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 Charlie • Les Bords De Mer.

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Kendall Baxter

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Date d'inscription : 15/08/2009
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MessageSujet: Charlie • Les Bords De Mer.   Mer 19 Aoû - 18:07

Eden Charlie Walter
*




Fairy Tale ♦️ Alexander Rybak
Wake Up ♦️ Sliimy
Unbreakable ♦️ Jade Valerie
Hook Me Up ♦️ The Veronicas
Les Bords De Mer ♦️ Julien Doré
Karma Police ♦️ Radiohead
Dust In The Wind ♦️ Kansas
Francis ♦️ Coeur de Pirate


    ♦️ âge : Seize ans.
    ♦️ année d'étude : Sixième année.
    ♦️ date de naissance : Quatre juin.
    ♦️ lieu de naissance : Moscou.
    ♦️ origines & pureté : Anglo-russe, sang-pur.
    ♦️ orientation sexuelle : Hétérosexuelle aux dernières nouvelles.
    ♦️ situation amoureuse : ?
    ♦️ orientation magique : Neutre.
    ♦️ don spécifique : Loup-garou, mordu par une bête.

_________________
    psychozee; Soparadis .
    Ah m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi,
    Et regarder les gens tant qu'y en a,
    Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra,
    En serrant dans ma main tes p'tits doigts.
    RENAUD ♥️ Mistral Gagnant.


Dernière édition par Charlie Eden Walter le Jeu 27 Aoû - 21:14, édité 1 fois
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Kendall Baxter

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MessageSujet: Re: Charlie • Les Bords De Mer.   Mer 19 Aoû - 18:11

      i ; charlie.

    LE PROFESSEUREden Walter ? Mademoiselle ? Auriez-vous l'amabilité de répondre quand on vous demande ?
    Je ne répondis rien, je n'étais pas concerné.
    LE PROFESSEURPar la barbe de Merlin, Miss Walter !
    CHARLIEOui ?
    LE PROFESSEUREnfin ! Je commençais à me demander si vous n'étiez pas sourde !
    L'imbécile rit, si bien que la monstrueuse enflure, qu'il portait candidement au niveau de ce qui aurait dû être un ventre, remuait au rythme de ses éclats, j'arquais un sourcil. J'étais certes indiscrète en examinant ainsi sa bedaine d'ours, mais il y avait de quoi se poser des questions face à une anomalie telle, de l'anatomie humaine. Peut-être ce cher homme n'était-il pas humain. Toujours est-il que je commençais à trouver répugnant le fait qu'il agite ainsi sa panse sous mes yeux de jeune innocente. J'en étais désormais sûr j'en ferai des cauchemars.
    LE PROFESSEURHum, hum.
    Aurait-il remarqué mon indélicatesse ? En guise d'excuse, je lui offrais un sourire radieux, celui de l'élève adorable, étonnant, parfait que les professeurs naïfs chérissent tant. Sans grande surprise, l'ours en fut satisfait.
    LE PROFESSEURVous êtes bien l'élève de Serdaigle, en sixième année, Eden Walter n'est-ce pas ?
    CHARLIENon, il doit y avoir une erreur.
    Quelques élèves – j'en déduisais qu'il devait s'agir de mes amis – pouffèrent. J'affichais une mine naïve, feignant l'incompréhension. Le vieil ours – blanc je précise, je me demandais s'il était simplement âgé où s'il venait du nord – déposa ses minuscules lunettes sur son nez de grizzly, ah le fourbe, il semblait flairer le poisson... Ou pas...
    LE PROFESSEURMais alors... Qui êtes vous ?
    Oh, je le croyais pourtant moins malin...
    CHARLIECharlie Walter, monsieur.
    D'un œil appliqué, il scruta, car c'était bien le mot, son parchemin. Je n'avais aucune idée de ce que ce bout de papier jauni pouvait bien raconter mais il semblait bien passionnant. Ses yeux le parcoururent, une fois, deux fois, trois fois, il paraissait intrigué.
    LE PROFESSEURIl n'y a pas de Charlie Walter sur ma liste, vous n'avez rien à faire dans mon cours.
    Cet homme n'était pas des plus distingués et polis. Enfin, j'en attendais peut-être trop d'un ours. Je haussais les épaules, simplette et rassemblais mes affaires pour m'extirper de l'endroit sous les gloussements suspects de mes camarades. Je restais cependant dans le couloir, attendant la fin de l'heure, je n'avais rien d'autre à faire. Adossé contre le mur en pierre, je me laissais aller et commençais à somnoler.
    TEENACombien de temps, encore, vas-tu faire durer la plaisanterie Lily ?
    Je sursautais, cette peste venait de perturber ma rêverie.
    CHARLIEJe dirais... Le temps que les poissons mordront encore à l'hameçon.
    TEENATu vas t'attirer des ennuis !
    CHARLIEEt je ne vois pas en quoi cela te concerne.
    La colère - certainement – lui monta aux joues, elle rougit, et, de nouveau, ce devait être un trouble obsessionnel du comportement, ou une simple manie, j'arquais un sourcil. J'ajoutais à cela une moue des plus interrogatrice. Une soupe à la grimace au sens le plus propre et monstrueux du terme semblerait-il car cela ne la fit pas rire bien au contraire.
    TEENAQuand vas-tu te décider à grandir un peu ?
    CHARLIEGrandir ?
    TEENAJe ne comprends pas, Eden est bien le prénom que ta mère t'as donné à la naissance, il est stupide aujourd'hui de le renier. Tu es une fille puérile, à l'esprit de contradiction trop développé, je m'inquiète pour toi, contredire un professeur, mentir sur son identité, tu cours droit vers le précipice.
    J'approchais mon visage du sien, ses yeux s'arrondirent et je la vis très nettement piquer un fard. Je savais qu'elle avait un faible pour moi...
    CHARLIE Je suis sûre que tes parents t'ont déjà dit de ne pas juger une personne sans la connaître, il est peut-être temps de suivre leur conseil jeune fille.
    Et sans plus d'explication, je m'éloignais, vexée et déçue par la nature humaine. J'avais cette fâcheuse tendance à dramatiser une situation qui se voulait banale, mais cette jeune fille avait trouvé la faille. Cette faille-là, cela faisait des années que je m'évertuais à la combler, mais malgré tous mes efforts, je n'en avais obstrué que la couche superficielle, restait encore en profondeur, les souvenirs. Mon grand-père, cet homme respectable et admirable, le seul pour qui j'étais plus qu'un simple animal déambulant sur cette planète pour combler le vide, le seul pour qui quelqu'un « d'autre » n'aurait pas fait l'affaire. Il m'aimait, et même si j'étais fort innocente pour le comprendre, il transpirait ce sentiment, cette ardeur, cette passion pour sa petite-fille qui n'était autre que son ange. J'étais cet angelot et il m'avait toujours nommé Charlie, mon deuxième prénom. Mais il mourut et ce jour-là je perdis mon cœur, jeune, trop jeune, pour ne jamais plus éprouver l'amour, dans quelconque autre forme du mot.

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Dernière édition par Eden Charlie Walter le Jeu 27 Aoû - 21:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Charlie • Les Bords De Mer.   Ven 21 Aoû - 0:41

      ii. eden.


    Nous rentrions de Poudlard, pour Noël, je m'endormais paisiblement contre une vitre du train jusqu'à l'arrivée à la gare. J'étais glacée, bien que l'intérieur soit surchauffé. Je fus réveillée par les pas lourds des élèves, pressés de retrouver leurs parents, dans le couloir principal, la foule était si dense qu'elle interdisait l'accès au ceux qui n'avaient pas encore eu l'occasion de s'extirper de leur cabine. Je ne bougeais pas emprunte à une nouvelle vague de frissons qui me clouèrent à la banquette.
    MAXINE ▬ « Charlie, papa et maman nous attendent, dépêche-toi bon sang ! »
    J'avais envie de lui répondre qu'ils n'attendaient qu'elle, mais elle était déjà partie, happée par la foule de jeunes voyageurs. J'attendais toujours, j'attendais qu'il n'y ait plus personne pour me voir transpirer de chagrin. J'étais bien trop fière pour me permettre une telle humiliation même si mes traits se durcissaient malgré moi, j'affichais une expression qui me permettait de me fondre dans la masse. Je me voulais impatiente, et quelque peu souriante, bien que mes lèvres elles, préfèrent laisser transparaitre un manque évident de sincérité. Si bien qu'intrigué, l'une des seules personnes en qui j'avais aveuglément confiance, et qui se trouvait, depuis dix bonnes minutes déjà, coincé derrière la vitre de ma cabine, ne pouvant avancer ou reculer, se décida à entrer pour m'interroger de sons regard perçant, sur mon effroyable manque de franchise. Dès qu'il fit un pas dans mon antre improvisée, je me dévoilais, laissant à qui voulait le découvrir, le droit de voir Charlie Eden Walter s'effondrer. Je me jetais chaudement dans ses bras, ne voulant plus les quitter, il calmait prodigieusement ma conscience par sa seule carnation, je n'avais pas besoin de ses mots pour l'apprécier. Et même si je ne pus me résigner à laisser couler mes larmes, il devenait évident que je vivais le présent avec malheur.
    BENJAMIN ▬ « Pourquoi restes-tu enfermée dans ce compartiment Charlie ? »
    CHARLIE ▬ « Je ne veux pas y aller. »
    Je m'étais fait violence et assemblant ces mots qui ne voulaient, jusque-là, pas passer la barrière de ma gorge tant elle était nouée par un noeud d'angoisse.
    BENJAMIN ▬ « Ne t'inquiètes pas, ils ne peuvent tout de même pas te mettre à la porte. »
    CHARLIE ▬ « Là n'est pas la question Ben. »
    Un nouveau silence s'installa tendis que le train se vidait peu à peu, c'est alors que je pris conscience que je privais Benjamin d'une joie à laquelle je n'aurais pas le plaisir de gouter ce soir. Je m'éloignais du corps protecteur de mon meilleur ami pour lui intimer d'aller rejoindre sa famille, ce qu'il fit non sans hésitation. Il m'embrassa rapidement le front et disparu. Je me retrouvais de nouveau seule, et bien que nous soyons restés un bon quart d'heure dans les bras l'un de l'autre je qualifiais son apparition du furtive et brève. Décidée, je tirais ma valise du porte-bagage et m'extirpais à mon tour de la cabine, il n'y avait plus personne, ni dedans, ni dehors, c'est en effet, sans grande surprise que je trouvais le quai déserté. Je soupirais, et, tremblante, me dirigeais vers la sortie. Dans la gare moldue, seul quelques mendiants subsistaient, je ne leur adressais pas un quelconque regard compatissant, mais partageais étrangement leur solitude. Mon être s'emplissait d'une mélancolie étrangère et froide, si bien que je ne ressentais plus la brise extérieure sur ma frêle peau blanchâtre. Le mal-être n'était plus qu'interne et la douleur, dans tout cet amas de mauvaises ondes, vint se frayer un chemin à coup de hache tranchante. Laissant derrière elle, une autoroute béante de mon estomac jusqu'à mon coeur.
    Dehors il pleuvait des cordes et je n'avais pas de parapluie. Je dus traverser tout Londres à pied et en pleur, car là personne n'était capable, même le plus fin observateur, de discerner une larme entre ces énormes gouttes. Ma valise traînait derrière moi et faisait un vacarme fou, ce qui étouffait le bruit haletant de ma respiration, seule mon visage aurait pu me trahir, mais il n'y avait ici personne d'assez intéressé pour venir me consoler. Les routes étaient ruisselantes, presque animée par le courant de l'eau qui formait une couche épaisse au-dessus de leur habit de béton. Sans m'en rendre compte, j'avais déjà parcouru la totalité du chemin jusqu'à la maison de mes parents. De nouveau anxieuse, je fus saisie de tremblements intenses mais courageuse, continuais d'avancer vers mon but. J'entrebâillais la porte, mais n'entendis rien, je l'ouvrais alors et la chaleur de l'endroit vint quelque peu, calmer mes ardeurs. L'un des elfes de maison me salua bien bas et arracha ma valise de mes petites mains chétives. J'avançais vers le salon où ma famille était assise devant un bon feu, Maxine comprise.
    CHARLIE ▬ « Bonsoir... »
    Mme. WALTER ▬ « Tu étais en retard Eden, nous ne t'avons pas attendue. »
    M. WALTER ▬ « Ne sois pas hypocrite, ce n'est pas comme si ça présence nous était chère comme celle de Max. »
    MAXINE ▬ « Papa... »
    M. WALTER ▬ « Tais-toi, c'est tout ce qu'elle mérite. »
    J'arquais un sourcil, vannée et toisais mon père de tout ma petite grandeur, espérant qu'il ne se lève pas de son siège.
    CHARLIE ▬ « Si tout ce que je mérite et de vivre dans une telle famille, alors je dois être maudite. Il ne me semble pourtant pas avoir été une personne des plus désagréable. Mais sachez monsieur, que depuis la dernière minute, votre présence m'est insupportable et que je préfère donc me retirer de ce pas. »
    M. WALTER ▬ « Ne joue pas à ce jeu là avec moi, petite... »
    CHARLIE ▬ « Je ne joue pas, je vous exècre tout autant que vous me détestez. »
    Sur ces derniers mots, je montais dans ma chambre, n'ayant pas le cœur à la fête même en ce mois festif de décembre. Les yeux vitreux, l'âme en lambeaux.

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