certitude. »



    Une nouvelle brise souffla dans leurs cheveux. Clay ne bougea plus. Troisième cigarette, comme ci cela changeait quelques choses. La troisième en compagnie de cet oiseau de nuit qu’était Brighton.

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