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 Lily, cette grenouille.

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MessageSujet: Lily, cette grenouille.   Lun 24 Aoû - 21:55

Charlie Eden Walter
*




    ♦ âge : Seize ans.
    ♦ année d'étude ou profession : Sixième année à l'école de sorcellerie Poudlard.
    ♦ date de naissance : Quatre juin.
    ♦ lieu de naissance : Moscou, Russie.
    ♦ origines & pureté : Sorcière anglaise au sang parfaitement pur.
    ♦ orientation sexuelle : Hétérosexuelle et ce n'est pas à prouver.
    ♦ situation amoureuse : Célibataire.
    ♦ orientation magique : Neutre.
    ♦ don spécifique : Aucun.
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MessageSujet: Re: Lily, cette grenouille.   Lun 24 Aoû - 22:17

    Nous rentrions de Poudlard, pour Noël, je m'endormais paisiblement contre une vitre du train jusqu'à l'arrivée à la gare. J'étais glacée, bien que l'intérieur soit surchauffé, suffisamment pour que la buée ne s'efface plus des vitres. Je fus réveillée par les pas lourds des élèves, pressés de retrouver leurs parents, dans le couloir principal, la foule était si dense qu'elle interdisait l'accès au ceux qui n'avaient pas encore eu l'occasion de s'extirper de leur cabine. Je ne bougeais pas, emprunte à une nouvelle vague de frissons qui me clouèrent à la banquette.

    MAXINE ▬ « Charlie, papa et maman nous attendent, dépêche-toi bon sang ! »

    J'avais envie de lui répondre qu'ils n'attendaient qu'elle, mais Maxine était déjà partie, happée par la foule de jeunes voyageurs. J'attendais toujours, j'attendais qu'il n'y ait plus personne pour me voir transpirer mon chagrin. J'étais bien trop fière pour me permettre une telle humiliation même si mes traits se durcissaient malgré moi. J'affichais une expression qui me permettait de me fondre dans la masse. Je me voulais impatiente, et quelque peu souriante, bien que mes lèvres elles, préfèrent laisser transparaitre un manque évident de sincérité. Si bien qu'intrigué, l'une des seules personnes en qui j'avais aveuglément confiance, et qui se trouvait, depuis dix bonnes minutes déjà, coincé derrière la vitre de ma cabine, ne pouvant avancer ou reculer, se décida à entrer pour m'interroger de sons regard perçant, sur mon effroyable manque de franchise. Dès qu'il fit un pas dans mon antre improvisée, je me dévoilais, laissant à qui voulait le découvrir, le droit de voir Charlie Eden Walter s'effondrer. Je me jetais chaudement dans ses bras, ne voulant, dès lors, plus les quitter. Il calmait prodigieusement ma conscience par sa seule carnation, je n'avais pas besoin de ses mots pour l'apprécier. Et même si je ne pus me résigner à laisser couler mes larmes, il devenait évident que je vivais le présent avec malheur.

    BENJAMIN ▬ « Pourquoi restes-tu enfermée dans ce compartiment Charlie ? »
    CHARLIE ▬ « Je ne veux pas y aller. »

    Je m'étais fait violence et assemblant ces mots qui ne voulaient, jusque là, pas passer la barrière de ma gorge tant elle était nouée par des noeuds d'angoisse.

    BENJAMIN ▬ « Ne t'inquiètes pas, ils ne peuvent tout de même pas te mettre à la porte. »
    CHARLIE ▬ « Là n'est pas la question Ben. »

    Un nouveau silence s'installa tendis que le train se vidait peu à peu, c'est alors que je pris conscience que je privais Benjamin d'une joie à laquelle je n'aurais pas le plaisir de gouter ce soir. Je m'éloignais du corps protecteur de mon meilleur ami pour lui intimer d'aller rejoindre sa famille, ce qu'il fit non sans hésitation. Il m'embrassa rapidement le front et disparu. Je me retrouvais de nouveau seule, et bien que nous soyons restés un bon quart d'heure dans les bras l'un de l'autre je qualifiais son apparition du furtive et brève. Décidée, je tirais ma valise du porte-bagage et m'extirpais à mon tour de la cabine, il n'y avait plus personne, ni dedans, ni dehors, c'est en effet, sans grande surprise que je trouvais le quai déserté. Je soupirais, et, tremblante, me dirigeais vers la sortie. Dans la gare moldue, seul quelques mendiants subsistaient, je ne leur adressais pas un quelconque regard compatissant, mais partageais étrangement leur solitude. Mon être s'emplissait d'une mélancolie étrangère et froide, si bien que je ne ressentais plus la brise extérieure sur ma frêle peau blanchâtre. Le mal-être n'était plus qu'interne et la douleur, dans tout cet amas de mauvaises ondes, vint se frayer un chemin à coup de hache tranchante. Laissant derrière elle, une autoroute béante de mon estomac jusqu'à mon coeur.
    Dehors il pleuvait des cordes et je n'avais pas de parapluie. Je dus traverser tout Londres à pied et en pleurs, car là, personne n'était capable, même le plus fin observateur, de discerner une larme entre ces énormes gouttes. Ma valise traînait derrière moi et faisait un vacarme fou, ce qui étouffait le bruit haletant de ma respiration, seul mon visage aurait pu me trahir, mais il n'y avait ici personne d'assez intéressé pour venir me consoler. Les routes étaient ruisselantes, presque animées par le courant de l'eau qui formait une couche épaisse au-dessus de leur habit de béton. Sans m'en rendre compte, j'avais déjà parcouru la totalité du chemin jusqu'à la maison de mes parents. De nouveau anxieuse, je fus saisie de tremblements intenses, mais courageuse, continuais d'avancer vers mon but. J'entrebâillais la porte, mais n'entendis rien, je l'ouvrais alors et la chaleur de l'endroit vint quelque peu calmer mes ardeurs. L'un des elfes de maison me salua bien bas et arracha ma valise de mes petites mains chétives. J'avançais vers le salon où ma famille était assise devant un bon feu, Maxine comprise.

    CHARLIE ▬ « Bonsoir... »
    MME. WALTER ▬ « Tu étais en retard Charlie, nous ne t'avons pas attendue. »
    M. WALTER ▬ « Ne sois pas hypocrite, ce n'est pas comme si sa présence nous était chère comme celle de Max. »
    MAXINE ▬ « Papa... »
    M. WALTER ▬ « Tais-toi, tu sais très bien que c'est tout ce qu'elle mérite. »

    J'arquais un sourcil, vannée et toisais, insolemment, mon père de toute ma petite grandeur, espérant qu'il ne se lève pas de son siège.

    CHARLIE ▬ « Si tout ce que je mérite et de vivre dans une telle famille, alors je dois être maudite. Il ne me semble pourtant pas avoir été une personne des plus désagréables. Mais sachez monsieur, que depuis la dernière minute, celle qui vient à peine de finir de s'écouler, votre présence m'est insupportable et que je préfère donc me retirer de ce pas. »
    M. WALTER ▬ « Ne joue pas à ce jeu-là avec moi, petite... »
    CHARLIE ▬ « Je ne joue pas, je vous exècre tout autant que vous me détestez. »

    Sur ces derniers mots, je montais dans ma chambre, n'ayant pas le coeur à la fête même en ce mois festif de décembre. Les yeux vitreux, l'âme en lambeaux.
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Lily, cette grenouille.
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