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 alright. pv

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N. Clay Appletown

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MessageSujet: alright. pv   Mer 26 Aoû - 15:36




« all is alright. Tout va bien, tout est parfait dans le plus beau des mondes. Et si vous avez de la chance, vous verrez une étoile filante en plein jour. Je plaisante. »
the subways, alright.





    D – AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !


    Et oui, comme tous les matins depuis des années, Dave hurlait toujours en s’apercevant dans la glace. Quel con, pensa Appletown en se retournant dans son lit. Il voulait se rendormir profondément. Il ne voulait pas aller apprendre des trucs à la con pour manier une baguette. C’était tellement risible qu’il en riait presque.



    D – C’est l’heure mec, on va être en retard.


    Une vingtaine de minutes s’étaient écoulées. En effet, ce pauvre Clay allait être en retard. Il eut tout juste le temps de se préparer un café et de fumer une cigarette avant de récupérer son sac et de monter dans le hall. Il n’avait croisé ni Jean, ni Natasa. Pourquoi il pensait à cette stupide et égocentrique Carrington ? Etait-il un connard fini ? Il avait la grande sœur, il lui fallait en plus la plus jeune. Mais elle était différente. Chiante, agaçante au plus haut point, mais différente. Elle sortait du lot pour envahir la tête du serpent.
    Sortilèges dès le levé, l’horreur incarnée. Clay en avait marre d’étudier pour faire bonne figure, faire croire au monde magique qu’il était un bon petit soldat respectueux et obéissant. Merde. Les élèves n’étaient pas du bétail non plus. La révolte tiraillait ses entrailles mais comme à son habitude, il fut vite lassé. Il était peut être stupide mais pas assez pour qu’on donne l’occasion de le priver des quelques libertés qu’il avait, c’est-à-dire la défonce et les filles.
    Sonnerie, délivrance.



    B – Face de rat !

    C – Eh, Blaise ! Alors ?

    B – Tout est opé’, merci mec. Voila.


    Blaise donna un paquet en carton à Appletown. Celui-ci le fourra dans son sac rapidement. Voila, un sourire, rare chez lui, vint éclairé son visage. Il donna une tape amicale sur l’épaule de Blaise. Ce type était le plus doué de Poudlard dans son domaine et Clay lui faisait confiance depuis pas mal de temps. Il fallait bien se distraire dans cette fichue école, maintenant que gentil Potter s’était fait la malle, il n’y avait plus d’histoires invraisemblables et de chambre secrète. La masse indistincte d’élèves se précipitait pour aller se nourrir, cela le dégoûta. Quelle bande de cons, n’arrêtait-il pas de se répéter. A la place, avec ce que lui avait filé Blaise, il allait pouvoir s’amuser un peu. Il prit donc la direction des toilettes de notre chère mimi, pour aller faire une petite escapade dans les toilettes ou jamais personne ne va à cause du fantôme. Mais la pauvre mimi voguait un peu partout dans le château depuis que son potter s’était tiré.


    Enfin, Clay atteignit le troisième étage. Un coup à gauche, puis le couloir de droite et on se retrouvait face à une porte close que le jeune homme poussa négligemment, sans s’en soucier. Il n’avait pas croisé Brighton. Il aurait bien aimé la voir aujourd’hui. Et heureusement, il n’avait pas croisé Jean, la cadette. Elle lui aurait encore envoyé un pic dans la gueule et lui aussi de toute façon. Il avait évité de la voir, espérant qu’elle disparaîtrait de son esprit. Evidemment, non. Moins il la voyait, plus elle semblait prendre de l’importance dans sa tête. Ses cheveux corbeaux voletant dans la brise. Arrête Clay. Son petit corps parfait, son odeur, son attitude boudeuse. Tout cela s’insinuait dans ses veines plus vite encore que la came. Vite, ouvre ce paquet en carton. Il le sortit de son sac et l’ouvrit sans précaution. A l’intérieur de ce paquet se trouvait un minuscule sachet plastique rempli d’une poudre blanche très fine. Un sourire dévastateur s’afficha alors sur le visage du serpentard. Il jeta par précaution un regard dans la pièce, vérifiant que personne ne se trouvait à proximité. Il n’avait pas réalisé que des bruits de pas retentissaient au loin.


    Il se précipita dans une cabine. Ah, merci femmes d’avoir créer des chiottes où l’on reste à l’abri des regards. Il poussa simplement la porte mais ne la ferma pas à clé. Il abaissa la cuvette des toilettes, nettoya à l’aide de sa baguette la surface et déversa un tas de poudre blanche et immaculée comme de la neige qu’il forma en ligne. Ca, c’était de la bonne neige. Il prit un billet de cents livres et le roula en un tube. Ensuite il inspira et la poudre disparut. Il renifla et rangea le matériel si précieux. Enfin il sortit du cabinet de toilette et s’alluma une cigarette. Tout allait bien mieux maintenant. C’était peut être une illusion, peut être de la pure foutaise de penser que cela arrangeait le moindre problème, mais qu’est ce que cela faisait plaisir. Il ne remarqua pas l’aura qui se dégageait et la personne qui l’observait près des lavabos. Il ne remarqua pas ses cheveux soyeux couleur corbeau. Et elle était là. Elle. Hope Jean Carrington.

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H. Jean Carrington

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MessageSujet: Re: alright. pv   Mer 26 Aoû - 17:56

    Finalement, le cours de potion n’avait pas été si ennuyeux que ça. Heureusement, me diriez-vous, car c’était là l’un des seuls cours appréciés par J. La consigne n’avait pas été bien difficile : créer la potion d’Amortentia, l’un des plus célèbres et puissants filtres d’amour. La vipère s’était attelé à la tâche non sans une certaine nonchalance mais avait finit par se prendre au jeu et, la compétition étant rude dans ce genre de cours, avait fait tout son possible pour créer la meilleure potion de la classe. Ce n’était pas quelqu’un qui était du genre à se démener pour parvenir à ses fins mais elle avait tout de même sa fierté, et l’idée de battre à pleine couture les autres Serpentard ainsi que ces malheureux Poufsouffle ayant cours avec eux était loin d’être déplaisante. Au final, sa détermination avait porté ses fruits et sa potion avait été félicitée par le professeur Rogue, chose étonnante d’ailleurs, lui qui n’émettait que de rares commentaires sur les potions de ses élèves, sauf pour les humilier et donc dénigrer leur talent dans son cours. C’était donc avec un sourire plein de fierté qu’elle avait quitté son cours. Solitaire, la belle n’attendit personne et fonça vers la cuisine chercher quelque chose à grignoter, car il n’était peut-être que dix heures et demi, mais elle n’avait plus cours avant l’après-midi et le déjeuner était encore trop loin. Chatouillant la poire du tableau permettant d’accéder au refuge des elfes de maisons, la belle finit par entrer. Aussitôt un petit elfe vint à sa rencontre, lui offrant l’un de ses sourires les plus niais tout en lui demandant ce que « cette chère demoiselle désirait ». Elle réclama un fruit et en deux temps trois mouvements la créature partit lui chercher une pomme ainsi que quelques cerises. Elle adressa à son tour un sourire, qui n’avait en réalité que peu de ressemblance avec un véritable sourire, ne prit que la pomme et tourna les talons, quittant déjà le lieu.

    N’ayant rien de particulier de prévu, elle s’attarda un peu dans le hall d’entrée, préférant sa pomme à une énième cigarette. Assise au bord de l’escalier menant aux étages supérieurs, elle observa les élèves se dépêcher pour rejoindre leurs prochains cours. Qu’il était bon de se savoir en sixième année et de n’avoir que peu de cours, et donc beaucoup de temps libre. L’an passé, J. avait passé ses B.U.S.E comme le reste de sa promotion. Au final, le résultat restait mitigé. Bien qu’ayant obtenu de très bons résultats en potions et en sortilèges, la moyenne en métamorphose et en astronomie, les résultats en histoire de la magie, botanique et divination étaient tout simplement déplorables. De ce fait, cette année, elle n’assistait plus à beaucoup de cours, juste les quatre matières où elle avait eu la moyenne. N’importe quel élève de Serdaigle aurait été catastrophé à l’idée de recevoir de telles notes à un examen jugé important, J., au contraire, avait été plutôt heureuse d’apprendre qu’elle avait obtenu plus de B.U.S.E qu’elle ne l’avait jamais espéré. Sa cinquième année avait été, à l’image des premières, chaotique et d’autant plus au niveau des cours. Aujourd’hui, pourtant, elle pouvait afficher un sourire satisfait devant des professeurs qui n’avaient jamais cru en elle. Encore une nouvelle partie de gagnée.

    La belle termina sa pomme et décida d’aller faire un tour au « petit coin » suite à une envie plutôt pressante. Elle gravit donc les marches sur lesquelles elle avait été assise quelques instants plus tôt, et se dirigea vers les toilettes du deuxième étage, ceux que tout le Monde appelait « les toilettes de Mimi ». Eh bien, qu’elle vienne donc la voir, cette pauvre Mimi, la vipère n’avait jamais été pudique. Elle se dépêcha donc, hâtant le pas et arriva enfin dans les toilettes. L’un des cabinets était fermé, les autres étaient libres. Elle fit donc ce qu’elle avait à faire et tira la chasse d’eau. Elle sortit du cabinet et alla se laver les mains quand elle entendit la porte du cabinet occupé, s’ouvrir. Intriguée, la belle jeta un coup d’œil au miroir face à elle, et faillit hoqueter de surprise quand elle vit qui était avec elle, dans cette pièce. Appletown. Alors qu’elle n’avait pas pensé une seule fois à ce garçon de la journée – chose des plus étonnantes - le voilà qui débarquait, comme si de rien n’était. Fronçant les sourcils, elle ferma le robinet et se retourna pour lui faire face. Elle soupira presque en voyant une trainée de poudre blanche sur sa joue. Cet éternel junkie d’Appletown. Elle ne pouvait trop rien dire, elle qui était dépendante à ses cigarettes. Tout de même, c’était bien moins nocif que de la coke. Elle n’allait pas se mettre à jouer aux innocentes pourtant, elle dont le seul but était de se détruire et qui usait de tous les stratagèmes possibles et imaginables pour atteindre son objectif. Elle se droguait aussi, parfois. Le parfois excluant le « toujours », excluant également la dépendance qu’elle pourrait avoir à ce genre de substances.

    J. soupira et s’approcha du garçon. Elle posa quelques doigts sur sa joue et d’un geste délicat, effaça toute trace de poudre blanche. Elle réprima un sourire et recula d’un pas. Elle afficha un air soucieux pour se forcer à rester à sa place et ne pas esquisser d’autre geste dans sa direction.

      J. – « A croire que tu ne peux pas passer une journée sans jouer aux aspirateurs et renifler ta putain de coke. Tu me fais pitié, Appletown. »

    Elle avait choisi d’utiliser son nom de famille, histoire d’installer une certaine distance entre eux. Elle lui jeta un regard noir, la haine qu’elle lui portait était sa meilleure arme, celle qui lui permettait de ne pas penser à lui en tant qu’autre chose qu’à un ennemi. De plus le détester n’était pas si difficile que ça, en réalité elle trouvait ça si simple que c’en était déconcertant. Elle fronça les sourcils et décida d’allumer à son tour une cigarette. La pomme avait fait son effet l’espace de quelques minutes, mais tôt ou tard, elle aurait quand même eu besoin de sa clope – chassez le naturel, il revient au galop. Elle extirpa donc une longue cigarette de son paquet et la coinça entre ses deux lèvres après l’avoir allumé d’un geste expert avec un briquet moldu qu’elle avait trouvé la dernière fois, trainant dans la salle commune des serpents. Elle prit une taffe avant de jeter un coup d’œil au garçon, qui n’avait pas bougé, se contentant de la dévisager. Elle soupira. Visiblement, elle passerait plus de temps dans ces toilettes que prévu.
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N. Clay Appletown

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MessageSujet: Re: alright. pv   Mer 26 Aoû - 20:03


    « Là, je voudrais m’envoler ailleurs, loin, très loin, le plus loin possible. Faire croire au monde que tout va bien, tout est ok. Faire croire que je hais de toute mon âme, si j’en ai une bien évidemment, Carrington. La repousser, la blâmer, la bousiller pour lui faire mal, pour lui faire comprendre. Mais elle a posé cette putain de main sur mon visage, cette main que j’aurais aimé avoir la force de rejeter, que j’aurais aimé brisée. Mais je ne pus rien faire, simplement rester stoïque face à elle. Celle qui m’obsédait par son absence et que je haïssais à ce moment même. Simplement, une autre partie de moi aurait aimé touché ses cheveux corbeaux, et respirer son odeur. Il fallait que je me reprenne, il ne fallait pas que mes pensées se brouillent. Oh, coke de mon cœur, merci d’avoir été là à ce moment précis. »


    Carrington effaça les quelques traces de poudre restantes d’un geste infiniment précis et délicat, avant d’esquisser un sourire, à moins que ce ne soit une hallucination de la part de Clay, ce qui était fort probable. Ils se haïssaient, comment pouvait-elle lui sourire ? Il devait avoir rêvé. Et comme elle était venue, cette idée disparut de son esprit. Il restait de marbre. Que pouvait-il dire ? Allait-elle lancer les hostilités ? A peine cette question fut elle formulée dans l’esprit du serpent qu’elle se concrétisa.



    J – « À croire que tu ne peux pas passer une journée sans jouer aux aspirateurs et renifler ta putain de coke. Tu me fais pitié, Appletown. »


    Elle alluma une cigarette d’une main d’experte tandis que le jeune homme tirait léthargiquement sur la sienne. Clay la dévisageait. Il fallait qu’il se ressaisisse, mais il restait perplexe face l’attitude qu’avait Jean à son égard. C’en était déconcertant pour lui. Son visage passa du statique à une expression d’étonnement. Or, juste au moment où il en avait besoin, l’effet désiré fut ressenti et un sourire ironique se colla sur le visage d’Appletown. Il fallait qu’il joue son rôle à la perfection. Celle qui était en face de lui était une gamine prétentieuse, une de ces vipères haït. Clay la haïssait de tout son être à ce moment précis. Ouais, il arrivait à la haïr. Ce n’était pas plus compliqué que cela. Il suffisait qu’il retourne la situation, qu’il remarque les défauts qui l’agaçaient chez la plupart des personnes de cette école. Cette fille était l’archétype de sa maison, l’archétype de sa sœur. Pourtant, elle lui semblait différente de Brighton, très différente seulement il chassa cette idée. Là, il voulait lui faire comprendre qu’il la détestait corps et âme.


    C – Mais, surgissant de la nuit, voici mini-Carrington. Dis-moi, t’es sortie de ton terrier aujourd’hui ? C’est bien. Maintenant, tu vois, j’ai d’autres choses à foutre que de recevoir les leçons d’une gamine bourgeoise et prétentieuse. N’est-ce pas ce que tu es, Hope ? Ouais, merci maman, je vais dire non à la drogue et retourner à l’école travailler gentiment. Et toi, Carrington, tu vas retourné à tes occupations, c’est-à-dire faire chier ton monde et balancer des conneries et autres ragots vulgaires sur les autres. Parce que oui, Carrington, elle déteste tout le monde. Tout le monde sauf sa gentille sœur Brighton. Mais j’oubliais, Brighton est dans mon lit maintenant. Trouve toi quelqu’un d’autre dorénavant, Hope, va jouer ailleurs.


    Le sourire de Clay restait collé sur sa face. Il ne pouvait l’enlever. Finalement ça avait été plutôt simple. Etait-elle si différente à ses yeux ? Qu’avait-elle de spéciale ? A l’instant présent, Jean Carrington n’avait rien de différent des autres pétasses de Serpentard. Et Appletown était heureux d’avoir pu déverser sa rage sur elle. Ouais, la rage et la haine l’aveuglaient à ce moment présent. Il n’aurait pas de regrets, telle était sa vision de la vie. Regretter ne servait à rien, absolument rien, ça ne faisait pas revenir en arrière. Il voulait la blesser, il voulait lui faire sentir la haine qu’il avait envers la personne abjecte qu’il avait sous les yeux. C’était si facile, si aisé d’oublier qu’elle l’attirait temps, qu’elle revenait souvent dans sa tête, qu’elle l’obsédait presque. Si simple. Merci la dope, pensa Clay. Aurait-il réussit à jouer son rôle à la perfection sans cela ? Là, il n’en était pas certain. Les doigts frais de Jean sur son visage lui semblaient si loin, comme s’il regardait par un voile opaque. Il n’avait pas réfléchi à ses mots, tout était sorti d’un coup sans même qu’il n’eut à le vouloir. C’était peut être mieux ainsi. Peut être qu’ils ne seraient jamais rien l’un pour l’autre, qu’ils ne coucheraient même pas ensemble. Nada. De la pure haine. Mais alors pourquoi, pourquoi son nom revenait incessamment dans l’esprit embrouillé du serpent. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi avait-il songé à elle peu de temps auparavant s’il la haïssait tant ? Clay n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. La vérité est qu’il avait peur. Il avait peur d’elle, peur de lui, peur de ce qu’il pouvait lui infliger. Elle était comme lui, comme s’il n’était que deux parties de la même chose. C’était flippant. Et cela, le jeune et froussard Appletown ne pouvait l’admettre.


    Nouvelle cigarette pour lui. Il fumait clope sur clope, cela l’occupait. Il fixait toujours Carrington, mais son regard était vague, il n’arrivait pas vraiment à la fixer. Comme s’il regardait ailleurs, comme s’il ne pouvait la voir réellement pour ce qu’elle était. Automatiquement, il tira sur sa cigarette. Il attendait sa réaction. Il préparait les armes pour se défendre, il voulait se protéger de sa haine comme elle devait l’avoir sûrement fait. Et pourtant, il était certain que malgré toutes les précautions qu’il prendrait, le venin qui sortirait sous forme de mots de la gracieuse bouche de son adversaire le blesserait. Clay ne pouvait que se préparer à l’affront, tel un boxeur qui encaisserait les coups. Pourtant, il se sentait paisible, comme s’il s’en foutait royalement que cela l’atteigne. Comme s’il se fichait d’être atteint par une fille qu’il haïssait. Quelle étrange sensation. Ouais, il était totalement défoncé.


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H. Jean Carrington

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MessageSujet: Re: alright. pv   Jeu 27 Aoû - 13:16

    Elle l’observait ? Un euphémisme. Elle le dévisageait, son air lointain, son regard vitreux, ses lèvres frémissant légèrement au contact de la cigarette. Elle n’y avait pas été de main morte, certes, et alors ? Ces deux là s’étaient toujours cherchés. Ils se haïssaient, s’écœuraient l’un et l’autre. Elle avait conscience de l’attirance éprouvée à son égard et pourtant celle-ci ne se manifestait que lorsqu’elle ne le voyait pas. L’absence de son image rendait J. brûlante d’impatience de le rencontrer à nouveau, son image la hantait, et quand c’était chose faite, il y avait ces répliques cinglantes, ces mots emplis de haine. Et alors, l’attirance était bien loin, enfouie quelque part à l’intérieur d’elle-même, seule l’aversion comptait. Certains gestes auraient pu la trahir, et pourtant son regard était toujours noir en sa présence. C’était inévitable. Ses qualités laissaient place à ses défauts, si nombreux, et elle ne voyait plus qu’eux, obnubilée par le caractère mauvais du serpent qui aimait à cracher son venin.

    Elle lui avait tendu la perche, elle le savait. Adossée aux lavabos d’un blanc immaculé, la belle ancra son regard dans celui de C., le forçant presque à la regarder. Ah, tu me hais, c’est ça ? Bien, je n’ai jamais dit que je t’aimais. La distraction de la cigarette au bord de ses propres lèvres lui permettait de refouler quelques-unes de ses pensées. Elle s’attendait à ce qu’il lui crache à la figure l’une de ses répliques toute faite. Elle fut surprise par l’imagination qu’eut le jeune homme – sûrement l’un des effets de sa coke.

      C. – « Mais, surgissant de la nuit, voici mini-Carrington. Dis-moi, t’es sortie de ton terrier aujourd’hui ? C’est bien. Maintenant, tu vois, j’ai d’autres choses à foutre que de recevoir les leçons d’une gamine bourgeoise et prétentieuse. N’est-ce pas ce que tu es, Hope ? Ouais, merci maman, je vais dire non à la drogue et retourner à l’école travailler gentiment. Et toi, Carrington, tu vas retourner à tes occupations, c’est-à-dire faire chier ton monde et balancer des conneries et autres ragots vulgaires sur les autres. Parce que oui, Carrington, elle déteste tout le monde. Tout le monde sauf sa gentille sœur Brighton. Mais j’oubliais, Brighton est dans mon lit maintenant. Trouve-toi quelqu’un d’autre dorénavant, Hope, va jouer ailleurs. »

    Elle ne bougea pas d’un cil, resta figée tout contre les lavabos. Bien sûr, au fond, ces mots la blessaient, mais elle ne pouvait pas se permettre de le lui montrer. Elle ne lui ferait pas ce plaisir, ça non. Il était pourri jusqu’à la moelle, ce n’était qu’un abruti défoncé, perdu sans sa coke, sans son tabac, sans sa désillusion. Il avait trouvé tellement de moyens pour tromper son ennui que J. en éprouvait presque de la compassion à son égard. En cet instant, toute attirance s’était envolée, laissant place à une haine sans frontières, de celles, dévastatrices, qui démolissaient tout sur leurs passages. Une haine implacable, inévitable. Elle n’avait qu’une seule envie, lui cracher à son tour son venin ? Ah, ce n’était qu’une gamine bourgeoise et prétentieuse ? Bien sûr. Et lui dans tout ça, il n’était que la victime, celle qui trimait pour avoir ce dont il avait besoin, le pauvre en mal d’amour qui avait finit par sombrer dans la débauche car tel était le destin des pauvres ? Qu’il était con. Il était tout aussi prétentieux qu’elle, arrogant au possible et provoquant dès qu’il le pouvait. Il se prenait pour le nombril du Monde, Clay, celui dont la présence était vitale pour quiconque vivait sur Terre ? Abruti. Abruti violent et sans état d’âme, il ne valait pas mieux qu’elle, quoiqu’il en dise, ils se ressemblaient et chaque défaut qu’il lui trouvait était aussi valable pour lui.

    La belle prit une taffe de sa cigarette, dont elle recracha rapidement la fumée nocive, détruisant à petit feu ses poumons. Elle n’avait pas détourné le regard, au contraire, celui-ci était toujours plongé dans celui du serpent qui lui faisait face.

      J. – « D’une, tu ne m’appelle pas Hope. Je ne te le permets pas, Nigel. »

    Dit-elle d’une voix tranquille, n’appuyant qu’avec insistance sur le dernier mot pour bien montrer qu’elle aussi, avait ses armes, et que si elle refusait de se faire appeler par son véritable prénom, l’ironie de sa vie, elle n’était pas la seule dans ce cas. Elle reprit :

      J. – « De deux, casse-toi. Ouais, casse-toi, si tu as réellement autre chose à foutre que de recevoir mes leçons qui, soit dit-en passant, n’en sont même pas. Casse-toi Appletown, va donc vaquer à tes douces occupations : va donc renifler ta coke autre part, va donc baiser ma sœur, tes putes, puisque tu en as l’air si fier. Tu comprends, je n’en ai strictement rien à foutre. Casse-toi. »

    Elle lui jeta un regard mauvais avant de se retourner et de contempler son reflet dans le miroir. Elle vit le sien également, mais n’y prêta pas plus attention. Sa petite personne était si suffisante qu’elle n’avait pas besoin. Elle se suffisait à elle-même. Elle termina sa cigarette, la consumant jusqu’au filtre ce qui lui laissait un goût amer dans la bouche et qui n’était pas s’en rappeler sa haine envers le Serpentard derrière elle. Elle le méprisait, aurait prit un si grand plaisir à le provoquer en duel. Mais elle devait feindre l’indifférence pour que son petit jeu soit pertinent. Elle jeta la cigarette à terre, l’écrasant d’un mouvement du pied et en trouva une nouvelle au fond d’un paquet presque vide. Elle l’alluma et y goûta. Elle avait beau dire, son tabac calmait ses envies de meurtre et en un sens, c’était mieux pour Appletown. Elle soupira et approcha son visage du miroir placé derrière les lavabos. Elle expira et forma de la buée sur la vitre, s’en amusant – il en fallait peu à la jeune Carrington pour se distraire. Elle répéta son petit manège là où se reflétait la silhouette d’Appletown de sorte que cette dernière apparaisse floutée. Satisfaite, elle esquissa un sourire et s’attendit presque à entendre les pas du garçon, sortant des toilettes. Malheureusement pour elle, aucun son ne lui parvint.
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N. Clay Appletown

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MessageSujet: Re: alright. pv   Jeu 27 Aoû - 16:33

    On se serait cru dans un western-spaghetti. Les deux combattants se faisaient face, et c’est à celui qui ferait le plus souffrir l’autre. Clay n’y prenait pas forcément de plaisir d’ailleurs, mais la rage le tiraillait. Cette rage qui lui broyait l’estomac, qui lui retournait les tripes. Cette rage contre cette fille. Le monde était bien étrange, pensa-t-il. Ils se ressemblaient tant, et pourtant ils se haïssaient. A cet instant, il haïssait tout ce que Carrington représentait, tout ce qu’elle pensait. Et c’était vrai que cela revenait à se haïr soi-même, à éprouver le plus profond dégoût pour son propre être. Ils auraient presque pu être amis, plaisanta Clay. Mais il ne voulait pas être ami avec elle, il ne le désirait pas. Il voulait la détruire, il voulait lui faire mal, il voulait qu’elle comprenne combien il la détestait. Peut être que sa rage parlait, peut être que sa haine prenait le dessus, mais tout son corps, tout son être la rejetait. C’est à ce moment qu’elle décida de contre-attaquer.



    J – « D’une, tu ne m’appelle pas Hope. Je ne te le permets pas, Nigel. »


    Nigel. C’était un coup bas, un coup bien bas porté à Appletown. Ce prénom qui ne représentait que la situation dans laquelle il se trouvait. Tout cela était de la faute de Nigel. Et c’était stupide, puérile de penser cela, mais cela le soulageait. C’était lâche, mais il n’était pas un modèle de courage. Sinon il serait allé chez les gryffons, sinon il aurait été un « gentil » et non pas le salaud qu’il était à présent. Ce salaud qui le dégoûtait, ce salaud qu’il haïssait. Et ce type, il l’observait, le regardait tous les matins dans une glace. Il se doutait bien qu’elle n’en avait pas fini avec lui, non. Il le fallait, ouais, il fallait qu’ils se blessent à tour de rôles, qu’ils souffrent de leur haine, qu’ils souffrent de leurs absences futures, qu’ils souffrent. C’était dérisoire, mais c’était comme ca qu’ils avaient toujours fonctionné. Leur haine cachait tout, leurs défauts, leur attirance, elle recouvrait tout. Telle la nuit, la douleur les aveuglait. Mais, à la grande surprise d’Appletown, ses barrières n’avaient pas cédées. Il ne s’était pas affaissé sur le sol, par encore du moins. Comme s’il regardait la scène de loin, de très loin, et qu’elle lui semblait banale. Il lui en fallait bien plus, il fallait qu’elle frappe plus fort encore pour qu’ils sachent tout deux que la haine aurait bannie toute autre relation. Un nouveau sourire éclaira son visage à cette pensée. Ouais, Clay Appletown attendait le deuxième round.



    J – « De deux, casse-toi. Ouais, casse-toi, si tu as réellement autre chose à foutre que de recevoir mes leçons qui, soit dit-en passant, n’en sont même pas. Casse-toi Appletown, va donc vaquer à tes douces occupations : va donc renifler ta coke autre part, va donc baiser ma sœur, tes putes, puisque tu en as l’air si fier. Tu comprends, je n’en ai strictement rien à foutre. Casse-toi. »


    Voila qui était mieux. Ils allaient peut être en venir aux mains, peut être pas. Et non, il n’allait pas partir, cela lui ferait bien trop plaisir, cela ne les soulagerait malheureusement pas. Non, il voulait pourrir, tout briser. Il voulait qu’il ne reste plus rien que la désolation entre eux, rien que cela. Un massacre. Clay voulait un massacre.
    Mais Jean se détourna pour s’observer dans le miroir, ce qui l’agaça. Il préparait son attaque, et rien ne l’en empêcherait. Elle s’amusait avec la surface lisse de la glace et Clay l’observa en silence, un sourire satisfait toujours collé aux lèvres. Il allait l’avoir à l’usure, il le voulait. Comment tout cela allait-t-il se terminer, bordel ? Là résidait le mystère qui rendait cette entrevue plus qu’intéressante, presque excitante pour le serpent. Ouais, il trouvait cela excitant, ce qui était certainement déplacé. Mais qu’est ce qu’il s’en foutait. Une idée lui vint, et son sourire s’étendit sur son visage. Il tira une dernière latte sur sa cigarette et s’approcha du lavabo où se distrayait la vipère. Il posa une main sur sa hanche et jeta nonchalamment le mégot dans le lavabo. Puis, en silence, il approcha sa bouche de l’oreille de Carrington, Son souffle se fit murmure. Il s’amusait bien, à croire que la torture mutuelle lui saillait bien.



    C – « Ce serait bien trop simple, Carrington, bien trop simple de partir. Tu sais bien, je m’ennuierais sans toi. Parce que sans toi, rien n’est intéressant. Tu le sais bien, tu es le centre du monde n’est ce pas. Et il me semble que mes autres pétasses ont les mains pleines en ce moment, ce qui veut dire que nous avons tout le temps pour exposer notre haine aux yeux du monde. Et puis Brighton reste spéciale à mes yeux, je la réserve pour les occasions particulières ma chère Hope. Ouais, tout notre temps. Tu ne veux pas que je t’appelle comme cela non ? Cela veut dire espoir. L’espoir fait vivre les imbéciles heureux, n’est-ce pas ? Tu n’es pas obligé d’y répondre, je doute que tu en ais les capacités mentales de plus. Tu auras beau me critiquer, tu n’es pas bien mieux, et tu le sais. Tu auras beau te croire supérieure, il n’en est rien… »


    Son souffle retentissait aux oreilles de la jeune femme. Sa voix s’était faite telle une douce caresse amère, une caresse remplie de haine. Il jouait avec elle, il le savait, allez savoir comment allait-elle réagir ? Il en profitait clairement, et il trouvait cela drôle d’afficher sa répugnance pour cette fille, celle qu’il haïssait le plus. Il se haïssait lui-même au travers d’elle, mais il s’en moquait. Leur haine, leur confrontation, il fallait que cela dure, telle l’odeur douceâtre de ses cigarettes. Clay était plutôt fier de lui d’ailleurs. Une fierté du combattant qui n’abandonnait pas. Non, il n’abandonnerait pas leur combat pour la haine. D’ailleurs, il n’en avait pas fini avec elle, il lui restait tellement de choses à cracher à ce doux visage. Il ne tarda pas à reprendre, formant une cage humaine autour de Carrington.



    C – « Tout à l’heure, toi, petit cafard, tu as osé m’appeler Nigel. Un prêté pour un rendu, je te le concède. Mais ne sais-tu pas, ma petite fille, pourquoi m’a-t-on accordé le droit de porter ce prénom ? Je vais te le révéler, en exclusivité rien que pour toi. Tu sais pourquoi je fais tout cela ? Pourquoi j’aime la neige blanche et les cigarettes ? Parce que je suis un suppo de satan. Je suis le fils de Nigel, le vice incarnée. Voila pourquoi tu me hais n’est-ce pas ? Pauvre conne que tu es. Qu’est ce que tu croyais ? Qu’est ce que tu espérais ? Tes occupations ne sont pas mieux que les miennes. Moi je baise, toi tu fais de la buée sur un pauvre miroir en espérant échapper à ma vision. Tu es pathétique, tu es tellement lamentable que tu me fais rire, Carrington…


    Un sourire dévastateur s’inscrit sur le visage de Clay. Ce même sourire qu’il avait lorsqu’il formait une ligne trop longue, ou lorsqu’il jouait avec le feu. C’était ce sourire là qu’elle devait apercevoir dans le miroir. Pourtant, il ne desserra pas son étreinte.

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H. Jean Carrington

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MessageSujet: Re: alright. pv   Jeu 27 Aoû - 20:00

    Sa tentative échoua. Appletown ne quitta pas les toilettes, ça non, trop fier qu’il était pour se résoudre à obéir à la personne qu’il détestait le plus au Monde. Face au miroir embué, la belle aurait tellement voulu qu’il parte, pourtant. Tout ce venin qu’ils se crachaient à la figure, c’était appréciable bien sûr, mais J. se complaisait dans la solitude. Et la solitude excluait Clay. Elle soupira, tachant de reprendre ses esprits tout en jouant avec sa cigarette, l’unique témoin d’une scène qui se jouait, unique témoin de ces paroles débordant d’une haine sans précédant, trop longtemps contenue et qui se devait d’être extériorisée. Son regard fuyant vint rejoindre l’image de la seule amante qui lui était fidèle, la belle qui se consumait avec une langueur qui lui était habituelle. Perdue dans la contemplation de sa clope, la jeune fille n’avait pas entendu les pas d’Appletown derrière elle, s’approchant vers sa propre silhouette. Relevant le menton, son regard désormais posé sur le miroir face à elle, elle fronça les sourcils, se demandant ce qu’il lui préparait, cette fois. Et elle ne tarda pas à avoir sa réponse. Une main audacieuse vint se poser sur sa chance tandis que Clay pressait son torse contre son dos. La buée se dissipant peu à peu sur le miroir, elle pu apercevoir le regard empli d’haine de son camarade. Un regard noir qui aurait fait froid dans le dos à n’importe qui. Ces regards, J. les captait sans cesse, de la part de ses ennemies, si nombreuses, de ses amants aussi, qui, la croisant dans les couloirs, lui montrait le mépris qu’ils éprouvaient à avoir froissé les draps d’une fille qui en réalité, n’en avait rien à faire d’eux. Mais s’il y avait bien quelqu’un qui lui envoyait sans cesse ce type de signaux, c’était bien Clay. Qu’il fasse donc, la belle y était habituée.

    C’est alors qu’elle le sentit. Un souffle brûlant qui vint frôler l’épiderme de sa nuque. Réprimant un sursaut, elle se laissa prendre au jeu, et bientôt le souffle vint atteindre son oreille droite :

      C. – « Ce serait bien trop simple, Carrington, bien trop simple de partir. Tu sais bien, je m’ennuierais sans toi. Parce que sans toi, rien n’est intéressant. Tu le sais bien, tu es le centre du monde n’est ce pas. Et il me semble que mes autres pétasses ont les mains pleines en ce moment, ce qui veut dire que nous avons tout le temps pour exposer notre haine aux yeux du monde. Et puis Brighton reste spéciale à mes yeux, je la réserve pour les occasions particulières ma chère Hope. Ouais, tout notre temps. Tu ne veux pas que je t’appelle comme cela non ? Cela veut dire espoir. L’espoir fait vivre les imbéciles heureux, n’est-ce pas ? Tu n’es pas obligé d’y répondre, je doute que tu en ais les capacités mentales de plus. Tu auras beau me critiquer, tu n’es pas bien mieux, et tu le sais. Tu auras beau te croire supérieure, il n’en est rien… »

    Il marqua une pause et elle se rendit compte qu’elle avait oublié de respirer tout au long de son monologue. Suffoquant presque, elle le reprit, et constata que son palpitant faisait des bonds à l’intérieur de sa poitrine. Cette proximité qu’elle avait évité et qu’il avait instauré entre eux était vertigineuse. Il jouait avec elle. Malgré l’envie de se retirer de son étreinte, elle ne bougea pas d’un cil et décida que s’il voulait jouer, il jouerait. Et elle aussi, par la même occasion. Son souffle venait toujours chatouiller son oreille et elle tressaillit un instant. Elle reprit une taffe de sa cigarette, histoire de se calmer et de reprendre une respiration ordinaire. C’eut l’effet escompté et son cœur se calma un peu. La belle ferma les yeux et la sensation de son corps pressé contre celui de Clay se fit davantage sentir, comme son souffle qui lui brûlait la peau. Sa main libre vint alors rejoindre celle de Clay, posée sur sa hanche. Elle pencha légèrement son visage vers la gauche et observa leur reflet dans la glace. Il en était presque diabolique. Leur rictus étaient les mêmes, leur regard débordaient de haine et de détermination. Chacun voulait obtenir le dernier mot, c’était évident. Elle n’ajouta rien, ou tout du moins n’en eut pas le temps, car déjà il reprenait :

      C. – « Tout à l’heure, toi, petit cafard, tu as osé m’appeler Nigel. Un prêté pour un rendu, je te le concède. Mais ne sais-tu pas, ma petite fille, pourquoi m’a-t-on accordé le droit de porter ce prénom ? Je vais te le révéler, en exclusivité rien que pour toi. Tu sais pourquoi je fais tout cela ? Pourquoi j’aime la neige blanche et les cigarettes ? Parce que je suis un suppo de satan. Je suis le fils de Nigel, le vice incarnée. Voila pourquoi tu me hais n’est-ce pas ? Pauvre conne que tu es. Qu’est ce que tu croyais ? Qu’est ce que tu espérais ? Tes occupations ne sont pas mieux que les miennes. Moi je baise, toi tu fais de la buée sur un pauvre miroir en espérant échapper à ma vision. Tu es pathétique, tu es tellement lamentable que tu me fais rire, Carrington… »

    Un sourire vint dessiner les lèvres de la vipère tandis que sa paume de main caressait le dos de celle d’Appletown. Son sourire était malsain. Ses paroles étaient malsaines. Il ne méritait pas cette proximité avec la jeune fille. Elle soupira, et ses ongles vinrent griffer la main de son camarade alors que son sourire s’agrandissait un peu plus. Elle finit par lui faire écarter sa main d’un geste sec non dénué d’une certaine violence et elle se retourna, décidant de lui faire face. La proximité de leur deux corps n’en était que plus gênante mais la belle n’y accorda pas la moindre attention, trop occupée qu’elle était à dévorer le regard de Clay. Elle avait envie de lui jeter un peu plus de venin, envie de lui faire mal. Elle voulait voir ses yeux s’écarquillaient devant ses paroles, ses gestes. Elle voulait qu’il souffre comme elle souffrait à cet instant, sans pour autant qu’elle ne le montre. Elle désirait plus que tout voir la haine dans son regard, ainsi que le dégoût. Prenant une taffe de sa cigarette, elle en expira la fumée dans son visage, maligne. Son avant bras vint alors se poser sur l’épaule du garçon, sa cigarette se consumant dans son dos. Quant à son autre main, bien plus audacieuse, vint glisser sur le torse d’Appletown. Taquine, elle remonta doucement, jusqu’à arriver à la hauteur de son visage qu’elle parcouru avant de se poser sur sa joue le temps d’une caresse. La belle avança enfin son visage vers le sien de façon à ce qu’elle puisse sentir son souffle sur ses propres lèvres sans que celles-ci ne viennent frôler les siennes. Elles n’en étaient pas dignes. Alors, ce fut au tour de la vipère de prendre la parole, elle qui s’était trop longtemps contenue.

      J. – « Nigel. Tu es con. »

    Un sourire se dessina sur ses lèvres, avant qu’elle ne reprenne :

      J. – « Tu te crois malin alors qu’en fait, tes réactions sont puériles. Je t’appelle Nigel, maintenant, c’est décidé. Ta petite histoire touchante m’a fait prendre conscience du fait que Clay ne t’allait pas. Tu es le suppo de Satan, c’est ça ? Le fils du vice incarné ? Doucereuses paroles. Mais tu te trompes, car le diable, c’est toi, et tu le sais. Et si je souhaite échapper à ton reflet, c’est qu’il y a une raison. Elle m’est insupportable. Ah, tu te crois malin. Tu renifles ta coke en te disant que ça te donnera de l’importance, tu baises ma sœur en croyant que ça me touchera peut-être. En réalité, tu baises qui tu veux, mon pauvre. Crois-tu seulement que je me préoccupe de toi quand mes amants souillent mes draps ? »


    Elle renifla de mépris, accrochant davantage son regard à celui de son camarade. La main posée sur sa joue s’agita et ses ongles jouèrent encore avec sa peau. Elle porta la cigarette à ses lèvres tout en affrontant son regard, ne le fuyant jamais. Finalement, elle jeta sa cigarette et l’écrasa de son pied. Sa main devenue libre vint rejoindre son autre joue et la gifle eut lieu. Rapide, précise, laissant une marque rouge sur sa joue. Elle eut un sourire.

      J. – « Ne m’appelle plus Hope. »
]
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MessageSujet: Re: alright. pv   Ven 28 Aoû - 15:55

    « La situation m’amusait. Un jeu du chat et de la souris grandeur nature. Un prêté pour un rendu. Une réplique pour une autre. Et pourtant je savais que même si je la haïssait, dès qu’elle franchirait le seuil de cette porte, mes pensées se tourneraient vers elle, et son absence m’obsèderait. J’étais pathétique mais incorrigible, et je le savais. J’avais envie de la blesser, de lui faire mal. J’avais envie qu’elle comprenne l’ampleur des dégâts, l’ampleur de mon dégoût pour elle, pour cette Hope Carrington. Cela revenait à me dégoûter de moi-même, mais à l’époque je ne le comprenais pas. J’étais prêt à courir ce risque, aussi grand soit-il. Je voulais imploser, m’autodétruire. Et elle me donnait cette opportunité sans même s’en rendre compte elle-même. Néanmoins, je savais que si je voulais en finir, je l’emporterais avec moi. Et à cette pensée, mon cœur défaillait. J’étais faible, j’étais lâche et j’avais peur. Très peur qu’elle s’éloigne. Je devais être masochiste aussi. Je voulais qu’elle me fasse mal, je voulais ressentir son dégoût de ma personne. Je voulais que mon corps, que mon âme s’en imprime. Il était clair que je devenais masochiste en sa présence. »


    Ses ongles virent griffer la main de Clay. Ils virent imprimer leurs traces dans sa peau. Cela ne fit qu’agrandir son sourire. Ils se faisaient souffrir mutuellement, se blesser à tour de rôles. Avec elle, il ne s’ennuyait jamais. Et même si une partie de son corps désirait plus de cette fille, l’autre contrôlait tout et régulait sa haine. D’ailleurs, celle-ci semblait sans limite aucune. Il était près à tout pour lui faire mal, pour la marquer de sa haine, de son dégoût pour elle. Il le voulait, le désirait plus que tout. Il désirait cela plus encore que son corps. Il voulait la blesser, la marquer à jamais. Pour qu’à jamais elle se souvienne de lui. Pour qu’à jamais elle le déteste, elle le haïsse au point qu’elle désire sa mort. Il l’exigeait presque d’elle. Ils se devaient bien cela pensa-il. Elle écarta ensuite la main de sa hanche d’un geste sec et presque, avec force et vigueur. Parfait, elle répondait à la violence verbale qu’elle avait subit. Il se préparait à l’attaque, il se préparait. Il montait des murs entre la réalité et lui, pour ne rien ressentir. La haine recouvrait tout, dévastait n’importe quoi. Son esprit ressemblait à un champ de bataille et il était le général des armées. Il avait préparé son attaque, il l’avait lancée. Il attendait maintenant sagement la riposte. Elle se retourna vers lui. La proximité de leurs corps, la chaleur qui s’en émanait, tout ceci était isolé dans un coin de son esprit. Elle ne devait pas l’avoir. Elle ne l’aurait pas. Elle posa nonchalamment le bras qui tenait sa cigarette sur l’épaule d’Appletown et lui recracha sa fumée dans la face. Il sentait son haleine, son souffle amer au goût de tabac. Elle jouait avec lui, il jouait avec elle. Et Clay s’amusait bien. Carrington réussissait parfaitement dans son rôle de divertissement. Sa main libre remonta le long du torse du serpent avant de venir déposer une caresse sur son visage, une caresse au goût amer, presque douceâtre. Cette proximité les meurtrissaient, l’anéantissait. Mais la haine leur faisait oublier. C’était si agréable de se faire démolir par une fille aussi attirante qu’elle l’était, pensa-t-il. La rage, la haine, la douleur et le sang avaient un visage de poupée. Elle approcha encore un peu plus son visage près du sien, encore quelques centimètres. Il sentait son souffle doucereux se répandre à la surface de ses lèvres, sur son visage légèrement penché vers l’avant.



    J – « Nigel. Tu es con. »


    Encore ce prénom. Nigel, toujours Nigel. Au final, qu’est-ce qu’il s’en foutait de ce prénom. C’était simplement dérangeant. Un coup est un coup, aussi bas soit-il pensa Appletown. Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de Carrington. Mais il s’y était préparé, il savait qu’il lui avait tendu une perche. Malgré tous les souvenirs remontant à la surface, il n’en extirpa qu’une haine plus virulente, plus agressive peut être. Et si leur jeu devait se terminer par une fin tragique, il en rirait tellement qu’il s’étoufferait. Cependant, elle n’en avait pas fini avec lui, il en était certain. Son souffle s’était fait caresse avant de le blesser. Un nouveau bleu à l’âme. Oh, j’oubliais, Clay Appletown n’avait pas d’âme. Peut être que la drogue lui avait prise, peut être que les excès le lui avaient arraché. Peut être bien, certainement même. Il ne voulait que lui faire encore plus mal, la blesser encore plus. Il voulait qu’elle sache, qu’elle souffre. Il voulait lui faire comprendre l’étendu de sa haine, et il voulait qu’elle ait la même. Il voulait que son regard soit mauvais, que ses mots soient teintés de rage envers lui. Il voulait qu’elle le roue de coups pour lui faire sentir l’étendue de sa haine. Mais il n’eut pas le temps de répliquer. Déjà, elle lui assenait le deuxième coup.



    J – « Tu te crois malin alors qu’en fait, tes réactions sont puériles. Je t’appelle Nigel, maintenant, c’est décidé. Ta petite histoire touchante m’a fait prendre conscience du fait que Clay ne t’allait pas. Tu es le suppo de Satan, c’est ça ? Le fils du vice incarné ? Doucereuses paroles. Mais tu te trompes, car le diable, c’est toi, et tu le sais. Et si je souhaite échapper à ton reflet, c’est qu’il y a une raison. Elle m’est insupportable. Ah, tu te crois malin. Tu renifles ta coke en te disant que ça te donnera de l’importance, tu baises ma sœur en croyant que ça me touchera peut-être. En réalité, tu baises qui tu veux, mon pauvre. Crois-tu seulement que je me préoccupe de toi quand mes amants souillent mes draps ? »


    Un sourire s’étendit sur les lèvres de Clay. Plus le temps passait, plus les attaques n’étaient que souffrance, douleur et haine. Il pouvait ressentir le venin qui jaillissait de son souffle, ce souffle douceâtre se répandant sur sa peau blanchâtre. Carrington renifla de mépris. Que c’était drôle, que c’était comique. Il réprima un rire. Oh que oui, il s’amusait bien. Malgré la douleur et la rage, malgré le fait que cela obstruait sa vision telles des œillères, elle trompait parfaitement son ennui. Et chaque parole se faisait plus douloureuse, chaque caresse plus pesante, chaque attaque plus virulente. Il ne savait pas jusqu’où ils iraient chacun, mais aucun des deux combattants n’étaient prêts à abandonner la partie, pas maintenant. Ce serait bien trop dommage. Appletown avait une fierté et un orgueil sans pareil. Les coups, la douleur, tout cela lui semblait superficiel. Il ne désirait qu’une chose, gagner. Ils s’affrontaient et le regard du serpent se perdait dans celui remplit de haine de son ennemie. Sa main jouait avec sa peau immaculée, ses ongles s’y enfonçaient quelque peu. Elle se mouvait, écrasa sa cigarette du pied. La main qui se trouvait dans son dos fut rapide, tel un prédateur sur sa proie avant de rencontrer le visage de son adversaire dans un bruit sourd qui résonna dans ces toilettes désertes. Le sourire de l’ennemie s’élargit un peu plus.



    J – « Ne m’appelle plus Hope. »


    Elle avait osé. On pouvait dire qu’elle avait du cran. Mais quelle était sa naïveté. Clay se mit à rire, d’un rire qui ricocha sur les éléments du décor. Un rire qui retentit aux oreilles de Carrington. C’était si drôle, tellement pathétique que c’était risible. Tout se passa ensuite rapidement. Il cessa de rire au bout de quelques secondes, posa ses deux mains sur les hanches de sa partenaire et l’amena contre son corps. Il resserra ensuite sa prise autour d’elle. Qu’elle avait été sotte. Il avait l’avantage physique, elle ne pouvait s’enfuir de sa cage. Cela lui laissait le temps de lui asséner un nouveau coup blessant. Il sentait son corps chaud contre le sien, il respirait l’odeur de ses cheveux. Mais tout cela lui devenait insupportable. Cette odeur doucereuse telle du poison se répandait dans la pièce. Il voulait la détruire. Il le désirait tellement. Il posa sa tête sur son épaule et approcha ses lèvres de son oreille. Un murmure à peine audible. Un murmure où la tension était plus que palpable.



    C – « Que tu es sottes, Hope Jean Carrington, que tu es stupide et pathétique à la fois. Cela en deviendrait presque attachant, tu ne trouves pas ? Je dirais que tu es aussi intelligente qu’un rat de laboratoire qui tourne en rond dans sa cage. Ouais. Mais à quoi pensais-tu bon dieu ? Je pourrais te briser en deux, te casser un doigt, une côte, une jambe tellement facilement. Ne me connais-tu donc si peu ? Pour un simple prénom. Une jambe pour un prénom énoncé. J’ai osé, oui j’ai osé dire Hope. Qui a-t-il avec l’espoir ? Si j’avais eu de l’espoir, si on m’avait laissé ne serait-ce qu’une once d’espoir, je l’aurais pris contre n’importe quoi. Contre mon corps, mon âme. Mais toi tu le rejettes cet espoir offert gracieusement. Je sais que tu aimes jouer les martyres, Carrington. Tu aimes te croire la plus malheureuse de la terre, la plus blasée au monde. Tout cela est si risible, si dérisoire très chère petite fille. Je me crois certainement malin parce que je renifle de la pauvre cocaïne, parce que je baise avec ta sœur. Ouais, je suis plus malin que tu ne l’es. Tu t’es jeté dans la gueule du loup. Quelle conne tu es. Je n’irais jamais bien. Tu n’iras jamais bien. Alors, à quoi cela sert-il ? A quoi cela sert-il de lutter ? Ecoute moi bien, Carrington. Je veux que tu me haïsse comme jamais, à un point tel que tu veuilles me tuer pour te soulager. Je suis certainement perdu, je suis certainement con, comme tu l’as si bien dit ; mais ce que je veux par dessus tout c’est t’emmener dans ma chute vertigineuse pour les enfers, Carrington. Alors haïs-moi. Je n’attends que cela. »


    Le silence régnait. Seuls leurs souffles étaient audibles. Appletown resserra son étreinte mortelle, à tel point qu’il devait certainement lui faire mal et que la jeune fille aurait quelques contusions. A tel point que leurs respirations devenaient difficiles, devenaient souffrance. Son discours avait été incohérent, certainement à cause de la dope. Maintenant il attendait. Il attendait que le mal, que la désolation vienne s’immiscer entre eux. Il voulait qu’elle le rejoigne dans l’enfer qu’était le sien.
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H. Jean Carrington

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MessageSujet: Re: alright. pv   Sam 29 Aoû - 17:58

    Elle avait osé, oui et elle en était fière. Le voir rire ne lui fit ni chaud ni froid : si la violence lui plaisait au point d’en rire, alors elle n’hésiterait certainement plus à en user. Devant ce rire qui n’y ressemblait pas vraiment, la belle le dévisagea, inquisitrice de ses traits, des expressions de son visage, de son sourire. Elle s’en imprégna, tachant de ne jamais les oublier, de ne jamais effacer de sa mémoire ces traits qu’elle détestait avec force. Haussant les sourcils, elle voulu se dégager de son étreinte un peu plus, ne voyant plus vraiment ce qu’elle pouvait lui dire. Pourtant, alors qu’elle tachait du faire du mieux qu’elle pouvait pour s’en aller, il resserra son emprise sur elle et ses mains vinrent dans un mouvement sec et dénué de toute douceur, se poser sur ses hanches pour l’attirer à lui. Son rire avait alors cessé, et son regard semblait chercher celui de la vipère qui ne mit pas longtemps à trouver le sien. Elle regretta presque de l’avoir giflé car cela avait provoqué en lui une envie de lui faire plus de mal encore. Elle n’en avait pas spécialement peur, mais ce n’était pas non plus pour lui plaire. Affrontant son regard, elle du se résoudre à abandonner ses efforts : plaquée contre les lavabos derrière elle, son corps pressé contre celui de Clay, il n’y avait aucune issue. Alors elle se résigna et se laissa aller contre son corps. Elle attendit qu’il prenne la parole, et monologue sur le fait qu’elle était stupide de vouloir s’échapper, stupide de croire qu’une gifle le ferait fuir. Stupide de croire que ce petit jeu pourrait se terminer de manière aussi radicale et qu’elle pourrait retourner vaquer à ses occupations comme une brave Poufsouffle. Elle leva les yeux au ciel, fronçant le nez. Elle l’attendait, son attaque, elle ne pouvait rien faire d’autre en attendant que croiser son regard empli d’une haine dévastatrice. Il approcha alors son visage du sien, pourtant déjà si proche, et ses lèvres vinrent retrouver son oreille comme elles l’avaient faite quelques minutes plus tôt. Son souffle vint lui chatouiller la peau avant qu’il ne se décide enfin à parler.

      C. – « Que tu es sottes, Hope Jean Carrington, que tu es stupide et pathétique à la fois. Cela en deviendrait presque attachant, tu ne trouves pas ? Je dirais que tu es aussi intelligente qu’un rat de laboratoire qui tourne en rond dans sa cage. Ouais. Mais à quoi pensais-tu bon dieu ? Je pourrais te briser en deux, te casser un doigt, une côte, une jambe tellement facilement. Ne me connais-tu donc si peu ? Pour un simple prénom. Une jambe pour un prénom énoncé. J’ai osé, oui j’ai osé dire Hope. Qui a-t-il avec l’espoir ? Si j’avais eu de l’espoir, si on m’avait laissé ne serait-ce qu’une once d’espoir, je l’aurais pris contre n’importe quoi. Contre mon corps, mon âme. Mais toi tu le rejettes cet espoir offert gracieusement. Je sais que tu aimes jouer les martyres, Carrington. Tu aimes te croire la plus malheureuse de la terre, la plus blasée au monde. Tout cela est si risible, si dérisoire très chère petite fille. Je me crois certainement malin parce que je renifle de la pauvre cocaïne, parce que je baise avec ta sœur. Ouais, je suis plus malin que tu ne l’es. Tu t’es jeté dans la gueule du loup. Quelle conne tu es. Je n’irais jamais bien. Tu n’iras jamais bien. Alors, à quoi cela sert-il ? A quoi cela sert-il de lutter ? Écoute-moi bien, Carrington. Je veux que tu me haïsses comme jamais, à un point tel que tu veuilles me tuer pour te soulager. Je suis certainement perdu, je suis certainement con, comme tu l’as si bien dit ; mais ce que je veux par dessus tout c’est t’emmener dans ma chute vertigineuse pour les enfers, Carrington. Alors haïs-moi. Je n’attends que cela. »

    Et après un discours pareil, le silence s’installa, seuls leurs souffles irréguliers venant le troubler. La caresse du sien sur sa nuque était enivrante et l’espace d’une seconde, son attirance envers lui vint prendre le dessus sur sa haine. L’espace d’une seule et unique seconde, elle ne désira plus que son corps, plus qu’une nuit partagée, rien d’autre. Mais elle fut certainement trop rapide, et bien vite, les paroles flottant toujours dans l’air prirent toute leur signification. Il la haïssait, elle le haïssait. Alors pourquoi se détruire, pourquoi ne pas s’envoyer de simples regards noirs dans les couloirs tout en s’évitant soigneusement ? Parce que c’était trop simple. Parce que ça ne semblait pas être divertissant quand leur jeu l’était. Détournant son visage, elle l’installa sur son épaule et ses mains vinrent se poser sur son dos. Ce n’avait rien de tendre, juste une manière comme une autre de se rapprocher de lui pour mieux l’atteindre. L’une de ses mains rejoint sa nuque quand l’autre, bien plus joueuse, vint glisser le long de son dos, dessinant des caresses de ses omoplates jusqu’à la chute vertigineuse de ses reins. Finalement, son visage se retourna et elle vint déposer un baiser dans son cou avant que ses lèvres ne viennent rencontrer son oreille. Elle aussi s’amusait, son but était de le déstabiliser et bien qu’elle était sûre de ne pas pouvoir y parvenir, elle le faisait quand même. Peut-être parce qu’elle y prenait goût. Peut-être parce que sa haine souhaitait le détruire tout en l’attirant à elle. Finalement, elle prit la parole, d’une voix qui se fit murmure.

      J. – « Tu ne comprends donc pas ? Tes insultes ne m’atteignent pas. Que tu me dises que je sois conne, au QI d’un rat de bibliothèque, que je joue les martyrs de mon plein gré ou que je refuse l’espoir juste pour garder les apparences, je m’en contre-fiche. Car je sais que tu me détestes, et c’est là ce que je retiens. Tes menaces, quant à elles, me font doucement rire. Ca non plus, tu ne le comprends pas. Mais provoque-moi, Nigel, joue avec moi. Aucuns soucis. Emmène-moi donc en enfer si cela te fait plaisir, je n’attends rien d’autre de la vie. Au contraire, l’enfer me parait être la meilleure des solutions. Tu ne comprends pas, Nigel, je n’attends qu’une seule et unique chose. Casse-moi donc une jambe si cela te satisfait, un bras s’il ne te plait pas. Brise-moi. »

    Ses paroles n’étaient même pas une réponse à la menace qui se faisait présente : elle était sincère. Elle n’attendait rien de la vie, passant la sienne à tenter de se corrompre, de se briser. Elle se détestait, et pourtant, voulait avoir une image encore plus négative d’elle-même. Tout la dégoutait, chez elle. Tout. Une chose de plus, une chose de moins, c’était pareil, exactement la même chose. Un sourire se dessina sur son visage qu’elle détourna à nouveau, se reculant un peu pour observer son bourreau. Satisfaite, elle rassura la pression de leur corps, sa poitrine pressée contre le torse du serpent. Alors cette fois, elle approcha son visage du sien, leur front se touchant désormais, leurs lèvres se frôlant. Mais son regard était toujours ancré dans le sien, ce qui avait des airs de défi. Alors, elle répéta ses dernières paroles :

      J. – « Brise-moi. »

    Et elle l’observa encore, et encore. Ses mains vinrent se rejoindre et se poser de chaque coté de son visage. Le silence les guettait, J. attendait la réaction de son camarade, ne faisant plus rien d’autre que de le fixer, inlassablement, comme pour appuyer ses dernières paroles. Qu’il le brise donc, elle accueillerait la violence avec plaisir.
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N. Clay Appletown

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MessageSujet: Re: alright. pv   Lun 31 Aoû - 17:00

    « Comment as-tu pu me demander cela, Hope Carrington ? Cette phrase me transperça le cœur, brisant mes côtes au passage. Mon souffle s’interrompit l’espace de quelques secondes. Tu savais bien que j’en étais un capable. Je pouvais faire jaillir ma haine à ton égard, te blesser mainte fois, mais j’étais incapable de terminer ce que j’avais commencé. Je ne le comprenais pas à cet instant, mais je voulais te sauver, et je voulais que tu me sauves toi aussi. Je voulais que nous ayons de l’espoir et des projets. Tu le méritais tellement à mes yeux. Et moi, je t’aurais suivi. J’avais peur, j’étais faible. Je voulais que tu me sauves, mais s’il l’avait fallu, je t’aurais emmenée en enfer avec moi, si j’en avais été capable. J’aurais aménagé notre petit coin de brasier avec confort, et j’aurais voulu passer mes jours dans tes bras et mes nuits à te regarder dormir. Mais il n’y a pas de nuit en enfer, Jean, et cela, je l’avais oublié l’espace d’une minute. Si j’avais été fort, j’aurais tout arrêté. Je t’aurais sauvée… »



    Le silence régnait. Ni l’un ni l’autre n’osait alors bouger. Ils se regardaient en chiens de faïence, et Clay attendait la réplique cinglante qui attiserait sa haine, qui le détruirait, qui le ferait tant souffrir qu’il supplierait Carrington, qu’il se traînerait au sol telle une loque, qu’il gémirait comme une pauvre merde. Mais cette réplique ne vint pas. Appletown redoutait la réaction de la vipère, mais, dans le même temps, il avait hate de voir. Il avait hâte de voir sa haine se répandre, combler chaque espace vide de la pièce. Il voulait qu’elle le blesse, il voulait avoir mal de sa main. Il voulait que sa haine soit marquée en lui, en elle, en eux mutuellement. C’était un désir qu’il n’arrivait à réprimer ni même à traduire par des mots. Sa tête était embrouillée. Son cœur se fendait entre le désir et la haine.
    Son regard était vissé dans celui de son ennemie, aucun d’eux ne détournait le regard. Ils se fixaient en silence, chacun sentant le souffle douceâtre de l’autre sur sa peau. Ils ne pouvaient se haïr passivement, cela aurait été trop facile, presque agréable. Ils leur en fallaient le spectacle, de cette haine dévastatrice. Et puis, Carrington détourna son visage pour aller poser ce minois parfait sur l’épaule du serpent. Celui-ci sentit ses mains s’accrocher dans son dos. L’une des mains atterrit sur la nuque, caresse qui s’apparentait à un coup de poignard en plein cœur. La souffrance ne quittait plus la pièce, s’infiltrait, s’imprégnait de leurs corps et de leur haine. L’autre main de la vipère s’attardait dans le dos du jeune homme, jouait entre ses omoplates avant d’atteindre sa chute de reins. Voila comment Carrington répondait ? Non, ce n’était qu’un début, Clay en était certain. Il aurait voulu se détacher d’elle, tout arrêter à l’instant, la repousser et prendre ses jambes à son coup, courir le plus loin possible de son corps, de la souffrance et de sa haine si meurtrière. Mais il ne le pu point. Tout simplement parce qu’il avait beau la haïr, il avait beau ma détester plus que quiconque et vouloir la faire souffrir, la blesser, elle l’attirait. C’était triste à dire, mais chacune de ses caresses le blessait, car il percevait la haine dans chacun de ses mouvements, dans son regard qui en était plein. Ses lèvres vinrent se poser gracieusement dans le cou haletant de l’anglais avant de poursuivre leur route jusqu’à son oreille. Il voulait la rejeter violemment contre les lavabos, il voulait la haïr encore plus. Il voulait que sa haine bousille tout, et il s’en voulait de l’effet qu’elle réussissait à produire en lui. Mais il ne le laissait transparaître. Il fallait que son interprétation soit parfaite, il fallait qu’il ressente la désolation de leur relation dans la moindre de ses cellules. Et il voulait qu’elle l’accompagne dans sa chute. Et bien qu’il ait envie de la rouer de coups, de la faire souffrir et d’abîmer ce corps qui le narguait, il ne le pouvait pas. Car le remord le rongerait, et sa haine se retournerait contre lui. Elle l’entraînerait dans sa chute, droit en enfer. Il était certainement con et superstitieux de parler d’enfer. Mais c’était l’impression qu’il en résultait. Soudain, elle le fit sortir de sa torpeur. Hope prit la parole.



    J – « Tu ne comprends donc pas ? Tes insultes ne m’atteignent pas. Que tu me dises que je sois conne, au QI d’un rat de bibliothèque, que je joue les martyrs de mon plein gré ou que je refuse l’espoir juste pour garder les apparences, je m’en contre-fiche. Car je sais que tu me détestes, et c’est là ce que je retiens. Tes menaces, quant à elles, me font doucement rire. Ca non plus, tu ne le comprends pas. Mais provoque-moi, Nigel, joue avec moi. Aucuns soucis. Emmène-moi donc en enfer si cela te fait plaisir, je n’attends rien d’autre de la vie. Au contraire, l’enfer me parait être la meilleure des solutions. Tu ne comprends pas, Nigel, je n’attends qu’une seule et unique chose. Casse-moi donc une jambe si cela te satisfait, un bras s’il ne te plait pas. Brise-moi. »


    Elle se recula quelque peu et afficha un sourire. Elle était cruelle de lui demander cela, elle aurait pu lui demandé n’importe quoi d’autre, mais pas cela. Il ne le pouvait pas il en était incapable. Alors il allait bluffer. Il fallait qu’elle y croie, il le fallait. Pour que toute cette haine cesse, cette haine qui s’infiltrait dans ses veines tel du poison. Quelle beauté pour un esprit aussi étroit. Clay encaissait, son cerveau bouillonnait dans son crâne. Puis, Carrington se rapprocha du corps du serpent, se pressant un peu plus, réduisant le peu d’espace qui les séparait encore. Elle posa son front sur le sien, il pu sentir son souffle s’étirer sur son visage, son souffle frais et âcre à cause du tabac. Et puis vint la supplication. Cette supplication insupportable. Et pourtant, le regard de la vipère restait vrillé dans celui d’Appletown. Aucune hésitation.



    J – « Brise-moi. »


    Qu’elle était cruelle, mais tel était leur jeu macabre et perfide. Clay fut transpercé de douleur l’espace d’un instant. Il la haïssait, mais l’idée de la perdre lui était insupportable, intolérable. Les mains fraîches de la jeune Carrington vinrent se poser sur le visage du serpent. Elle jouait. Mais quelle cruauté de sa part. Ils savaient l’un comme l’autre que Clay ne le ferait pas. Mais il devait lui faire croire, il voulait encore un peu s’amuser avec elle. Il était meurtri, son souffle était haché. Il ne devait pas faiblir. Il fallait qu’il gagne, par tous les moyens. Il allait user toutes ses armes, quitte à en crever, quitte à ce que la haine l’use jusqu’à la corde. Il la haïssait, il haïssait ses caresses, il haïssait son petit jeu avec lui. Il fallait qu’il réplique. Il fallait qu’il soit hermétique à ses suppliques, à son venin. Il coinça une cigarette entre ses lèvres et l’alluma d’un geste expert, tandis qu’il recrachait la fumée au visage de la vipère. Oh que oui, il allait la briser, mais la violence ne lui serait pas utile. Il allait chercher à la déstabiliser. Il allait lui faire croire qu’il allait gagner sans encombre.
    Il enfouit son visage dans les cheveux de la vipère, respirant leur odeur, mélange subtil de cigarette et d’agrumes. Il poussa un peu plus Jean contre le lavabo. Elle était sa prisonnière maintenant, il allait pouvoir s’amuser. Il posa ses lèvres contre son cou avant de remonter le long de la veine qui le parcourait. Il atteignit ses mâchoires, doucement, il remonta jusqu’à sa joue avant d’arriver sur sa délicate pommette. Il redescendit près de son oreille et lui susurra quelques paroles. Sa voix était rauque, inaudible aux autres



    C – « Je ne savais pas que tu étais suicidaire, Carrington, mais il serait cruel de te blesser avant que je puisse profiter de ce corps si attirant…Je veux que les autres m’envient Carrington, je veux qu’ils sachent ce que je t’ai fait…Et plus important, je veux que tu comprennes…Je vais peut être commencer par tes doigts… » Et Clay attrapa la main sur son visage avant d’entremêler les doigts de la vipère aux siens. « Ou bien…je vais te briser le cou… » Son visage s’approcha alors du cou pâme de la jeune fille et ses lèvres se posèrent à la surface. Il dévoila ses dents blanches et la mordit avec force avant de reprendre. « Voila ton premier souvenir, J. Je veux que tu me fasses mal, je veux que tu me haïsses. Je veux que tu me tues, que tu me frappes, que tu me fasses ressentir ta haine et non pas ton absence…Tu me brises le cœur Carrington, si tu savais…Tu avais tellement d’autres choix, tellement d’autres possibilités que la vie que tu as choisi. Cela me…dégoûte. » Le serpent lui cracha sa fumée au visage. « Ne me demande pas de te briser. Car c’est mon cœur que tu brises. Seulement je n’ai pas de cœur, Hope, je l’ai volontairement mangé. Je reste insensible à ton charme, à tes supplications. Seule ta haine m’intéresse, me concerne. Et c’est celle-ci que je veux attiser. Alors, je te prie, hais moi Hope. Nous ne méritons rien de mieux, toi et moi, puisque nous sommes si semblables. Te regarder me fait si mal…Cela me glace, me meurtrit. Parce que ce que je vois en toi, ce n’est que souillure et dépravation. C’est ce que je suis, c’est ce je déteste le plus. Crois-tu qu’un jour nous serons heureux ? Je vais répondre à cette question, Carrington. Nous faisons partie des personnes toi et moi qui ne seront jamais…heureuses. Nous ne ressentons que souffrance et haine. Et cela m’attriste. Car, vois tu, je… » Ses lèvres s’approchèrent de l’oreille de la jeune femme. « Je te hais autant que je t’aime Carrington. »



    Appletown tira une nouvelle bouffée sur sa cigarette avant de jeter celle-ci au-dessus de l’épaule de Carrington. Puis, les doigts de sa main nouvellement libre vinrent caresser les lèvres de la vipère, tandis que son autre main resserrait son étreinte sur les doigts de J. La tête de Clay était embuée, presque en surchauffe. Ses lèvres s’attardèrent dans son cou avant de venir chatouiller les lèvres de la vipère très brièvement. Cependant, la personne qu'il haissait le plus, ce n'était pas Hope Jean Carrington, mais lui. De plus, il venait de réaliser que sa haine l’aveuglait et que son obsession pour elle n’était autre que de…l’amour ?

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H. Jean Carrington

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MessageSujet: Re: alright. pv   Lun 31 Aoû - 18:43

    La tension était palpable entre eux, les mots qu’elle avait prononcés n’étaient pas dénués de sens, et elle le savait. Son regard resté parfaitement ancré au sien, ses yeux bruns scrutaient les siens. Ils étaient si proches que tout aurait pu lui faire tourner la tête : son corps pressé au sien, ses lèvres contre sa peau, son souffle lui brûlant l’épiderme, ce regard plein de haine, plein de dégoût. Le désir se mêlait à l’aversion. Elle faisait tout son possible pour rester forte pourtant, pour oublier l’envie qui se faisait plus grandissante à chaque seconde qui s’écoulait, mais elle se sentait flancher, doucement, sûrement. Ses dernières phrases auraient pourtant du avoir l’effet inverse : c’était ce qu’elle avait voulu faire, oublier son désir. En réalité, cela avait justement eu l’effet contraire, et il se faisait plus intense, plus conséquent. Car la seule idée qu’il puisse la briser avec une facilité déconcertante, comme si elle n’était qu’une vulgaire poupée de porcelaine sans importance, lui donnait l’envie d’être plus près encore de lui, de vivre ses derniers moments tout contre lui, de dévisager ce minois qui se voulait sadique. Elle croyait à ses paroles, finir brisée entre les mains de son ennemi ne semblait pas être une fin désagréable. Juste un « game over ». Pourtant, elle se refusait à penser à ses faiblesses. Elle les réprimait, pensant certainement être assez forte pour cela.

    Une lueur se mit à danser dans le regard de son camarade. Elle ne savait pas comment l’interpréter, mais elle était belle et bien présente. Approchant un peu plus son visage du sien pour sentir son souffle chatouiller sa peau, la belle confrontait toujours ses pupilles et la flamme les animant. C’est alors qu’il coinça une cigarette entre ses lèvres, ce qui la força à s’écarter un peu de lui, son visage si près du sien qu’une simple cigarette devait l’écarter. Mécontente, elle l’observa lui jeter la fumée dans son visage tandis qu’elle esquissait un sourire, appréciant ce petit jeu auquel ils se livraient tous les deux. Elle n’avait plus allumé de cigarettes depuis quelques minutes ; étrangement, elle n’en ressentait pas le besoin. Mais tandis que sa clope repassait dans sa main, le garçon enfouit son visage dans ses cheveux, venant humer leur odeur avec curiosité. Elle ne savait pas à quoi s’attendre. Ce qu’il dirait. Elle s’en fichait un peu cela dit, elle n’avait plus besoin de paroles. Les gestes suffisaient, que ce soit de tendresse ou de violence ; qu’importait. D’un subtil mouvement du corps, il poussa le sien vers les robinets, et elle s’en retrouva un peu plus emprisonnée. Ce qui n’était pas franchement pour lui déplaire. Certes, le marbre blanc lui faisait mal dans le bas du dos, tellement elle était pressée à lui. Mais d’un autre coté, il y avait le corps d’Appletown. Sa chaleur était enviable, la pression, désirable. C’est alors qu’il posa ses lèvres contre son cou dans un frôlement excitant qui la fit frissonner. Il semblait dessiner une ligne tout le long et quand ses lèvres vermeille vinrent atteindre sa mâchoire pour ensuite rejoindre sa joue, la belle eut peur de ne pas savoir en supporter davantage. Le désir qu’elle ressentait était insupportable, la tension devenait insoutenable et son corps ne réclamait plus qu’une seule et unique chose : celui de Clay. Sa haine qui l’avait tant obnubilée tendait à s’effacer et laisser le désir brûlant prendre le relais. Elle n’en pouvait plus, ne tenait plus. Et pourtant, elle se forçait à se concentrer sur son aversion pour le serpent, et rien que celle-ci. Et c’est certainement grâce à ses efforts que ses mains se firent sages et redescendirent le long de son corps, sans aucune opposition. Elle respirait lentement, son souffle était saccadé et son palpitant battait à tout rompre dans sa poitrine, si fort, même, qu’elle croyait pouvoir l’entendre si elle tendait l’oreille. Soudain, sa voix suave et légèrement rauque vint rompre le silence tandis que J. se demandait quelle serait la prochaine attaque, comme il ferait pour répondre à ses propres mots, si cruels.

      C. – « Je ne savais pas que tu étais suicidaire, Carrington, mais il serait cruel de te blesser avant que je puisse profiter de ce corps si attirant…Je veux que les autres m’envient Carrington, je veux qu’ils sachent ce que je t’ai fait…Et plus important, je veux que tu comprennes…Je vais peut être commencer par tes doigts… »

    La main qui, inconsciemment, était revenue frôler son visage, se fit à son tour prisonnière de celle de Clay. Leurs doigts s’entremêlèrent avec un semblant de tendresse tandis que le regard de J. restait ancré au sien.

      C. - « Ou bien…je vais te briser le cou… »

    Elle frémit légèrement, et ses frissons redoublèrent d’intensité quand le visage du garçon vint rejoindre son cou comme il l’avait fait quelques secondes auparavant. A la différence près que cette fois-ci, ses lèvres délicieuses laissèrent place à ses dents qui vinrent goûter sa peau dans une morsure peu amène. La jeune fille ne pu réprimer un cri de douleur face à l’intensité du geste, il devait certainement la mordre de toutes ses forces pour qu’une douleur pareille ne surgisse. Satisfait, il quitta son cou et son regard vint rejoindre le sien. Elle ne bronchait pas, écoutait ce qu’il avait à dire, curieuse.

      C. – « Voila ton premier souvenir, J. Je veux que tu me fasses mal, je veux que tu me haïsses. Je veux que tu me tues, que tu me frappes, que tu me fasses ressentir ta haine et non pas ton absence…Tu me brises le cœur Carrington, si tu savais…Tu avais tellement d’autres choix, tellement d’autres possibilités que la vie que tu as choisi. Cela me…dégoûte. Ne me demande pas de te briser. Car c’est mon cœur que tu brises. Seulement je n’ai pas de cœur, Hope, je l’ai volontairement mangé. Je reste insensible à ton charme, à tes supplications. Seule ta haine m’intéresse, me concerne. Et c’est celle-ci que je veux attiser. Alors, je te prie, hais moi Hope. Nous ne méritons rien de mieux, toi et moi, puisque nous sommes si semblables. Te regarder me fait si mal…Cela me glace, me meurtrit. Parce que ce que je vois en toi, ce n’est que souillure et dépravation. C’est ce que je suis, c’est ce je déteste le plus. Crois-tu qu’un jour nous serons heureux ? Je vais répondre à cette question, Carrington. Nous faisons partie des personnes toi et moi qui ne seront jamais…heureuses. Nous ne ressentons que souffrance et haine. Et cela m’attriste. Car, vois tu, je… »

    Ses lèvres s’approchèrent de son oreille, et termina sa phrase, dans un souffle :

      C. – « Je te hais autant que je t’aime Carrington. »

    Il tira une nouvelle fois sur sa cigarette avant que sa main ne vienne caresser ses lèvres. Elle ne tenait plus en place, était à deux doigts de péter un plomb, de laisser son désir s’exprimer. Quelle faiblesse, elle en était dégoûtée. La main du garçon s’approcha à nouveau de son visage. Son doigt vint redessiner ses lèvres alors que son autre main resserrait son étreinte sur la sienne. Ses mots étaient incroyables, elle ne savait pas quoi en penser. Elle était à peu près certaine qu’il bluffait, qu’il ne disait rien de vrai. Et pourtant… pourtant elle ne pouvait s’en empêcher, elle espérait, au plus profond d’elle-même – chose rare, voilà qu’elle réinvitait l’espoir qu’elle avait tant pourchassé – que ses paroles ne soient pas un nouveau mensonge. D’une certaine manière, la haine n’était jamais loin de l’amour. Certes. Pourtant, elle n’y avait jamais pensé. L’amour, celle qu’elle rabaissait sans cesse, disant à qui voulait l’entendre que l’amour, c’était pour les faibles. Elle avait faux sur toute la ligne, encore une fois. L’amour n’était réservé qu’aux gens qui le méritaient… et elle ne pensait pas le mériter. Et tandis que les lèvres de Clay s’attardaient dans son cou, elle se posait des questions, tant de questions, trop de questions. Nerveuse, ses doigts tremblaient légèrement. C’est alors que ses lèvres vinrent enfin chatouiller les siennes, et qu’elle eut plus de mal encore à se concentrer sur sa haine. Soupirant puis secouant la tête pour refouler les idées venues, elle ferma les yeux un instant. Le contact de sa peau était enivrant. Ses lèvres sur sa peau la chatouillaient tout en lui donnant des frissons. Et quand son regard s’ouvrit à nouveau et croisa celui d’Appletown, ce fut de trop. Soudain, son désir se fit plus puissant, sa haine, repoussée. Elle ne réfléchit pas, son corps réagit sans l’en avoir averti. Alors, ses lèvres vinrent se poser sur la joue du garçon avant de dévier largement et rejoindre son sourire. Tendres, elles vinrent cueillir celles du garçon avec presque trop de délicatesse avant que la passion ne l’emporte. Sa main libre rejoignit sa nuque, la caressant avant de venir se balader dans ses mèches de cheveux. Elle se rendit vite compte que le baiser fut partagé, bien qu’elle fût seule à l’avoir provoqué, et ses lèvres se déchainèrent contre celles de Clay, le trop plein de désir, trop longtemps contenu, agissant enfin. Sa langue, curieuse, retrouva la sienne dans un baiser qui n’avait plus rien de chaste, bien trop alangui, transi et enflammé. Ses lèvres se faisaient avides des siennes, goûtant à cette nouvelle saveur avec enchantement. J. avait perdu tout contrôle sur elle-même et finit par s’en rendre compte. Se dégageant de son étreinte, haletante et tentant de reprendre son souffle, la belle contempla le regard du garçon avec honte. Ses joues prirent une teinte rosée et elle finit par baisser son regard, le vissant au sol.

    Et voilà, il avait eu raison d’elle. Il avait joué, mais elle ne jouait plus. Ou tout du moins ce baiser ne faisait pas partie du jeu. Il était plus fort qu’elle, elle se laissait bercer pas des illusions. C’était tout ce qu’il avait attendu : que sa carapace ne tombe et laisse découvrir sa véritable personnalité. Il avait gagné, elle avait perdu. Un goût amer se propagea dans sa bouche, l’idée de la défaite était trop décevante. Rouge de honte, elle laissa quelques secondes s’échappaient. Elle attendit que la brûlure de ses joues disparaisse pour oser croiser son regard. Son visage prit un peu plus de distance et elle le scruta de loin, malgré le fait que leurs corps soient toujours aussi proches, grâce à l’étreinte de Clay.

      J. – « Tu as gagné, Clay, tu vois. J’ai perdu et tu as gagné, j’ai laissé le désir m’envahir. J’ai perdu. J’ai flanché. C’était ce que tu voulais, non ? Montrer à quel point j’étais si faible par rapport à toi ? Tu as réussi tu vois. »

    Elle haussa les épaules, fronça les sourcils et ses doigts abandonnèrent ceux de Clay. Elle n’avait qu’une seule envie : partir, fuir ces lieux où elle avait perdu la maîtrise d’elle-même. Mais ce n’était pas si simple, et il sembla que le corps du serpent était trop pressé contre le sien, avec toujours autant de force. Encore une fois, elle était faible. Elle osa affronter son regard une énième fois. Elle savait à quel point il était satisfaisant de gagner contre ses adversaires, et elle s’attendait à voir la joie danser dans ses yeux, la satisfaction intense que lui procurerait l’idée qu’il avait gagné. Elle patienta quelques secondes. Elle savait qu’il allait lui cracher son venin.
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N. Clay Appletown

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MessageSujet: Re: alright. pv   Mar 1 Sep - 20:22

    « Tu n’avais pas perdu, bien que tu en ais eut l’illusion. J’étais le fautif, j’étais le perdant Carrington. Je t’avais tant meurtrie, tant blessée que je me haïssais autant que je t’avais haïe. Mais je me rendis soudainement compte, comme si je m’étais réveillé d’un profond sommeil, que je ne voulais pas te haïr. Je voulais prendre soin de toi, te faire goûter à l’espoir de jours meilleurs où tout se terminerait bien. Je voulais que ces lèvres restent collées aux miennes aussi longtemps que tu le souhaitais. Je voulais éponger ta peine, l’absorber pour la faire disparaître d’un coup de baguette. Mais je n’étais pas certain à l’époque de pouvoir aimer quelqu’un, et je ne savais que cette force qui me broyait les entrailles n’était pas de la haine, encore moins de la rage Jean, mais de l’amour. Avec un grand A. Cependant, j’étais dans l’incapacité de te le révéler, de peur que tu t’éloignes. Je préférais encore jouer pendant des siècles en ta compagnie, malgré ma frustration plutôt que de te perde. Je te le répète à présent, ce fut moi qui perdis la bataille dans ses toilettes. J’avais tout faux, J. »



    Dans sa main, Appletown sentait les doigts de son adversaire tremblés. Sa propre respiration s’était accélérée sous le désir. Il se fichait de qui allait gagner ou perdre, qui allait craquer en premier. Il ne voulait plus que respirer ce parfum délicat, toucher cette peau divine. Le désir avait éclipsé la haine, la rage et la souffrance. Pourtant, Clay se contrôlait. Il essayait de se distraire, bien évidemment en vain, de ne pas y penser, de ne pas penser que leurs doigts étaient entremêlés. Les yeux de la vipère étaient clos à présent. Elle ne le fixait plus de son regard haineux, ce qui laissa le temps au serpent de laisser son regard s’attarder sur le visage si sublime de Carrington. Puis, elle ouvrit les yeux et le fixa. Il ne cilla pas, mais il crut percevoir un changement dans son regard. Etait-ce simplement son imagination ? Soudain, ses lèvres si délicates et parfaites se posèrent doucement sur la joue du serpent, puis elles dévièrent vers les siennes avant de s’y poser. Il pouvait sentir son parfum enivrant, et la douceur de ses lèvres sur les siennes. Il ne s’y attendait pas, et pourtant il ne pu réprimer le désir qui montait en lui, comme une vague de fougue. La main de Jean se posa sur la nuque du serpent, avec passion. Hasardeux, Clay jeta sa cigarette non loin avant de venir effleurer le visage si beau d’Hope. Leurs lèvres s’entrouvrirent et Appletown répondit au baiser de la jeune femme. Son corps se plaquait un peu plus contre le sien, l’espace entre eux devenait infime. Son cœur s’affolait. Il aurait voulu que le temps s’arrête rien qu’une fois, que cela dure éternellement. Mais il lui avait trop infligé de blessures inutiles, tant qu’il se sentait coupable. Il se dégoûtait, pensa qu’il était le pire des salauds d’avoir fait souffrir celle qui était tant importante à ses yeux, celle qu’il désirait plus que tout. Leur baiser s’enflamma, le désir les submergeant. Cette vague était trop importante, trop longtemps refoulé. Elle devait sortir, s’exprimer. Appletown avait du embrasser des dizaines de filles, tout comme Carrington. Et pourtant, ce baiser était extraordinaire, hors du commun. Cela était trop dur de redescendre sur terre, de se dire qu’il était son ennemi. Il la désirait si ardemment. Il voulait lui appartenir. Elle aurait pu vendre ses organes au marché noir, il s’en foutait, tant que c’était elle, tant qu’il était avec elle, même si c’était en morceaux. Puis elle se dégagea tôt, bien trop tôt, et Clay ne su, ne pu la rattraper. Il ne su combler l’espace qui s’était à nouveau créer entre leurs corps, entre leurs âmes.

    Haletant, Clay l’observa mais elle détourna le regard. Il n’éprouvait aucune gène, aucune honte. Il voulait simplement qu’elle recommence mais cet espace entre eux lui semblait insurmontable, énorme, bien qu’il maintienne toujours son étreinte. Il ne savait que faire, que dire. Il se sentait minable. Minable de tant l’avoir fait souffrir inutilement. Et il se jura de ne plus la blesser intentionnellement. Elle se mit à rougir, ses joues s’empourprèrent d’un rosé qui la rendit encore plus magnifique. Il ne la voyait pas comme le monstre qu’elle décrivait précédemment. Ou alors ils étaient tous deux des monstres. Mais il s’en fichait. Il la voulait, il voulait combler ce putain d’espace entre eux. Son cœur se serra, son cerveau bouillonnait, son corps tout entier avait répondu au sort qu’elle lui avait jeté. Et dorénavant, être séparé d’elle serait d’autant plus difficile que son esprit, son cœur serait vide, aux abonnés absents. Ils avaient cessés de jouer, mais ce baiser fut plus douloureux qu’aucune de ses paroles. Comme un coup en plein cœur, qui vous déchire en deux. Il ne jouait plus. Il s’amusait encore quelque peu, mais ce qu’il lui avait dit été réel, vrai. « Je te hais autant que je t’aime Carrington. » Telles avaient été ses paroles. Et c’était certainement la phrase la plus juste qu’il avait du prononcer jusqu’alors. Il l’aimait, mais il ne pouvait se l’avouer. Il préférait tant se mentir, c’était tellement plus simple. Mais tout prenait ici un sens. Pourquoi elle l’avait obsédé pendant des jours par son absence, pourquoi il ressentait le besoin de la haïr, de la blesser. Il avait eu peur. Peur de ce que son esprit tentait de lui dissimuler, peur de leurs ressemblances, peur de la perdre s’ils ne jouaient pas. C’était tellement con, tellement stupide. Comment avait-il fait pour l’ignorer autant de temps ?

    La carapace de jean s’était fendue, perdue dans un recoin avant qu’elle ne la renfile. Mais celle de Clay également. Seulement, il ne voulait plus faire semblant, il ne voulait plus la remettre pour que la haine et la souffrance viennent s’immiscer entre eux. Le jeu était terminé pour lui, et Jean n’avait pas perdu. Clay s’était retiré de la partie bien avant, sans pour autant se l’avouer. Il ne voulait pas qu’elle sache, mais elle avait gagné. Aucun sourire triomphal ne vint illuminer le visage d’Appletown. Et lorsque Carrington osa enfin le regarder dans les yeux, il n’y vit que l’amertume de la défaite. Il avait envie de vomir son dégoût pour son être si abjecte. Néanmoins, il ne voulait pas qu’elle voie cela. Soudainement, la voie de la vipère résonna à ses oreilles.



    J – « Tu as gagné, Clay, tu vois. J’ai perdu et tu as gagné, j’ai laissé le désir m’envahir. J’ai perdu. J’ai flanché. C’était ce que tu voulais, non ? Montrer à quel point j’étais si faible par rapport à toi ? Tu as réussi tu vois. »


    Un masque de tristesse apparut sur le visage de Clay l’espace d’un instant. Son regard n’était plus haineux, et les paroles de la vipère l’atteignirent plus qu’il ne l’avait prévu. Son masque, sa carapace s’était fissurée en profondeur. Quelque chose d’irréparable, d’imprévu. Il était dégoûté, il ne voulait plus la remettre. Il assumerait ses actes, il assumerait ses dires pour une fois. Pour une fois, Clay eut quelque chose qui ressembla vaguement à du courage ou de la hardiesse. Il réduisit ce vide entre eux, il le surmonta, le repoussa avant d’attirer dans ses bras Hope Jean Carrington. Il posa une main sur le sommet de son crâne, savourant la délicatesse de ses cheveux. Il ne cherchait plus à la blesser et ils se détachèrent quelque peu des lavabos qui devaient sans doute avoir meurtris le dos de Jean.



    C – « Je suis désolé. Je me dégoûte, j’ai la nausée de t’avoir tant meurtrie. J’en ai assez Jean, je ne veux plus jouer. Je veux plus que cela. Tu n’es pas faible, c’est moi qui suis un connard fini sans limite aucune. Je sais que je ne te méritais pas, que je ne méritais pas ce baiser et ce désir Jean. Je ne suis pas fréquentable. Je ne pourrais jamais faire ton bonheur, jamais t’apporter autant que ce que tu mérites. Je ne te proposerais pas une vie dorée avec de merveilleux enfants. Je n’ai pas d’ambition, pas d’avenir en somme. Il me reste cependant un peu de temps, un sursis. J’aimerais te sauver Jean, j’aimerais te promettre à un avenir meilleur, quelque chose de sublime où nous serons heureux, où nous retrouverons un semblant d’espoir. Mais j’en suis à mon grand damne incapable. Cependant, je ne veux plus jouer. Je ne veux plus te blesser, je ne veux plus te haïr. La vérité, c’est que j’ai peur. Peur que tu me pousses dans mes retranchements Jean. Parce que ton absence se fait sentir. Parce que je suis las de jouer. J’ai peur que tu ne m’échappes, peur de l’emprise si forte que tu as sur mon âme. Tu n’es pas obligée de croire tout ce que j’ai dit Jean. Je me bousille pour oublier, oublier que tu broies mes entrailles et que mon cœur s’accélère lorsque tu es à proximité. Tu me prendras pour un connard, et c’est ce que je suis. Je ne suis pas du genre à avouer mes faiblesses, je ne suis pas du genre à parler de cette façon. Néanmoins, j’aimerais que tu comprennes. Je…Comment t’expliquais… Ce qui est certain, c’est que le jeu est fini. Et quoi que tu en penses, je ne suis pas triomphal et je n’en récolte aucune gloire, aucun prestige. Et tu sais pourquoi je ne veux plus jouer ? Parce que je te blesse et que cela me dégoûte. Je ne veux plus te faire de mal, plus te blesser comme je l’ai fait depuis quelques temps déjà. Je veux que tu sois mienne Carrington. C’est certainement un souhait égoïste, mais c’est ce que je désire le plus. J’en ai assez de te haïr à cause de la peur, assez de blessures pour aujourd’hui. Maintenant, c’est à toi de choisir. Je ne t’imposes rien, ne te demandes rien en retour. Je veux simplement Hope Jean Carrington. »



    Le silence se fit, Clay avait la gorge sèche. La nausée était toujours là, ce dégoût pour lui-même. Il ne regrettait pas cependant. Ils avaient assez jouer, et il s’était bien amuser. Mais il n’en pouvait plus. Il fallait qu’il lui laisse le choix. Elle pouvait le fuir, courir à toutes jambes loin de lui. Mais cela ne changerait à ses propos. Il les pensait. Elle lui cracherait certainement son venin à la face, mais il ne répliquerait pas cette fois. Il en avait assez de se satisfaire de quelques caresses haineuses. Il la voulait. Elle et seulement, comme jamais il n’avait désiré une fille auparavant. Lui qui détestait les couples, il était prêt à lui appartenir, à elle seule.

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H. Jean Carrington

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MessageSujet: Re: alright. pv   Ven 4 Sep - 14:39

    Elle savait qu’il allait lui cracher son venin. C’était inévitable, elle le connaissait presque autant qu’elle-même. Il était impulsif, virulent, agressif, venimeux. Ils se ressemblaient tellement. Et pourtant, quand elle l’observait, plongeait son regard dans l’océan brun du sien, elle ne pouvait s’empêcher de penser que cette carapace cachait quelque chose. Leurs corps étaient si proches… trop proches. Elle pouvait encore sentir les vagues de désir la submerger. Malgré la rougeur de ses joues, elle n’avait qu’une envie. Retrouver ces lèvres délicieuses. Malgré la honte, l’humiliation, la défaite, elle ne parvenait pas à se défaire de cette possibilité. Le regard du garçon était désormais voilé de tristesse, c’était la seule chose qu’elle était parvenue à déchiffrer. Elle ne savait pas comment l’interpréter, et pourtant, l’espoir refit son apparition, peu à peu. Et s’il disait vrai… s’il n’éprouvait pas que de la haine à son égard ? Si lui aussi pensait à elle quand ils n’étaient pas ensemble… si elle lui manquait également. Et si ? Il était bien connu qu’avec des si, on pouvait refaire le Monde, et pourtant, ce mot semblait apporter de l’espoir à la belle qui ne jouait plus. Elle se remémora ses paroles, le fait qu’elle refuse de porter son prénom, alors que finalement, c’était un cadeau. Fronçant les sourcils, elle chercha à comprendre le sens de tel discours. Certes, elle n’avait jamais été heureuse, certes elle n’avait jamais espéré beaucoup de la vie. Pourtant, peut-être qu’il n’avait pas tort, elle chassait l’espoir alors que pour n’importe qui d’autre, c’était un moyen de confronter la vie. Elle n’était même pas digne de son prénom : c’était une pessimiste qui ne voyait que le mauvais coté des choses. Le verre était toujours à moitié vide.

    Croisant son regard, elle sentit son propre corps trembler. Ses doigts s’agitaient, signe de nervosité. Elle pouvait encore imaginer la douceur du souffle de Clay, lui chatouillant la peau. La saveur de celui-ci, brûlant, qu’elle avait goûté avec tant de passion. Soudain, le garçon prit un peu plus de recul, lui permettant de se détacher des lavabos qui était à l’origine de son mal de dos. La distance fraichement installée ne lui convenait pas et pourtant, elle devait avouer que ses idées étaient plus claires lorsqu’Appletown se reculait. Alors, il prit enfin la parole, ne jouant plus. Sa voix s’éleva dans les toilettes de Mimi et J. écouta avec attention, buvant chacune de ses paroles.

      C. – « Je suis désolé. Je me dégoûte, j’ai la nausée de t’avoir tant meurtrie. J’en ai assez Jean, je ne veux plus jouer. Je veux plus que cela. Tu n’es pas faible, c’est moi qui suis un connard fini sans limite aucune. Je sais que je ne te méritais pas, que je ne méritais pas ce baiser et ce désir Jean. Je ne suis pas fréquentable. Je ne pourrais jamais faire ton bonheur, jamais t’apporter autant que ce que tu mérites. Je ne te proposerais pas une vie dorée avec de merveilleux enfants. Je n’ai pas d’ambition, pas d’avenir en somme. Il me reste cependant un peu de temps, un sursis. J’aimerais te sauver Jean, j’aimerais te promettre à un avenir meilleur, quelque chose de sublime où nous serons heureux, où nous retrouverons un semblant d’espoir. Mais j’en suis à mon grand damne incapable. Cependant, je ne veux plus jouer. Je ne veux plus te blesser, je ne veux plus te haïr. La vérité, c’est que j’ai peur. Peur que tu me pousses dans mes retranchements Jean. Parce que ton absence se fait sentir. Parce que je suis las de jouer. J’ai peur que tu ne m’échappes, peur de l’emprise si forte que tu as sur mon âme. Tu n’es pas obligée de croire tout ce que j’ai dit Jean. Je me bousille pour oublier, oublier que tu broies mes entrailles et que mon cœur s’accélère lorsque tu es à proximité. Tu me prendras pour un connard, et c’est ce que je suis. Je ne suis pas du genre à avouer mes faiblesses, je ne suis pas du genre à parler de cette façon. Néanmoins, j’aimerais que tu comprennes. Je…Comment t’expliquais… Ce qui est certain, c’est que le jeu est fini. Et quoi que tu en penses, je ne suis pas triomphal et je n’en récolte aucune gloire, aucun prestige. Et tu sais pourquoi je ne veux plus jouer ? Parce que je te blesse et que cela me dégoûte. Je ne veux plus te faire de mal, plus te blesser comme je l’ai fait depuis quelques temps déjà. Je veux que tu sois mienne Carrington. C’est certainement un souhait égoïste, mais c’est ce que je désire le plus. J’en ai assez de te haïr à cause de la peur, assez de blessures pour aujourd’hui. Maintenant, c’est à toi de choisir. Je ne t’impose rien, ne te demandes rien en retour. Je veux simplement Hope Jean Carrington. »

    Les yeux de la vipère s’étaient écarquillés au fur et à mesure que le discours fut prononcé. Elle resta bouche bée un moment, ne réalisant pas bien ce qui lui arrivait. Jamais personne ne s’était autant ouvert à elle, jamais personne ne lui avait dit ce genre de choses. A vrai dire, elle n’aurait jamais pu imaginer que de telles paroles puissent être prononcées par Clay, lui qui était si violent, d’ordinaire, un joueur dont le seul but était de rompre la routine et de s’amuser. Apparaissait pourtant une nouvelle facette de sa personnalité, méconnue de tous, et encore plus d’elle. Etait-il capable d’amour ? Etait-il capable d’éprouver de tels sentiments. La jeune fille ne savait pas et avait bien du mal à l’imaginer ainsi : aimant, affectueux et tendre. Elle ne l’imaginait pas en petit ami, car son rôle avait toujours été celui de l’amant… tout comme elle avait été la maitresse de bien des garçons. Elle ne savait pas comment réagir, ni que dire. Ce qu’elle savait juste, c’était que ses paroles avaient eu de l’effet sur elle. Comme une bouffée d’oxygène dans une pièce qui en était dénuée. Comme une échappatoire, une issue de secours à une vie trop difficile à supporter. Elle le dévisagea, mémorisant chacun de ses traits mais surtout l’expression qu’il arborait et qu’elle ne lui avait jamais connue. Elle n’avait jamais ressenti ça auparavant, jamais tant d’affection. Et alors, elle comprit. Elle saisit. Ils pourraient peut-être construire quelque chose ensemble, peut-être qu’envers et contre tout, telle chose était possible. Elle haussa les épaules, ne sachant pas que penser de cette idée. Elle avait envie… Oui elle avait envie d’être proche de lui, d’évacuer la haine qu’elle ressentait et de se sentir capable d’aimer. Elle ne savait pas si en était capable, mais elle le désirait. J. n’avait jamais espéré. J. n’avait jamais pensé que c’était possible d’aimer de cette façon. Et pourtant. La belle dont les sentiments étaient ambigus doutait. Serait-elle capable de passer outre et de renoncer à sa liberté pour lui ? Elle n’y avait jamais songé et c’était certainement la dernière personne avec qui elle se serait imaginée.

    Alors, elle s’approcha de lui et ses deux mains vinrent rejoindre sa nuque. Resserrant son étreinte, elle scruta ses prunelles perplexes. Elle se mit sur la pointe des pieds et son visage vint à la hauteur du sien. Elle murmurait quand elle prit la parole. Elle ne jouait définitivement plus.

      J. – « Je n’ai nul besoin de promesse, Clay. Je n’ai ni besoin de bonheur, ni d’espoir. Je ne veux que… je ne désire que toi. »
    Elle l’observa un peu plus et l’une de ses mains vint caresser sa joue.

      J. – « J’ai toujours pensé que l’amour était inutile, que la vie n’était faite que de distractions. Je t’ai toujours haï, tu sais. Ou tout du moins je m’en étais persuadée. Tu comprends, c’est comme ça que je réagis. Je sais déceler la haine dans ton regard quand il croise le mien. Je peux palper l’aversion que tu me portes. Ce n’est pas bien difficile, franchement. D’où ma haine, je te déteste de me haïr. Je te déteste de te montrer indifférent quand j’essaye par tous les moyens d’attirer ton attention. Tout cela était inconscient, crois-moi. Je n’avais pas compris alors que si j’étais tant obsédée par toi, ce n’était pas à cause de la haine, la même qui m’aveuglait. Le désir me parut être une bonne excuse. Et pourtant, je me rends compte que ce que ressent pour toi n’est pas seulement du désir. Je te désire, bien plus que tu ne peux l’imaginer, mais… je t’apprécie réellement aussi. Apprécier n’est pas le verbe approprié, je sais, mais les mots que j’aimerai énoncer se refusent à sortir. C’est la seule chose qu’il me reste, Clay, la seule que je n’ai pas exploité, que je n’ai pas testé. L’amour. »

    Elle détourna le regard un moment, honteuse. Jean Carrington, la garce de Poudlard, celle que tout le Monde détestait. Celle que tout le Monde assimilait à un monstre dénué de sentiments. Et là voilà qui se mettait à parler d’amour, prise d’une affection sans pareil pour son pire ennemi. Trois mots résonnaient dans son esprit, trois mots qu’elle aurait désiré prononcer à haute voix, mais qu’elle ne parvenait à sortir. Elle finit par retrouver son regard et lentement, son visage s’approchait du sien. Hésitant quelques secondes, elle finit par poser ses lèvres cerise sur les siennes. Le baiser qui s'ensuivit fut bien plus doux que le précédant, bien plus savoureux et tendre. Elle ne se précipita pas, profitant simplement de la douceur de ses lèvres contre les siennes, de cette sensation qui la prenait, vertigineuse, et qui l'envahissait avec une facilité déconcertante. Main posée sur sa joue, ses doigts vinrent jouer, vinrent courir sur sa peau. Son autre main vint quant à elle jouer avec sa chemise, son index s'accrochant à ses boutons ou décrivant des mouvements sur son torse appréciable. Elle aurait aimé passer la journée ainsi, contre lui, dans une étreinte délicate et appréciable. Elle aurait aimé que le moment se prolonge et que jamais, ils ne se quittent. Et, grande nouvelle, J. n'avait plus peur.
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