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 il y a des habitudes qu'on ne perd pas, pv

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Natasa Evgenia Katsaros

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MessageSujet: il y a des habitudes qu'on ne perd pas, pv   Mer 26 Aoû - 1:29

            « il y a des habitudes qu'on ne perd pas. »


    Les gens prennent des habitudes auxquelles ils ont besoin de rester accroché pour ne pas perdre le nord. Natasa en avait des tas, elle avait tout d’abord besoin de sa dose de drogue et d’alcool, mais pas seulement. Elle nécessitait aussi de pouvoir s’énerver contre des personnes fragiles, de parler fort, voler sur son balai, penser, réfléchir, fumer, écouter, penser. Et depuis quelques temps, Clay. Clay, celui qui s'ennuie tout le temps. Natasa, celle qui souhaite être libre. Ils étaient leurs passe-temps mutuels. Natasa se sentait un peu plus libre à ses côtés. Clay s’ennuyait moins. Ils s’amusaient à leurs manières. Natasa se divertissait et s’amusait. Elle appréciait les soirées près du lac. Et ce soir, elle allait le revoir, ils en avaient décidé, avec un regard, dans les couloirs, ils savaient qu’ils allaient se retrouver ce soir.

    Natasa avait donné l’illusion à Angela qu’elle dormait, sinon sa camarade de chambre allait la « bouder » comme elle se plaisait à dire, car Clay était sa nouvelle proie d’amour. Elle ne connaissait rien à ce drôle de personnage, et la blondinette a eu la naïveté de croire sa confrère quand elle lui affirmait que Clay était quelqu’un d’adorable et de gentil. Il était tout le contraire, mais Natasa voulait un peu se moquer d’Angela, et malgré les apparences, elle ne voulait pas la faire souffrir connaissant Clay, qui pouvait être assez méchant et désagréable lorsqu’il voulait.

    La rouge et or sortit de sa maison afin de se rendre au lac, avec l’aide de son balais pour faire le moins de bruits possible. Elle avait caché dans sa besace le nécessaire pour passer une bonne soirée dans de bonnes conditions. La lune se reflétait si calmement sur le lac que ça en était apaisant, mais l’effet de la marijuana sur Natasa faisait que ce n’était pas apaisant, mais excitant. Elle observait seule, assise dans l’herbe les étoiles, les nuages, et entama la bouteille d’alcool sans ce cher Clay qui prenait son temps pour arriver, mais qu’importait, Natasa était bien installée.

    La grecque ôta sa robe de sorcier qu’elle trouvait bien trop encombrante pour laisser apparaître une tenue moldu des plus basiques, un débardeur accompagné d’un slim. Commençant à s’impatienter, elle commença à rouler son pétard, sortant sa feuille, son tabac faisant un petit mélange, et roula le tout. Lorsqu’elle était sur le point de l’allumer elle entendit du bruit derrière elle. Elle savait qui c’était ça ne pouvait être que lui. Katsaros alluma son pétard en se rendant à ses côtés d’un pas nonchalant.

      NATASA - On se fait désirer comme ça Clay ? Eh bien tu en veux un peu ?


    Dit-elle en lui tendant son joint d’un ton fier et moqueur. Elle savait tout. Elle connaissait la nature de la relation entre Clay et Jean. Ils étaient identiques, et Natasa parlait en connaissance de cause, mais leurs ressemblances leurs faisaient plus au moins peur, peut-être alors ils fuyaient. Comme Natasa qui fuit devant ses faiblesses. En fait, il se peut que les humains soit des faibles. Même Hugo utilise les animaux pour ses métaphores : « N’imitez rien ni personne, un lion qui copie un lion est un signe ». Le lion ne fuit pas, il attaque. Le singe ne fuit pas, il organise des stratagèmes. La fourmi ne fuit pas, elle attend. Il n’y a que les humains pour fuir. C’est tellement plus simple. Juste partir. Si seulement Natasa pouvait être en Grèce à ce moment. Sauter du rocher, tomber dans l’eau, oublier tout, ne penser à rien d’autres que d’éviter les méduses et quelques requins, ce qu’elle fait pendant les vacances.

    Seulement, elle ne peut pas. A cause de la magie. La Griffondor comprenait de mieux en mieux Clay lorsqu’il disait qu’il regrettait d’être un sorcier. En même temps qui veut sacrifier sa vie à se rendre à Poudlard, étudier des choses qui pour la moitié sont totalement sottes. Sérieusement, qui est-ce que ça intéresse les Philtres d’Amour par exemple, encore une chose futile pour occuper les hommes. Le reflet de la lune se reflétait dans les iris sombres de Clay, le vent secouait ses cheveux ainsi que quelques mèches rebelles de Natasa. Elle prit une bouffée de pétard, avant de le faire tourner vers Clay.



Voilà, maintenant c'est la GREVE. J'en peux plus trois rp, en une journée c'est too much pour mon imagination j'suis désolée Clay, j'essayerais d'avoir plus d'imaginations la prochaine fois
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N. Clay Appletown

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MessageSujet: Re: il y a des habitudes qu'on ne perd pas, pv   Mer 26 Aoû - 14:44




    La nuit était tombée sur le château, telle un drap opaque. Les gentils petits élèves dormaient comme des images dans leur lit douillet et rassurant, en bons moutons qu’ils étaient tous. Tous ? Bon, Clay vous l’accorde, certains dérogeaient à la règle. Et justement ce soir, Clay avait rencard avec l’une d’elle. Une des personnes qu’il préférait ici par ailleurs.
    Dave dormait tranquillement dans son lit, écrasé sur son oreiller, un filé de bave coulant de sa lèvre. Charmant. Dave était l’archétype du mec chiant. Rabat-joie, sérieux, et égocentrique. Mais Appletown n’était pas mieux que lui. Appletown était bien trop étrange pour être un sorcier convenable.Mais ne parlons pas de ce pauvre Clay pendant des heures et des heures, il adorerait cela, puisque c’est un pauvre égocentrique qui se prend pour un prince, enfin c’est ce qu’on dit de lui. Et qu’il n’est pas fréquentable.

    Le serpentard se leva de son lit silencieusement, tenant à ne pas réveiller ce pauvre Dave qui hurlerait au scandale. Deux élèves dehors en pleine nuit ? Mais que vont-ils y faire ? Mystère et boule de gomme n’est ce pas. Surtout une sublime créature et ce pauvre junkie de Clay. Bref, il réussit à s’extirper des couvertures sans se casser la gueule par terre pour une fois. Le château était silencieux, ce qui donnait une sensation paisible au lieu. Fini les mômes de onze ans qui braillent dans les couloirs, finit les brimades. Il n’y avait que le silence. C’était l’avantage d’avoir une salle commune au sous-sol, on pouvait se tirer de l’école en toute discrétion. Là. Dans le couloir du rez-de-chaussée, non loin du hall, il y avait une armure à l’allure hostile. Appletown frôla le géant, à l’endroit où je ne vais pas vous faire un dessin. A croire que les anciens de l’école n’étaient pas tous d’un raffinement exquis. L’armure pivota, dévoilant des escaliers sans lumière qui s’enfonçaient vers le centre de la terre. Sans aucune hésitation, le jeune homme s’y engouffra.


    C – « Lumos. »

    Dans ces cas là, une baguette était bien utile et pratique. Quelques marches plus loin, le serpent décela les contours d’une porte. Ouais, c’était la. Il éteignit sa baguette et poussa la porte. Celle-ci émit un cliquetis. Etrange…
    La brise fouettait le visage pâle de Clay. Il avait pris grand soin de changer de vêtements, car il n’avait pas rendez-vous avec n’importe qui. Il avait rencard avec Natasa, une des filles les plus sublimes de l’école mais aussi des plus intrigante pour lui (il faut dire qu’il réussissait mal à se mettre dans l’esprit de quelqu’un autre que le sien). Il avait opté pour un t-shirt col en V et un vieux jean troué aux genoux.On voyait la voûte étoilée comme rarement dans ce pays où le temps était toujours…changeant. Ils enfreignaient le règlement, mais qu’est ce que le jeune Clay s’en foutait. Depuis le temps, il commençait à y être habitué. Il se souvenait encore, étant plus jeune, que son pouls s’accélérait que et son cerveau lui fournissait de l’adrénaline. Mais ce temps était révolu. Il n’était plus le mioche innocent et naïf, celui qui se battait pour un rien avec n’importe qui. Fille, garçon, n’importe, tant qu’il avait la satisfaction d’avoir eu le dessus.

    Direction : le lac, le lieu privilégié de la jeune femme. Mais il était vrai que Clay l’aimait bien lui aussi, ce bon vieux lac remplit de créatures inconnus qui vous mangeraient les pieds dès le premier plongeon. Il avait un air de musique dans les oreilles, quelque chose de beau, de doux et d’agréable. Il ne su dire s’il s’agissait de son imagination ou bien quelqu’un qui chantait au loin. Sur le chemin, il tira une cigarette de son paquet et l’alluma. Fumer, c’est mal les petits. Voila ce qu’on lui avait tant rabâché qu’il avait fini par fumer par pur esprit de provocation. Et cela tuait le temps. Cela occupait les mains. Et si c’était d’une cigarette, il voulait bien mourir d’un cancer de la gorge jusqu’à souffrir au possible avant de crever misérablement.

    Il y était presque. Et Natasa l’avait elle aussi entendu arrivée. Oh, et qu’avait-elle à la main ? Un joint. Evidemment, elle pensait toujours à tout cette chère N. Et Clay l’appréciait réellement. Il appréciait autant ses qualités que ses défauts. Il fallait dire qu’elle était sublime, surtout ce soir. La lune était à son zénith et elle diffusait une lumière douce, qui se reflétait sur les longs et soyeux cheveux de la grecque. Appletown prit le temps de l’admirer quelques secondes, comme s’il voulait que cette image reste gravée dans son faible et misérable cerveau, bousillé par la came.


    N - On se fait désirer comme ça Clay ? Eh bien tu en veux un peu ?

    Clay écrasa sa clope sur le sol et attrapa le joint que lui tendait la jeune femme, qui ne l’avait pas attendu apparemment. Un sourire éclaira son visage tandis que Natasa l’avait accosté ton moqueur. Ce pauvre junkie tira une latte dessus et garda la fumée à l’intérieur de ses poumons déjà bousillés, puis il la restitua dans l’atmosphère lentement. Il avait presque l’impression qu’il avait changé de dimension en compagnie de N. Rien que la voir trompait son ennui.


    C – Merci bien, déesse de la débauche. Et navré pour l’attente.

    Deux autres taffes s’en suivirent avant qu’il rende le gentil joint à sa sublime propriétaire. Clay aimait bien Natasa, car tout était si simple entre eux. Cela lui changeait des autres princesses de ce foutu château, cela compliquait tout. Mais c’était…amusant, distrayant, ou un mot dans le même genre. Cela faisait oublier à notre cher Appletown qu’il était coincé au milieu de nulle part dans un château antique et sans pouvoir y échapper. Voila pourquoi la solitude le mettait mal à l’aise. Il était opprimé, comprimé, il suffoquait lorsque rien ne venait le sortir de son ennui. Mais sous cette foutu Lune, en compagnie de la splendide Natasa avec qui il espérait peut être…bref. Tout ceci promettait. De plus, un gentil sachet rempli de neige reposait sagement dans sa poche.
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Natasa Evgenia Katsaros

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MessageSujet: Re: il y a des habitudes qu'on ne perd pas, pv   Mer 26 Aoû - 21:39

      NATASA - On se fait désirer comme ça Clay ? Eh bien tu en veux un peu ?
      CLAY - Merci bien, déesse de la débauche. Et navré pour l’attente.
      NATASA - Ce n’est rien.


    Clay connaissait les mots qui plaisent, et savait très bien les employer. Une femme aime qu’on la complimente, et Déesse de la Débauche plaisait bien à Natasa, surtout le mot déesse. La grecque adorait plaire, utiliser son charme pour captiver un homme en son emprise quelques secondes, quelques minutes, quelques heures. Et pourquoi pas des jours, des semaines, des mois. C’était arrivé, une fois. Le temps de deux mois, deux mois de vacances intenses en Grèce avec Dimitris. Depuis, elle n’a plus jamais cherché à plaire longtemps à un homme. Elle n’avait pas besoin de se décarcasser pour Clay, et Clay n’avait pas besoin de chercher à plaire à la belle. Ils se plaisaient instinctivement.

    Natasa récupéra son joint pour le terminer et l’enfouir sous un pissenlit qui se trouvait être sous son pied. Elle regardait l’eau et une envie soudaine lui traversa l’esprit, rien ne pouvait plus l’arrêter, elle était motivée. Elle contempla Clay qui restait stoïque, ne sachant pas ce que la rouge et or avait derrière la tête. Elle s’approcha de lui pour lui déposer un baiser sensuelle sur la joue rosée du jeune homme, puis devant lui elle ôta ses chaussures, son jean et son débardeur. Il n’y lui restait que ses sous vêtements. Elle lui sourit, puis plongea la tête dans la première dans l’eau sombre du lac.

    L’eau était glaciale et donnait à la grecque la chair de poule, mais elle s’en fichait, elle s’amusait bien ce soir-là. Malgré la drogue elle était capable de rester à la surface de l’eau, elle y était habituée. Une fois dans le bassin aigre, elle ferma les yeux et se stoppa. Elle ne respirait plus, ne pensait plus, ne bougeait plus. Elle était vide. Sa tristesse avait disparu. Comme à chaque fois qu’elle voyait le beau Serpentard, sa mélancolie s’envolait pour quelques heures. Natasa appréciait Clay pour ce qu’il était, son personnage l’amadouait, son caractère de torturé l’amusait.

      NATASA - Rejoins-moi Clay. Sinon je me déshabille dans l’eau.


    En attendant son amant, la jeune femme lança un sortilège qui fit léviter sa bouteille d’alcool et l’emmena jusqu’à elle. La Griffondor en plus plusieurs gorgées en attendant que le vert et argent pointe son nez puis finit par reposer la bouteille. Elle attendait la venue de son compagnon sous les étoiles. C’était fascinant car, même si la Grèce et l'Angleterre n’était qu’à quelques milliers de mètres qui les séparaient, tout était différent : le climat, l’environnement, les animaux, les couleurs, les coutumes et le ciel. En grèce elle mangeait à longueur de journée des salades mozzarelle tomates tandis qu’à Poudlard elle se contentait de la nourriture médiocre anglaise, croisé avec un peu d’espagnole, française et surtout américaine. Berk.

    Et puis la culture, en Angleterre on avait l’obligation de se lever aux aurores, et se coucher tôt. En Grèce, se coucher vers vingt-trois heures était tôt, et se lever à huit heures était de la folie. Mais on vous pardonnait votre folie si vous étiez poissonnier ou autre métier du matin.

      NATASA - Je peux résister à tout, sauf à la tentation.


    Oscar Wilde. Natasa était fan de cet écrivan, elle connaissait toutes ses citations par coeur, elle avait lu tous ses livres. Pour elle, c’était son messie. Elle assemblait une de ses citations à toutes les circonstances dans lesquelles la rouge et or se trouvait. Cette fois, c’était tombé sur « Je peux résister à tout, sauf à la tentation. » Totalement défoncée, elle l’avait dit à voix haute, alors qu’évidemment elle ne faisait que le penser. Elle pouvait résister à ne pas avaler un seul gramme de nourriture, elle pouvait ne pas voler pendant plusieurs heures. Elle était capable de tout. Sauf ses deux grands vices, les hommes et la drogue. C’était de la tentation à l’état pur. Il lui était impossible d’y résister surtout quand le garçon en question était séduisant, beau et l’amour de sa Jean qu’elle ne peut voir. Il avait les qualités requises pour plaire à Natasa. Il était son vice. Elle allait céder.
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N. Clay Appletown

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MessageSujet: Re: il y a des habitudes qu'on ne perd pas, pv   Jeu 27 Aoû - 17:50

    Clay restait perplexe face à la jeune femme. Il sentait qu’elle prévoyait quelque chose, et ne pas savoir quoi l’obsédait. Ouais, Clay n’aimait pas trop les surprises, hormis les bonnes bien sur. La première fut le baiser très sensuel déposé par Natasa sur sa joue. Un sourire naquit alors sur son visage, un sourire qui mit quelques secondes à s’épanouir, mais il s’agissait d’un sourire quand même. La seconde fut que la grecque retira ses vêtements devant lui. Evidemment, Appletown ne pu s’empêcher d’admirer ses jambes interminables et son corps parfait avec délectation. Et puis, elle plongea dans l’eau gelée du lac noir. Le serpent était quelque peu étonné, mais il se ressaisit. Un sourire carnassier apparut alors sur son visage. Oui, il aimait vraiment bien la jeune femme, elle était toujours pleine de surprises et il ne se lassait jamais de leur rendez-vous improvisé. On ne pouvait être qu’heureux en sa présence.



    N - Rejoins-moi Clay. Sinon je me déshabille dans l’eau.

    C – Tu sais très bien que je ne sais pas nager.


    Clay plaisantait, il devait vraiment être malade ou un truc du genre. Mais il ne lui en fallut pas plus qu’il retirait déjà ses vêtements sans honte ni pudeur aucune. Il l’avait fait tellement de fois qu’il s’en fichait à présent. Et puis, c’était elle. Elle qui ne le lassait pas. Elle qui l’appréciait, sans attente, sans requête quelconque. Appletown l’appréciait parce que tout semblait si facile, si naturel avec qu’elle. Passer du temps avec Natasa était toujours prétexte à débauche et autres actes loufoques du style aller se noyer dans le lac en pleine nuit.



    C – Attends-moi déesse, j’arrive. A moins que ce ne soit une tentative pour me tuer par noyade, n’est ce pas ? Je savais bien que tu étais machiavélique, très chère Natasa.


    Ni une ni deux, il retira ses chaussures, et piqua une tête dans l’eau glaciale. Ses idées étaient certainement embuées par la drogue, mais il ne ressentait pas le froid, ni la morsure de l’eau glacée sur ses jambes. Il nageait pour rejoindre la grecque qui se trouvait un peu plus au large. Ce lac avait toujours fasciné Clay, parce qu’il n’y avait jamais pieds, hormis à un mètre du bord. Après, il était impossible de toucher le fond ni même de l’apercevoir.



    N - Je peux résister à tout, sauf à la tentation.


    Etonnant, pensa Clay. Il savait que N. était intelligente et cultivée. Et maintenant, elle citait un célèbre auteur anglais, Oscar Wilde. C’était plutôt drôle. Cet Oscar devait être un homme très étrange, mais ses paroles restèrent gravées dans l’histoire. En quelques minutes, Clay fut à coté d’elle et lui lança de l’eau au visage, comme un gosse de quatre ans. Ils retombaient presque en enfance, mais cela était tellement rare de tout oublier avec une sublime déesse qui plus est. Clay avait oublié que Dave ne bavait pas généralement lorsqu’il dormait à point fermé. Clay avait oublié le bruit étrange dans le passage, comme si quelque chose avait retenu la porte. Et de toute façon, même s’il l’avait su, il n’aurait sûrement rien fait pour changer ce qui allait se produire. Et plus important encore, Clay Appletown avait oublié que Dave était un rat qui adorait colporter des maladies. Ces maladies s’appelaient des ragots.
    Pour le moment, Clay ne pensait à rien qu’à elle. La fille en face d’elle que plus d’un convoitée, que plus d’un adulé, lui, il la fréquentait. Comment, un gryffon et un serpent ? Ouais, Appletown était plutôt fier de cela. Il pensait que l’ascendance, la nationalité et la maison étaient des prétextes, des foutaises qui ne servaient qu’à attiser la haine entre élèves, quelle belle manipulation selon lui. Il plongea sous l’eau et se rapprocha de la jeune femme, jusqu’à ce que ses jambes frôlent les siennes, jusqu’à sentir son corps à coté du sien. L’obscurité rendait l’atmosphère étrange, surréaliste quelque peu. Il distinguait mal les contours, il distinguait mal les détails mais c’était tellement beau, tout était tellement parfait la nuit. Et puis le début de cette formidable soirée.



    C – Tu ne m’avais pas dit que tu devais enlever tes vêtements restants, oh sublime déesse ?


    Un sourire s’afficha a nouveau sur son visage. A croire qu’il ne passait son temps qu’à sourire en présence de cette fille. Il ne savait pourtant pas grand-chose d’elle, quelques rumeurs mais cela importait peu. C’était comme s’ils se connaissaient depuis des lustres, puisque tout était tellement instinctif, tellement naturel en sa présence. Pas du calcul, pas de haine, pas de manipulation, pas de provocation et pas encore de violence. Il n’en avait pas besoin en sa compagnie, c’était si dérisoire. Non. Ils suffisaient qu’ils soient eux-mêmes, ensemble, et cela suffisait. Une sorte de rituel, une sorte d’habitude. Une habitude que le serpent désirait conserver tant qu’il ne se lassait pas, tant qu’il ne s’ennuyait pas en sa compagnie. Il fallait que cela dure. Il voulait que cela dure.

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Natasa Evgenia Katsaros

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MessageSujet: Re: il y a des habitudes qu'on ne perd pas, pv   Ven 28 Aoû - 14:38

      NATASA - Rejoins-moi Clay. Sinon je me déshabille dans l’eau.
      CLAY - Tu sais très bien que je ne sais nager. Attends-moi déesse, j’arrive. A moins que ce ne soit une tentative pour me tuerer par noyade, n’est-ce pas ? Je savais bien que tu étais machiavélique, très chère Natasa.
      NATASA - Je peux résister à tout, sauf à la tentation.


    La rouge et or se contenta de sourire à cette réplique tout à fait ironique, car si elle attirait le beau jeune homme dans l’eau, ce n’était certainement pas pour le noyer, non. C’était pour un jeu plus ou moins sain, tout dépendait de son humeur. Elle jouait comme une gamine, ou plutôt ils jouaient. Elle observait Clay se déshabiller ou plus exactement ôter ses chaussures, plonger la tête la première dans l’eau gelée, nager vers sa direction. Natasa ne se rendait pas compte sous l’effet de la drogue aux mètres desquelles elle était séparée du bord, ni de la noirceur des fonds marins, elle nageait simplement. L’eau que lança le vert et argent vers le visage de Natasa la fit rire, un beau sourire apparut sur le visage de la grecque. Elle adorait s’amuser, et les amusements d’enfants. Le fait est, elle avait presque oublié le plaisir produit par cette liberté enfantine, cette inconscience. Ce qu’elle n’avait jamais réellement connu, toujours discrète pendant son enfance, elle s’amusait aux jeux avec d’autres enfants, mais jamais une telle complicité avait vu le jour dans le coeur de la belle. Elle était heureuse à ce moment précis, la tristesse avait disparu. L’ivresse de bonheur. Une ivresse si agréable.

      CLAY - Tu ne m’avais pas dit que tu devais enlever tes vêtements restants, oh sublime déesse ?
      NATASA - Et si je te disais que je les avais déjà enlevés ?


    La grecque aimait surprendre, et oui. Elle avait déjà enlevé ses habits, le temps que l’Apollon retourne son attention quelques secondes, elle était nue dans l’eau glacée du lac, et avait renvoyé à l’aide d’un sortilège ses dessous à la terre ferme, ne voulait pas se faire repérer et le temps qu’ils sèchent. La lune à moitié pleine se reflétait dans l’eau noir faisant ressortir le magnifique sourire de Clay, et mettait en valeur ses traits, ses yeux. Elle ne s’ennuyait pas, lui non plus. C’était une soirée agréable pour les deux êtres, quelque chose de bien. Ensemble, ils comblaient leurs manques.

      NATASA - À toi maintenant.


    Si Natasa était nue sous l’eau, elle ne voulait certainement pas être la seule à être dénudée. Même si elle était totalement inconsciente du danger qu’était ce lac, que des sirènes peuplaient les fonds marins de ce grand lac sombre, son honneur régnait toujours. L’honneur était un grand mot, beaucoup d’hommes y avaient laissé leurs vies dans de guerres inutiles, d’autres s’étaient trahis pour l’honneur. Pour d’autres ce n’était que foutaise, comme un bon vieux disque rayé dont il fallait se délaisser. L’honneur. Mot qui rime avec orgueil pour grand nombre de vies. L’orgueil était aussi ancré dans le coeur de la belle, elle n’était pas facile à vivre, toujours imprévisible, irrégulière, défoncée. Elle tenait grandement à son honneur et à son orgueil, car sans cela, il n’y avait pas de raisons à vivre honorablement -chacun sa définition de vivre honorablement, la sienne était quelque peu différente des idées catholiques-.

    Son corps était proche du sien, de sorte qu’elle sentait la chaleur corporelle du corps du Serpentard. L’envie était monstrueuse. Natasa, totalement défoncée à cause de l’alcool et de la drogue mais toujours un peu consciente, s’approcha du mâle, et commença à l’embrasser, un de ces baisers doux, tendre, chaleureux. Elle glissa ses mains dans ses cheveux, elle ne pensait plus à rien. Pour autant du bruit suspect se fit entendre sur la terre ferme, que se passait-il donc ? La grecque se contentait de les ignorer, faire comme si ce n’était rien. Parce qu’elle ne les avait pas suspectés. Elle était trop accaparée par un autre centre d’intérêt.

    Qui donc pouvait faire du bruit à une heure pareille ? Tout Poudlard dormait, mis à part ces deux exceptions, un animal peut-être ? Ou bien le vent ? Ou bien un inconnu étant un peu trop curieux. Est-ce qu’ils allaient s’en rendre compte ?
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